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Cancer : les vrais facteurs de risque : Pourquoi le nombre de cancers augmente ?

Publié par : Elide Achille (10. avril 2013)

Suite de l'interview d'Agnès Buzyn, présidente de l'Institut National du Cancer (INCa), sur le nombre de cancers qui augmente...

Violette : Concernant les chiffres, on a l'impression qu'il y a de plus en plus de personnes malades de cancer. Est-ce vrai ?

Agnès Buzyn : Effectivement, l’incidence - c'est-à-dire le nombre de cas de cancers, augmente. L’incidence croît pour plusieurs raisons. D’abord parce que la population vieillit, l’âge est un facteur de risque important et le risque d’avoir un cancer augmente à partir de 50 ans ; ensuite parce que les Français ont eu et continuent à avoir des comportements à risque (tabagisme, consommation d’ alcool, obésité, exposition au rayonnement UV) ; mais également parce qu’il y a une multitude de facteurs environnementaux que l’on ne maîtrise pas très bien et qui sont probablement responsables, lorsqu’ils s’additionnent, de la survenue des cancers.

Rédaction Onmeda : On détecte aussi un plus grand nombre de cancers à des stades précoces...
A. B. : Il y a aussi une augmentation liée mécaniquement à un recours plus important au dépistage et à une meilleure détection des cancers. On a désormais tendance à parler assez facilement du cancer, parce que l’image de la maladie a évolué : le grand public commence à se rendre compte que le cancer n’est pas toujours une maladie mortelle, que l’on peut en guérir et qu’il peut être dépisté. Ainsi, les personnes ont globalement moins peur d’aller chez le médecin et se soumettent plus aisément à des contrôles et à des dépistages. Les diagnostics sont de plus en plus précoces, les traitements plus efficaces, ce qui explique une baisse progressive des taux de mortalité par cancers.

Jade : Quelles sont les dernières avancées en matière de prévention et de recherche contre le cancer ?

A. B. : La question est vaste... On ne peut plus avoir une vision générale du cancer en tant que maladie unique : on ne peut plus parler « du cancer », il est désormais plus pertinent de parler « des cancers », parce qu’il s’agit de maladies très différentes. Pour certains types de cancers, comme le cancer du sein ou celui du poumon, on distingue désormais des formes différentes traitées de façon spécifique.
Il s’agit d’un message important à faire passer, ne serait-ce que pour dédramatiser la vision de la maladie : il y a des cancers que l’on guérit très bien, d’autres pour lesquels la recherche est encore en train de travailler sur des remèdes efficaces.


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