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Plus d'écologie, c'est mieux pour notre santé ! : Des avions moins bruyants

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (22. octobre 2008)

Nathalie Kosciusko-Morizet : Un autre sujet qui intéresse de près la santé et que l'on a déjà pu mettre en œuvre, c'est la modification de la trajectoire des avions afin de réduire le bruit pour les riverains des aéroports.

On ne le sait pas forcément, mais le bruit ce n'est pas seulement une question de confort, c’est aussi un problème de santé. De plus en plus d'études démontrent l'impact du bruit sur la santé : lorsque vous arrivez dans un univers bruyant, les débuts sont difficiles mais vous finissez par vous y habituer. En réalité, vous vous habituez à vous endormir avec le bruit, mais votre organisme, lui, ne s’habitue pas, ce qui peut avoir des conséquences d'un point de vue cardiaque, par exemple.

Avec Dominique Bussereau*, nous avons donc lancé un programme de relèvement des trajectoires des avions. En Ile-de-France, ce dispositif a déjà été mis en place sur l'aéroport du Bourget, il va l'être sur Orly dans l’année qui vient, et dans les deux ans sur Roissy.

Le problème ne se situe pas au décollage, car on essaie de faire décoller les avions le plus vite possible, mais plutôt à l'atterrissage. Maintenant que c'est technologiquement possible, on peut relever les plafonds à l’atterrissage, en modifiant la trajectoire des appareils. Cette mesure a vocation à s'appliquer aussi en région : on vient par exemple d'annoncer une modification de trajectoires sur Nice pour pouvoir diminuer l’impact global en matière sonore.

 

Concrètement ça change quoi ?

Les explications d'Onmeda : L'observation du rythme cardiaque des personnes exposées au bruit, comme dans les zones d'aviation par exemple, est un bon indicateur de l'impact du facteur bruit sur la santé.

De nombreuses études montrent que, même des années après, on note des variations du rythme cardiaque pendant le sommeil, preuve d'une activité anormale de l'organisme durant une période qui devrait être consacrée à la récupération.

A terme, ces désagréments peuvent se traduire par un risque accru d'accidents cardio-vasculaires. Il existe un lien entre l'accroissement du bruit et le risque d' infarctus du myocarde. Ces nuisances sonores ont aussi une incidence sur la prise d’anxiolytiques et d’ antidépresseurs.

Que changent les nouvelles mesures ?
> Les nouvelles trajectoires modifient le plan de vol à l'atterrissage en relevant à chaque fois d'au moins 300 mètres les paliers de descente des appareils. L'objectif : voler plus haut pour faire moins de bruit en bas.

Ces mesures s'appliqueront progressivement aux abords des différents aéroports, pour concerner d'ici quelques années l'ensemble du territoire. Il est donc difficile, à l'heure actuelle, de prévoir l'impact réel de ces nouvelles normes sur notre organisme : leurs bénéfices sur la santé ne seront, en effet, mesurables qu'à terme.

*secrétaire d'État chargé des Transports (NDLR).

Nathalie Kosciusko-Morizet

Nathalie Kosciusko-Morizet © ST



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