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Plus d'écologie, c'est mieux pour notre santé ! : Des cantines plus « vertes »

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (22. octobre 2008)

Nathalie Kosciusko-Morizet : Il y a également dans le Grenelle de l'environnement, un certain nombre de mesures prévues pour le bio, dans le domaine de l' alimentation par exemple. Il s'agit à la fois d'aider le bio et d'en pérenniser la demande.

Nous avons, à titre d'exemple, fait signer des conventions entre des groupements d'agriculteurs biologiques, c'est le cas en Ile-de-France, et certaines agences de l' eau. L'objectif ici est d'inciter les agences à investir dans le bio autour des points de captage. Côté agriculteurs, cette mesure leur permet de financer leur reconversion dans le bio. Les agences, elles, économisent sur les coûts de dépollution de l'eau.

L'autre pilier de cette mesure est la pérennisation de la demande en faveur du bio. Nous avons fait passer une circulaire pour demander à toutes les cantines publiques d'intégrer le bio aux menus, ou lors de toutes les organisations festives. Cela permettra de développer le traiteur bio.

L'objectif est d'inciter les collectivités locales à, petit à petit, se tourner vers le bio. J'ai pris des mesures en ce sens à Longjumeau, la ville dont je suis maire, pour faire entrer le bio à l'école. Pour les producteurs c'est important car ces contrats publics leur permettent d'avoir une certaine visibilité à long terme. Ils leur donnent une certaine assurance et les aident à stabiliser leurs exploitations. Tout le monde y gagne.

 

Concrètement ça change quoi ?

Les explications d'Onmeda : La rentrée de septembre 2008 a vu le bio s'inviter à la table des cantines publiques. Dans les cantines scolaires, ça veut dire inciter à introduire 15 % de produits bio dans l'assiette de nos bambins.

Au menu désormais, des produits frais et de saison, cultivés selon des pratiques plus respectueuses de l'environnement, allégés en pesticides et autres produits nocifs pour notre organisme...

En pratique, cette mesure a parfois du mal à s'appliquer concrètement. A cela, deux raisons :
> toutes les cantines ne sont pas nécessairement situées dans une région d'agriculture biologique, ce qui nécessite de petits ajustements avec ces nouvelles règles ;
> le prix du ticket-repas doit rester le même. Or les produits bio coûtent un peu plus chers que les produits alimentaires issus de l'agriculture conventionelle, ce qui implique aussi de savoir jongler avec les chiffres de la comptabilité...

Et le bio dans les écoles ?
« Faire rentrer le bio à l'école » ça veut dire quoi ? Concrètement, c'est fournir aux enfants un environnement général plus sain, pour leur organisme, mais également dans une optique de développement durable. L'idée : des fournitures scolaires issues de produits biologiques ou recyclés, du mobilier fabriqué dans des matériaux non toxiques, des revêtements (sols, peintures...) dépourvus de solvants.

 

Nathalie Kosciusko-Morizet

Nathalie Kosciusko-Morizet © ST

Pour en savoir plus sur les produits d'alimentations bio, voir notre dossier Manger bio : meilleur pour la santé ?



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