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Plus d'écologie, c'est mieux pour notre santé ! : Des voitures plus propres

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (22. octobre 2008)

Onmeda : Un an après le Grenelle de l'environnement, quelles sont parmi les mesures mises en application, les trois qui ont un effet positif direct sur notre santé ?

Nathalie Kosciusko-Morizet : Dans un premier temps, nous avons essayé de prendre des mesures qui n’étaient pas d’ordre législatif, ce qui nous a permis d'aller le plus vite possible sur certains points. Si je devais prendre un premier exemple de mesure directement bénéfique pour notre santé, je parlerais volontiers du bonus-malus écologique.

Même si c'est vrai que ce bonus-malus sur les voitures est basé sur la consommation de carburant, et donc plus sur l'enjeu "changement climatique" que sur l'enjeu "santé" direct, ses bénéfices ne sont pas inintéressants pour chacun de nous. Il a en effet conduit à déplacer 50 % du marché de l’automobile, des voitures les plus polluantes vers les voitures les moins polluantes. A l'arrivée, on a des voitures moins grosses qui produisent donc moins d'émissions polluantes.

C'est vrai aussi que cette mesure ne prend pas en compte le problème des particules, et que le bonus-malus a tendance à donner la préférence au diesel qui, on le sait, en émet beaucoup plus qu'une voiture essence. C'est pourquoi dans les adaptations que nous voulons lui donner, nous travaillons sur une amélioration du système afin de mieux appréhender ce problème des particules et d'être plus pointus sur la question de la santé.

Concrètement ça change quoi ?

Les explications d'Onmeda : En application depuis le 1er janvier 2008, le bonus-malus écologique repose sur le volume des émissions de CO2 rejetées par les véhicules. L'objectif : inciter et récompenser les achats de véhicules neufs "propres".

Concrètement, c'est la mise en application de l'adage "pollueur-payeur".
> Les voitures émettant plus de 160g de CO2 au kilomètre sont soumis à une taxe au moment du paiement de la carte grise.
Ce malus s'élève à 200 euros (il peut grimper jusqu'à 2600 euros pour les voitures très polluantes) et vise principalement les gros modèles, gros consommateurs en carburants et donc gros émetteurs de CO2.

En revanche, les acheteurs de véhicules "propres", eux, se voient octroyer une prime à l'achat.
> Les voitures émettant moins de 130g de CO2 au kilomètre ont leur prix d'achat réduit d'un montant compris entre 200 et 1000 euros pour les véhicules les moins polluants.

> Un bonus de 300 euros supplémentaires est accordé pour la mise en fourrière et la destruction des voitures de plus de 15 ans.

> Un super bonus de 5000 euros récompense, lui, les heureux acquéreurs de voitures "nouvelles technologies". Il s'agit ici de promouvoir et de favoriser l'achat de véhicules très propres (moins de 60g de CO2 au kilomètre), c'est-à-dire les voitures très économes en carburant, comme les modèles hybrides ou électriques...


Nathalie Kosciusko-Morizet © ST

Nathalie Kosciusko-Morizet © ST

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