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Don d'organes : vous avez décidé quoi ? : Un témoignage en faveur du don d'organe

Publié par : Clémentine Fitaire (17. août 2011)

Témoignage de Claudine, 62 ans.

Vous avez une carte de donneur. Depuis quand ?
Depuis une quinzaine d'années. En fait, avant, je ne savais même pas que ça existait. Je confondais un peu le don d'organes avec le don du corps à la science, vous savez, quand on donne son corps pour les étudiants en médecine. Je n'étais pas très au courant. Je donnais mon sang, de temps en temps, quand il y avait une campagne. C'est tout.
Et puis, un jour, j'ai entendu une émission de radio qui parlait de ce sujet. Etait interrogée, la présidente l'Association pour le don d'organes et de tissus humains (ADOT) de ma région. C'est comme ça que j'ai été sensibilisée à cette question. Et, tout à coup, ça m'a paru évident, logique, qu'il fallait en parler autour de soi, en parler avec ses proches, avec ses enfants.

Quelle démarche avez-vous suivie ?
J'ai contacté cette association ADOT. Je suis allée prendre ma carte. Je l'ai toujours dans mon portefeuille. J'en ai profité pour faire un peu de prosélytisme. J'ai pris plusieurs cartes pour en donner une à mon compagnon qui partageait mes idées sur le sujet. J'en ai proposé à mes amis. On s'est mis à en parler librement. Sans tabou. Parler de sa propre mort, quand tout va bien, ce n'est pas si difficile. Et si jamais un jour ça m'arrive, je sais que tout mon entourage est au courant. Tout le monde sait ce que j'en pense. Il n'y aura pas de débat au-dessus de mon corps. Je suis allée à plusieurs réunions, à plusieurs débats, sur le sujet. Comme ça, j'ai des infos.

D'après vous, les mentalités ont changé ?
Il y a quinze ans, quand je parlais de ça, je voyais bien qu'on me prenait un peu pour une folle, un peu illuminée. Ça choquait parfois, je le voyais sur les visages. Maintenant, le sujet est devenu plus banal. On en parle plus facilement. Et, comme je suis une grand-mère, maintenant, j'en parle aussi avec mes petits enfants. Pour eux, pas de problème. Cela leur semble tout à fait évident de donner ses organes et de rendre sa mort utile. Sauver des vies, après sa mort, c'est une chance. Je le pense vraiment. Une chance humaine. J'aime cette idée que ma mort ou même celle de mes proches, puisse être utile.

>> Si vous voulez réagir ou apporter votre témoignage, rendez-vous sur notre FORUM.


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