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Faire une syncope : Les différents types de syncopes

Publié par : Clémentine Fitaire

On ne parvient pas toujours à bien déterminer les causes d’une syncope. Dans 30 à 40 % des cas, le malaise reste inexpliqué. Cependant, on peut en identifier trois grands types :

> Les syncopes réflexes.
Un choc, une douleur, une émotion brutale ou la vue du sang en sont souvent responsables. Un réflexe s’opère : la pression artérielle chute brutalement, la fréquence cardiaque aussi (c’est la bradycardie), l’oxygène n’arrive plus correctement au cerveau pendant une durée très courte, et c’est la perte de connaissance.
C’est le cas lors d’un malaise vagal ou d’une syncope vaso-vagale typique, causé par un stress ou une station debout prolongée (dans la chaleur, par exemple). Il s’agit d’une boucle réflexe neuro-cardiaque.
Ce type de malaise survient le plus souvent chez des personnes jeunes et bien portantes. Cela se répète le plus souvent dans des circonstances similaires que l’on peut identifier et essayer d’éviter. Cela peut arriver chez un enfant à l’école, par exemple, qui reste trop longtemps debout. Au moment de la syncope, le pouls est filant, la personne est très pâle. Connaissant les circonstances du malaise, on pourra en établir la cause.

> Les syncopes quand on tourne la tête...
Certains mouvements de la tête peuvent en être responsables d'une syncope : en se rasant, en se coiffant, un massage du cou, une rotation de la tête trop brutale... Ce sont des syncopes d'hypersensibilité du sinus carotidien. Explication : les carotides sont ces deux grosses artères qui conduisent le sang au cerveau. Lorsqu’elles sont comprimées ou trop sensibles, cela peut provoquer des malaises. Un col de chemise trop serré, tout simplement, ou un choc sur la carotide, un mouvement forcé de la tête, tout cela peut provoquer un malaise.
Lorsque les barorécepteurs (récepteurs neurologiques contrôlant la pression des artères) sont stimulés, ils deviennent hyper-réflexes et peuvent provoquer une chute de la pression artérielle. Cette baisse de la pression artérielle, entraînera une diminution de l’oxygénation du cerveau, et donc une syncope.

> Les syncopes quand on tousse...
On parle de syncopes situationnelles. Comme leur nom l'indique, elles sont favorisées par des circonstances fréquentes de la vie quotidienne. On tousse trop fort, trop longtemps, on fait des efforts violents lors d’une défécation, on se lève trop rapidement, la nuit, pour aller faire pipi... et c’est le malaise.
Les mécanismes de ce type de syncope ne sont toujours pas très bien identifiés. Il peut s’agir d’ hypotension orthostatique ou réflexe. Cela se rencontre chez les personnes âgées ou les bronchitiques chroniques.



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