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Faire une syncope : Que faire après une syncope ?

Publié par : Clémentine Fitaire

Si une syncope, ce n’est pas grave une fois sur deux, cela veut dire aussi qu’une fois sur deux, ça peut l’être ! En fait, toutes les pertes de connaissance ne sont pas des syncopes. Il est donc important, même si cela n’arrive qu’une fois, même si c’est la première fois, de bien reconnaître s’il s’agit d’une syncope « vraie » ou d’autre chose.

Il faut consulter un médecin.
> Il vous posera des questions pour déterminer le plus précisément possible les circonstances dans lesquelles le malaise s’est produit. Est-ce que c’est la première fois, est-ce que cela vous arrive de temps en temps ou souvent ? Combien de temps la perte de connaissance a-t-elle duré ? Y avait-il des signes avant-coureurs, des sueurs froides, des nausées, etc. ? Suivez-vous un traitement particulier ? Avez-vous des antécédents cardiaques dans votre famille ou vous-même ?

> Ensuite le médecin doit prendre votre tension, en position couchée et aux deux bras, puis en position debout.

> Il doit ausculter votre cœur et vos artères.

> Pour finir, il effectuera généralement un électrocardiogramme. L’ECG est l’enregistrement de l’activité électrique de votre cœur. Si dans 20 à 30 % des cas de syncope, l’ECG s’avère anormal, il permet d’établir un diagnostic dans 5 à 10 % des cas seulement.

Examens complémentaires

Lorsque le diagnostic n’est pas établi, après l’examen clinique et l’ECG, des examens complémentaires peuvent être effectués pour préciser la cause de la syncope :

> Le Holter ECG : c’est un enregistrement électrocardiographique sur une période de 24 heures, de l'activité électrique du coeur.

> Le test d'inclinaison ou tilt-test : on vous met sur une table basculante, allongé sur le dos pendant dix minutes, puis incliné à 60 degrés pendant une demi-heure à trois-quarts d’heure. Votre activité cardiaque est enregistrée ainsi que votre tension artérielle. Le médecin vérifie ainsi les variations de votre rythme cardiaque aux changements de position.

> Les examens neurologiques : pour éliminer des causes neurologiques, un électroencéphalogramme peut vous être demandé. Un scanner cérébral, également.

> L'étude électrophysiologique : on va aller jusqu’à l’intérieur de votre cœur voir comment ça se passe. Pour cela, après une petite anesthésie locale, on fait passer de petits cathéters, de petites sondes munies d’électrodes, par les veines de l’avant-bras ou du pli de l’aine. Ces cathéters suivant le trajet veineux vont arriver jusque dans votre cœur. Les enregistrements effectués permettront de mettre en évidence d’éventuels troubles de conduction ou des troubles de l’activité électrique du cœur.

> Le Reveal ou moniteur cardiaque implantable peut également être effectué. L’objectif est de pouvoir enregistrer le rythme cardiaque pendant la syncope. Il ressemble à une petite clé USB.
On l’implante au niveau du thorax et il permet une surveillance du rythme cardiaque pendant 3 ans. Il est très utile pour trouver la cause de syncopes inexpliquées.



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