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Faire une syncope : Un problème neurologique

Publié par : Clémentine Fitaire

Une syncope typique ne dure que quelques secondes. Lorsque cela dure plus longtemps, on ne parle plus de syncope mais de perte de connaissance.

Il peut s’agir d’un trouble neurologique. D’une épilepsie, par exemple. On estime que 20% environ des syncopes sont en réalité des crises d’épilepsie. Le distingo n’est pas toujours facile à faire entre « vraie » et « fausse » syncope, dans la mesure où l’interrogatoire du seul patient ne donne pas toujours des indications précises sur la durée du malaise.

C’est le plus souvent l’entourage qui peut donner des indications plus précises. Or, la durée de la perte de connaissance est une donnée importante pour établir un diagnostic neurologique. Lorsque la perte de connaissance est relativement prolongée et qu’elle est associée à des mouvements cloniques, comme des petits battements brefs des mains et des pieds, ou à des mouvements toniques, comme des raidissements des membres, il faut chercher s’il ne s’agit pas d’une épilepsie.

> La crise d'épilepsie : dans ce cas, le réveil est progressif, pas immédiat comme dans la syncope typique, et il survient le plus souvent après l’arrivée des secours, voire même à l’hôpital. Les idées sont souvent confuses, au début tout au moins, et l’on ne garde aucun souvenir de la perte de connaissance. L’amnésie est totale. Cependant il existe des syncopes qui ressemblent à une crise d’épilepsie. Ce sont des syncopes convulsivantes dont l’origine n’est cependant pas neurologique.

> L'accident vasculaire cérébral (communément appelé AVC), dans sa phase aiguë, peut s’accompagner d’une perte de connaissance. Le médecin devra trouver alors d’autres signes, comme une paralysie faciale ou un déficit qui le mettront sur la voie du diagnostic.

> L'insuffisance vertébro-basilaire ou drop-attack peut également être une cause de perte de connaissance. Il s’agit d’une baisse brutale de la perfusion du tronc cérébral, c’est-à-dire du passage du sang dans le cerveau, dans le tronc cérébral et le cervelet.
Cela entraîne une chute, éventuellement traumatisante, qui ressemble à une syncope et que le médecin devra différencier d’une syncope typique.



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