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Fin de vie : définition et informations pratiques

Publié par : Elide Achille (09. août 2013)

Le lexique employé pour parler de "fin de vie" engendre souvent une confusion de sens. "Euthanasie", "soins palliatifs", "acharnement thérapeutique"... il est parfois difficile de s'y retrouver. Voici quelques définitions pour y voir clair.

 

Loi Leonetti

Votée en 2005, cette loi encadre la situation délicate de la fin de vie en France. Elle affirme le droit au « mourir soulagé et accompagné » en interdisant tout acharnement thérapeutique. Le malade a le droit d’exprimer ses volontés relatives à la fin de sa vie en rédigeant les directives anticipées. Il pourra également désigner une personne de confiance qui sera consultée par les équipes médicales si un jour il ne peut pas prendre des décisions concernant sa fin de vie. Le malade a le droit de refuser le traitement que son médecin lui propose, après avoir été informé sur les conséquences de ses choix. De son côté, le médecin a le devoir de tout mettre en œuvre pour soulager les souffrances du patient, grâce aux soins palliatifs.

Soins palliatifs

Ils correspondent à la prise en charge globale d’un patient qui présente une maladie grave et incurable à qui on donne des traitements pour soulager ses souffrances. Mis en œuvre par des équipes spécialisées, les soins palliatifs comprennent un accompagnement médical et psychologique du patient en fin de vie, mais aussi de ses proches.

Les soins palliatifs peuvent être mis en route par étape, en fonction de l'état clinique du patient : on commence par calmer les douleurs, une éventuelle dépression ou des angoisses...

Directives anticipées

"Toute personne majeure peut rédiger des directives anticipées, pour le cas où elle serait un jour hors état d’exprimer sa volonté. Elles indiquent ses volontés relatives à sa fin de vie en ce qui concerne la limitation l'arrêt de traitement. Elles sont révocables à tout moment. Le médecin en tient compte pour toute décision d’investigation, d’intervention ou de traitement la concernant, à condition qu’elles aient été établies moins de 3 ans avant l’état d’ inconscience de la personne." *
Ces directives anticipées peuvent désigner une ou des personne(s) de confiance en charge de prendre des décisions à sa place en cas d’incapacité mentale et physique pour décider. Elles sont révocables à tout moment et renouvelables par confirmation signée.
En cas d' hospitalisation, les directives anticipées doivent être facilement accessibles. Elles peuvent être conservées dans le dossier médical, ou bien être confiées à la personne de confiance ou au médecin traitant.
Si la personne en fin de vie n’est pas consciente, le médecin est obligé de prendre en compte ce qu’elles expriment (dans le cadre de la loi, bien sûr), d’avoir une concertation avec l’équipe soignante, informer la famille et s’efforcer de prendre la décision qui aurait été celle du parient.

* Source : http://www.sfap.org/pdf/formulaire_directives_anticipees.pdf



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