publicité

publicité

publicité

publicité

publicité

Internet et santé : attention aux charlatans ! : Les personnes victimes

Publié par : Dr. Nicolas Evrard

Interview de Jacques Mézard, sénateur du Cantal (RDSE), et rapporteur de la Commission d'enquête sur l'influence des mouvements à caractère sectaire dans le domaine de la santé.

Beaucoup de personnes sont-elles menacées en France par des pratiques de soins à caractère sectaire ?
Jacques Mézard : Oui, bien sûr ! Il est indéniable qu'en France des personnes sont victimes de praticiens exerçant des disciplines qui sont dangereuses pour la santé, ces derniers n'hésitant pas à faire miroiter des promesses de guérison concernant des maladies parfois graves. C'est pour cette raison que nous avons conduit avec mes collègues sénateurs, une Commission d'enquête sur ce sujet, durant laquelle nous avons auditionné plus de 70 personnes (représentants d'associations de patients, professionnels de la santé, magistrats... mais aussi des thérapeutes aux pratiques très marginales).

Pourriez-vous donner quelques exemples ?
J. M. : Il est difficile de pointer du doigt une discipline plus qu'une autre. Car ce qui compte est de savoir comment est délivrée l'information. Et les conseils prodigués. Ainsi, quand on promet des guérisons systématiques, on est en droit de s'interroger ! Des acteurs de disciplines marginales vont jusqu'à donner des conseils pour que les patients renoncent aux soins et aux traitements médicaux, ou des astuces pour contourner la loi et éviter les vaccinations obligatoires.
Au final, il est surtout important de rappeler que des personnes sont victimes de ce que l'on appelle une "perte de chance". Autrement dit, des patients n'auront pas suivi leurs traitements prescrits par des médecins, aux dépens de solutions charlatanesques qui constituent un vrai risque pour la personne malade, et donc une "perte de chance" de bénéficier de traitements qui ont scientifiquement prouvé leur efficacité.

Par quels moyens ces victimes sont-elles sollicitées ?
J. M. : Les moyens sont très nombreux. Par exemple, dans des salons autour de la thématique du bien-être ou des médecines douces à Paris comme en province, mais aussi sur internet bien sûr... Par ailleurs, on peut aussi s'interroger sur la mise à disposition pour des patients hospitalisés de certaines pratiques, comme la fasciathérapie pour laquelle on manque d'arguments scientifiques sur son efficacité

Jacques Mézard

Jacues Mézard, sénateur du Cantal (RDSE), et rapporteur de la Commission d'enquête sur l'influence des mouvements à caractère sectaire dans le domaine de la santé : " Il est indéniable qu'en France des personnes sont victimes de praticiens exerçant des disciplines qui sont dangereuses pour la santé " © Jacques Mézard



publicité