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Témoignage " J'ai souffert d'une leucémie " : suivi psychologique de l'enfant

Publié par : Elide Achille (16. août 2012)

Publi-communiqué

Suite de l'interview du Professeur Jean Michon.

Faut-il prévoir un accompagnement psychologique pour l'enfant malade ? A quel moment de la maladie faudrait-il le commencer ?
Le suivi psychologique est capital. Après le diagnostic de la maladie, il y a toujours une proposition de suivi psychologique qui toutefois ne peut pas être imposé.
Les parents d’un enfant malade n’ont pas toujours envie de se faire aider ou d’accepter qu’un psychologue aide leur enfant, ou bien ne sont pas toujours satisfaits de la personne qu’on leur propose. Souvent, même quand il y a des possibilités de prise en charge, les parents expriment une relative insatisfaction due en partie au choc qui suit le diagnostic de la maladie.
Il faut savoir entendre et accepter les résistances qui se manifestent à l’occasion de cette période de la maladie, mais celles-ci peuvent malheureusement aussi aboutir à une prise en charge insatisfaisante.

Comment peut-on prévenir d'eventuels troubles tardifs ?

Une ouverture de la part de l’équipe soignante (médicale, infirmière, psychologues) à la perception des difficultés de l’enfant et des parents, est un élément fondamental dans la prévention d’éventuels troubles tardifs. Parce que la catastrophe psychologique peut arriver pour l’enfant, mais aussi pour ses proches, même après la guérison. Des enfants vivent des moments très difficiles même quand la maladie paraît écartée, et finissent par s’isoler ou s’abandonner à une forme de dépression (pourquoi ai-je dû subir cette maladie ? En quoi suis-je responsable de la survenue de celle-ci ?).

Est-il possible d'améliorer la qualité de vie d'un enfant malade ?

Il faut mettre en œuvre beaucoup de choses pour maintenir et améliorer la qualité de vie des enfants souffrant de cancer. Parmi les plus importants, il y a la préservation d’un rythme de vie le plus normal possible. Il faut aider l’enfant à organiser son temps, autour des exigences liées au traitement auquel il est soumis, en lui permettant de ne pas renoncer à ce qui constitue les fondamentaux sociaux de la vie de l’enfance (parents, amis, études, jeux) malgré la maladie. Pour les enfants qui restent hospitalisés pour des longues périodes, trouver les moyens de poursuivre une activité scolaire, tout en aménageant un rythme qui permette d’avoir des distractions est incontournable. L’enfant souffrant d’un cancer est avant tout un enfant.

A lire aussi :
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