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Le dépistage de l'ostéoporose : l’ostéoporose peut être grave ?

Publié par : Elide Achille (15. décembre 2015)

Interview de Dr Laurent Grange, président de l'AFLAR (Association Française de Lutte Anti-Rhumatismale) et rhumatologue au CHU de Grenoble.

Pourquoi l'ostéoporose peut être considérée comme une maladie avec de graves consquénces ?

Dr Laurent Grange : L’ostéoporose touche une femme sur trois après la ménopause, ce qui représente 2 à 3 millions de Françaises. Au début, la maladie est silencieuse. Elle ne s’exprime que lorsqu’il y a des fractures. Or tout l’enjeu est de pouvoir traiter les patients avant les premières fractures.
Par an, l’ostéoporose est responsable de 51 000 fractures de hanche par an, 65 000 fractures de vertèbres, 35 000 fractures du poignet chez les femmes en France. Ces fractures engendrent plus de 40 000 séjours en centre de rééducation et la maladie tue. La plupart des personnes n’en ont pas conscience, mais après une fracture du col du fémur à 80 ans, 20% des patientes vont décéder dans l’année qui suit, directement en rapport avec la fracture.

Comment peut-on intervenir pour l'éviter cela ?
Dr L.G. : Il faudrait traiter bien en amont l’ostéoporose, car une fracture augmente le risque d’avoir d’autres fractures. La première fracture à 50 ans est généralement le poignet. Quand on se fracture le poignet de sa hauteur, ce n’est pas normal, cela doit être un signal d’alarme. C’est aux alentours de 70 ans que les fractures vertébrales entraînent des douleurs atroces, des hospitalisations, une immobilisation, une perte d’autonomie, etc. Elles augmentent également le risque de mortalité lié aux complications de l’immobilisation. A 80 ans, ce sont les fractures du col du fémur.

Pourquoi on a autant de cas d'ostéoporose chez les femmes ménopausées ?

Dr L.G. : Tout au long de la vie, l'os a un métabolisme qui se régule, il y a autant de destruction que de formation. On aura toute la vie un os de bonne qualité. Chez la femme, à la ménopause, la chute hormonale entraîne un déséquilibre très rapide du remodelage osseux, plus d’os ne va être détruit que formé. Il y a une perte qualitative et quantitative via la structure tridimensionnelle de l’os, ce qui va le fragiliser.

Laurent Grange, président de l'AFLAR

Laurent Grange, rhumatologue au CHU de Grenoble et président de l'AFLAR : "Il faudrait traiter bien en amont l’ostéoporose, car une fracture augmente le risque d’avoir d’autres fractures."



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