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Témoignage : reconstruction du sein par DIEP : S'informer

Publié par : Elide Achille (22. mai 2012)

Suite du témoignage de Souria Adèle, comédienne et qui a eu une reconstruction mammaire par DIEP.

Comment en êtes-vous arrivée à découvrir qu'on pouvait reconstruire son sein sans passer par une prothèse ?
Avant même d’avoir le cancer du sein, je n’aimais pas les poitrines siliconées, donc pour moi c’était hallucinant de devoir mettre des prothèses. J’ai demandé à mon chirurgien s’il y avait d’autres techniques, et il m’a parlé du TRAM (Transverse Rectus Abdominis Myocutaneous flap, avec le prélèvement de l'un ou des deux muscles de l'abdomen n.d.l.r.). On vous enlève le grand droit et la peau du ventre pour refaire le sein, mais adieu les abdos. Inconcevable pour une sportive ! De toute façon, je n’avais pas assez de gras pour faire un TRAM, donc le chirurgien du service de reconstruction de l’Institut Curie m’a proposé d’utiliser le lambeau dorsal avec une prothèse. Mon cousin qui est prothésiste, m’a dit d’attendre, de ne pas me précipiter, que les techniques évoluaient tous les jours.

Comment avez-vous découvert la technique du DIEP et décidé de vous y soumettre ?

En cherchant sur Internet, j’ai découvert qu’il existait cette technique : un peu sur le même principe que le TRAM, mais moins invalidante et qui préservait le muscle grand droit. J’ai pris un rendez-vous avec le Professeur Lantieri qui pratique la technique du DIEP, mais au début je n’étais pas très convaincue.
Quelques temps plus tard, une réunion d’information a été organisée à l’institut Curie sur la reconstruction du sein. Dans un amphi de plus 300 personnes, un professeur parlait des reconstructions. Les photos illustrant ses propositions montraient qu'avec une prothèse, au fil du temps, le sein naturel s’affaisse, alors que la prothèse ne bouge pas.
Il ne parla pas du DIEP, et il allait bientôt finir sa séance d’information quand, au moment de clore la séance, une jeune femme se leva et l’harangua en demandant : comment se fait-il que vous faites une séance d’info sur la reconstruction et que vous ne parlez pas du DIEP ? Et elle nous expliqua ce qu’est le DIEP. La séance terminée, je me suis précipitée pour parler à cette jeune femme, prénommée Ester.
Je suis retournée à l’hôpital Henri Mondor où le professeur Lantieri exerçait et, par hasard, Ester était là avec une autre patiente, Valérie. Cette dernière, sentant mon indécision, m’a demandée si je voulais voir son sein refait avec un DIEP. On est allées aux toilettes et là ça y est, j’étais décidée.



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