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Don et greffe de sang de cordon : Interview de Stéphanie Fugain

Publié par : Dr. Nicolas Evrard

Stéphanie Fugain est présidente de l'Association Laurette Fugain (Information sur la leucémie, sur le don de plaquettes et de la moelle osseuse et aide à la recherche sur les maladies du sang).

Pourquoi avoir fondé cette association ?
Les onze mois durant lesquels ma fille Laurette s’est battue contre une leucémie aiguë, nous ont fait découvrir des choses absolument aberrantes dans le fonctionnement des soins et des hôpitaux. La principale cause est un manque de moyens, mais aussi d’organisation et d’information.

Vous dénoncez une indifférence autour des greffes de moelle osseuse...
Il existe un grand manque d’information sur le don de plaquettes et de moelle osseuse. Je me souviens de ma fille regardant par la fenêtre de sa chambre d’hôpital, et dire : « les personnes dehors savent-elles que l’on a besoin d’un donneur de moelle osseuse ? ».
Aujourd’hui, l’association se bat pour augmenter et améliorer le taux de chance de compatibilité entre un malade en attente de greffe de moelle osseuse et son donneur potentiel. Et notamment en informant le plus grand nombre sur cette inconcevable déficience de donneurs volontaires et en finançant la recherche médicale.

Vous vous battez aussi pour améliorer le don de sang de cordon...
Le don de soi est vital ! Ce prélèvement consiste à extraire les cellules souches du cordon ombilical (ou du placenta) qui seront utilisées dans le traitement de certaines hémopathies. Bien qu’il soit porteur d’espoir, il n’est pas encore systématique. Cependant, il commence à se répandre, et de plus en plus de futures mamans souhaitent contribuer à redonner la vie, en donnant la vie. Mais faute de moyens financiers dans le milieu hospitalier, leur attente est trop souvent sans retour.

Que faut il faire pour améliorer les choses ?
Je n’ai pas les compétences pour me prononcer sur les aspects scientifiques ni médicaux. Mais il devrait y avoir plus de maternités habilitées à recueillir les dons de sang de cordons, et plus de centres (les « banques de sang spécialisées ») permettant de traiter et stocker ces poches de sang placentaire. Tout cela coûte cher, mais nous devons y parvenir !



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