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Reconstruction du sein par la technique du DIEP : les étapes de la chirurgie

Publié par : Elide Achille

Sute de l'interview du docteur Christophe Lepage, chirurgien plasticien au sujet de la chirurgie de reconstruction du sein DIEP et de ses différentes étapes...

La technique de chirurgie du DIEP se fait en prélevant un peu de peau du ventre de la patiente...
En effet, pour commencer on délimite une « zone donneuse » qui se situe au niveau de l’abdomen, sous l’ombilic. En gros, il s’agit de la zone de peau et de graisse sur laquelle on intervient lors d’une plastie abdominale, sauf qu’on va prendre en plus une petite artère et une petite veine (dites épigastriques inferieures profondes). DIEP veut dire « Deep inferior epigastric perforator flap » : ce sont les axes de vascularisation dominants de l’abdomen sous ombilical. Ces vaisseaux cheminent à travers un muscle.
Le DIEP correspond à un « lambeau perforant » libre, ce qui veut dire qu’on sectionne des vaisseaux qui seront après rebranchés avec l'aide d'un microscope, dans un autre endroit, comme s’il s’agissait d’une transplantation d’organe. Ces micro-vaisseaux iront irrigués la zone de peau et de graisse qui sera transplantée au niveau du sein.
Avant l’intervention, on détecte le positionnement précis de ces vaisseaux grâce à des nouvelles techniques d’imagerie (angioscanner), de façon à savoir où intervenir précisément. Une fois ces vaisseaux localisés, on va donc pouvoir les disséquer à travers la gaine aponévrotique et le muscle, en faisant très attention, puisqu’ils font environ 1-2 mm de diamètre.

Et ensuite, en pratique, comment se passe l'opération chirurgicale ?
Le DIEP est toujours pratiqué par deux chirurgiens qui travaillent avec une équipe spécialisée. Le chirurgien principal s’occupe de prélever la partie sur le ventre, tandis que l’autre s’occupera des vaisseaux « receveurs », en haut. Il y a deux endroits où on pourra rebrancher les vaisseaux dans le creux de l’aisselle ou sous les cartilages costaux. Le choix de la zone de branchement va dépendre de plusieurs facteurs : les antécédents médicaux ou chirurgicaux de la patiente, ainsi que la morphologie de la patiente, le fait qu’il s’agisse d’une reconstruction immédiate (à l'ablation de la tumeur) ou différée.
Une fois finie la suture des vaisseaux, on vérifie que le sang circule bien. Globalement, pour cette opération, il y a un taux d’échec de 5-6%. Le chirurgien est très présent en post-opératoire immédiat, pour intervenir rapidement en cas de problème. En général, on sait au bout de 24-48h si l’opération a bien marché et, dans ce cas, c’est définitif.
Ensuite, on va attendre que les choses se mettent en place : le sein reconstruit est naturel et va évoluer avec le temps, il va cicatriser et se placer.
La deuxième intervention de chirurgie va permettre de pouvoir faire de petites corrections d'ordre esthétique.



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