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Attention à la toxicité de certains insecticides

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (18. décembre 2013)

Deux insecticides - l'acétamipride et l'imidaclopride - pourraient avoir une incidence sur le système nerveux humain, selon un rapport de l'EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments). Ses experts scientifiques ont proposé que certains niveaux recommandés d'exposition acceptable à ces deux insecticides, soient abaissés.

Ce n'est pas la première fois que des pesticides sont accusés d'effets néfastes contre l'organisme. Ils ont déjà souvent été pointés du doigt pour leurs effets toxiques contre le système nerveux (maladie dégénérative, cancer...). Le groupe scientifique de l'EFSA a constaté que deux insecticides - l'acétamipride et l'imidaclopride - pourraient affecter de manière défavorable le développement des neurones et des structures cérébrales (associées à des fonctions telles que l'apprentissage et la mémoire).


Abaisser les niveaux d'exposition

Le groupe scientifique en cause a reconnu que même si les éléments de preuve disponibles étaient limités et que d'autres recherches devaient être menées, les préoccupations pour la santé étaient légitimes. L'EFSA a en conséquence proposé que " certains niveaux recommandés d'exposition acceptable à des néonicotinoïdes soient abaissés " dans l'attente de recherches supplémentaires. Le bureau de presse de l'EFSA a déclaré que c'était la première fois qu'il était établit un lien entre la famille des néonicotinoïdes et un risque sur " le développement du système nerveux humain ".

Ces conclusions remettent une nouvelle fois en cause la toxicité de ces substances, alors qu'un ex-steward a récemment incombé sa maladie de Parkinson aux insecticides pulvérisés dans les avions. Celles-ci ont été communiquées à la Commission Européenne, qui les transmettra au fabricant de ces produits.
Des mesures pas assez courageuses ?
Malgré des accusations répétées sur la toxicité de tels produits, nos autorités sanitaires devraient prendre des initiatives plus franches et courageuses pour diminuer l'exposition à ces produits, et pour protéger ceux qui les utilisent le plus : les agriculteurs !


Source :
Agence EFSA.


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