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Que faire des aiguilles après utilisation ?

Publi-communiqué - Selon le ministère de la Santé, près de deux millions de personnes utilisent des aiguilles, seringues, cathéters… pour traiter leur maladie (« officiellement » on parle de produits piquants, coupants et tranchants). Dans l’immense majorité des cas, ces traitements se font à domicile. Une question majeure se pose pour ces produits qui sont jetés après avoir été utilisés : celles des risques de coupure et de contamination pour les personnels de ramassage et des centres de tri quand ils sont jetés dans les poubelles classiques. En raison de la dangerosité de ces « déchets d’activité de soins à risques infectieux», désignés sous l’acronyme DASRI – ils doivent suivre une filière spécifique séparée de la filière classique de traitement des déchets ménagers. En clair, ces aiguilles et autres produits de ce type doivent faire l’objet d’une attention particulière et être triés à part des autres déchets. Depuis 2012, l’association Dastri, éco-organisme agréé par l’Etat, collecte et élimine les DASRI grâce à la mise à disposition, gratuitement en pharmacie, de boites à aiguilles jaunes à couvercle vert, destinées aux patients en auto-traitement.

VOUS SOUFFREZ D’UN DIABETE, VOUS ETES CONCERNE.
Seuls les patients souffrant de certaines maladies sont concernés par le dispositif. Dans son arrêté du 23 août 2011, la loi a en effet défini 18 pathologies (stérilité ovarienne, hémophilie sévère A et B, insuffisance rénale chronique…), qui génèrent des déchets perforants, dont le diabète insulino-dépendant pour une très large part. Ces patients qui souffrent de ce type de diabète doivent s’injecter plusieurs fois par jour une dose d’insuline dans la peau du ventre, ou des cuisses…

DES BOITES A AIGUILLES DANS TOUTES LES PHARMACIES.
Les seules boites autorisées sont, depuis 2014, des boîtes à aiguilles (BAA) jaunes à couvercle vert fabriquées par l’association Dastri. Elles sont délivrées gratuitement par les 22 800 pharmacies françaises et les pharmacies internes aux hôpitaux effectuant de la rétrocession de médicament. Leur délivrance est réalisée sur présentation d’une prescription médicale. Il est donc utile que le patient demande à son médecin de l’indiquer sur l’ordonnance.

POUR DES AIGUILLES EN TOUT GENRE.
Les boîtes à aiguilles disponibles en 1 ou 2 litres ne sont pas d’un volume énorme, et n’encombrent donc pas vraiment le domicile : disponibles en 1 ou 2 litres. Elles peuvent contenir plusieurs sortes d’aiguilles (aiguilles seules, aiguilles à stylo, lancettes…), des cathéters, des seringues, des stylo-injecteurs, etc. Quant aux autres produits de soin en contact avec le médicament (bandelettes, cotons, flacons, etc.), ils sont à jeter dans la poubelle classique, et rejoindront la filière de traitement des ordures ménagères.

FERMETURE TEMPORAIRE ET DEFINITIVE.
Le patient doit verrouiller le dispositif de fermeture de sa boite avant de la ramener dans l’un des points de collecte identifié par le logo des boîtes jaunes à couvercle vert (A noter, un système de verrouillage temporaire est prévu pendant le temps d’utilisation de la boite). Attention ! Toutes les pharmacies ne récupèrent pas forcément les boîtes qu’elles ont délivrées. Seules une sur deux le fait ainsi qu’un millier de déchetteries. Chaque boîte est à usage unique : en échange de sa boîte pleine, le patient recevra une nouvelle boîte à aiguilles.

INFORMEZ-VOUS ICI.
L’information circule via les pharmaciens, les médecins, les associations de patients, en particulier l’Association Française des Diabétiques, partenaire de Dastri et les collectivités locales. Dastri sera présent cet été sur différents évènements locaux. Pour exemple : 6e édition des Estivales du tri, du 6 juillet au 21 août, qui se déroule dans l’ouest des côtes d’Armor (dates de passage dans les différentes villes sur http://smitred.com/fr/content/estiv).
Pour en savoir plus sur la collecte des DASRI : www.dastri.fr
Pour connaître les points de collecte près de chez vous : wwww.nous-collectons.dastri.fr
Pour obtenir la liste des maladies concernées : wwww.dastri.fr/ce-que-dit-la-loi/

TROIS QUESTIONS A LAURENCE BOURET, DELEGUEE GENERALE DE DASTRI.
57% des DASRI sont aujourd’hui collectés. Quels moyens allez-vous mettre en œuvre pour développer davantage le dispositif ? « Nous avons déjà communiqué auprès des pharmaciens qui ont parfaitement joué le jeu. Il nous faut maintenant mieux communiquer auprès des médecins généralistes et spécialistes qui connaissent encore mal le fonctionnement du dispositif*. Nous prévoyons de leur faire parvenir des courriers d’information ou des dépliants pour leur patientèle en collaboration avec le Conseil national de l’Ordre »

Que deviennent tous ces produits usagés (les DASRI) ? Sont-ils recyclés ?
« Ils sont éliminés par incinération. Mais tout n’est pas perdu, puisque la destruction de ces déchets est valorisée. En brûlant, ils produisent de la chaleur et de l’électricité qui alimente des bâtiments publics (piscines municipales, HLM…). »

Ce dispositif est-il totalement neutre pour les patients et les pharmaciens ?
« Absolument. Nos 48 adhérents, tous producteurs de médicaments ou de dispositifs perforants qui une fois utilisés deviennent des DASRI, sont nos financeurs. Comme ce sont des produits réglementés, il n’est pas question de répercuter les coûts de fonctionnement du dispositif sur les patients. Ce dispositif est entièrement gratuit »


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