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Quand l’orthophonie est nécessaire... : Les conseils de l'orthophoniste

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (05. janvier 2011)

Trois questions à Anne Chapelle, orthophoniste.

A partir de quand doit-on vraiment commencer à s'inquiéter pour son enfant et consulter ?
En cas d’inquiétude, il vaut mieux de toute façon en parler à son médecin. L’entourage familial ou scolaire peut également aider à dépister des difficultés ou des anomalies. Mais certains repères peuvent vous guider.
> Dès 6 mois, si votre bébé ne vous regarde pas ou ne vous suit pas du regard, s'il ne gazouille pas ou peu spontanément, mieux vaut consulter son médecin.
> Vers 12 mois, s’il ne fait que peu de gestes représentationnels (au revoir...), s’il ne répond pas aux sollicitations de l’adulte, n’initie pas les échanges... Une consultation peut être nécessaire. A cet âge, il doit également savoir dupliquer les syllabes (papapa...).
> A 24 mois, s'il ne comprend pas bien, ne prononce que 4 ou 5 consonnes, si son vocabulaire est peu diversifié (moins de 50 mots), on peut également demander l'avis à son médecin.
> Vers 36 mois, s’il ne sait pas faire des phrases contenant un sujet, un verbe et un complément, n’utilise pas le « je », s’il contrôle mal les mouvements de sa langue, de ses lèvres, s’il n’est pas compris par une personne étrangère à son environnement, s’il ne peut participer à une conversation, s’il ne sait pas jouer symboliquement de façon inventive et spontanée (poupée, voitures...), on peut conseiller de faire le point avec son médecin.
Et bien sûr aussi, quel que soit son âge, s’il bégaye (même épisodiquement), si son discours n’est pas fluent, ou si sa voix semble éraillée, trop forte, trop faible...

Est-ce que tout trouble de langage est susceptible de guérison ?
Les retards simples peuvent être considérablement réduits par de la rééducation, s’ils ne sont pas liés à un retard mental ou à un syndrome génétique. Les retards développementaux, que ce soit du langage oral (dysphasie), du langage écrit (dyslexie, dysorthographie...) ou voire les difficultés de calcul (dyscalculie) sont en revanche plus longs et plus difficiles à rééduquer. On ménage des pauses dans la rééducation, et on s’appuie sur les mécanismes qui fonctionnent pour compenser ceux qui sont défaillants. Mais il reste souvent des séquelles plus ou moins discrètes.

Et en cas d'atteintes cérébrales liées à un accident, par exemple ?
En cas de traumatisme crânien chez l'enfant touchant des régions du cerveau comme les aires du langage, la récupération dépend bien sûr de la gravité de l’atteinte, et des capacités de l’enfant. Mais cette récupération est souvent bonne car le cerveau de l’enfant est apte à se réorganiser pour compenser le fonctionnement des zones touchées, même si des séquelles peuvent tout de même subsister.

Anne Chapelle, orthophoniste

L'orthophoniste Anne Chapelle a répondu à nos questions sur les possibilités et limites de l'orthophonie



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