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Burn out maternel : le témoignage de Nathalie

Publié par : Clémentine Fitaire (05. juillet 2016)

Nathalie, 38 ans : maman de 3 enfants de 7 à 14 ans. Elle parle de ses relations avec un psy au sujet de son burn out maternel...

Vous voyez un psy pour votre burn out maternel ?

Oui, c’est le 3ème que je vois, mais cette fois, je suis suivie en milieu hospitalier. Les deux premiers que j’ai vus n’ont pas compris l’ampleur du désastre. La première m’a même expliqué que je devais arrêter de me lamenter, que je n’étais ni la première, ni la dernière à avoir eu des enfants. Elle a eu le toupet de me dire que j’aurais dû y réfléchir avant de les avoir, parce que si on n’est pas capable de gérer des enfants, on ne doit pas en faire, « un point c’est tout ». On aurait cru un concentré de ma mère et de ma belle-mère.

Après quelques mois, je me suis rendue compte que ça ne servait à rien de la voir, alors j’ai pris une autre psy. Cette deuxième a failli me pousser au suicide en me soutenant que mes enfants étaient un peu grands pour que je souffre de « baby-blues », ce que je savais déjà.

Qu'avez-vous entrepris alors ?

Finalement, c’est ma sœur qui m’a aidée. Un jour elle m’a vu hurler après mes enfants pour un verre (en plastique) d’ eau tombé malencontreusement sur le carrelage de la cuisine... Trois fois rien. Elle a été très choquée et m’a expliqué que ma réaction était disproportionnée. Parce qu’en plus, je faisais bonne figure auprès des autres. Tout le monde pensait que j’étais une maman exceptionnelle, très à l’écoute. En fait, j’étais tout le contraire.

Le vernis a craqué quand ma sœur m’a soutenu que j’avais besoin de prendre du recul. Je lui ai dit que j’avais vu des psys, mais que le problème venait très vraisemblablement de moi et de mon self-control, puisque même des pros le disaient. Elle m’a aidée à me diriger vers une consultation de psy à l’hôpital. A vrai dire, il s’agissait d’une consultation de dépression post-natale, ce qui n’était absolument pas mon cas. Là, on m’a aidée à contacter d’autres mamans et j’ai enfin pris rendez-vous chez un psychiatre à l’hôpital qui a pansé mon ego meurtri de mère que je pensais indigne et non méritante.

Si vous deviez retenir quelque chose ?

D’abord, je verrais venir le burn out de loin, je n’attendrais jamais si longtemps pour me rendre compte que quelque chose ne tourne pas rond. Je crois qu’il faut savoir faire la différence entre un ras-le-bol temporaire quand nos enfants nous « pompent » l’air, et ce burn out, quand cela devient incessant. Sauf qu’on est tellement enlisée dans une sorte de sable mouvant et qu’on ne peut pas être suffisamment objective.

A présent, je suis devenue très vigilante et je voudrais dire aux mamans qui passent par là que ce n’est pas une fatalité, qu’il faut absolument qu’elles ne se déconsidèrent pas, qu’elles doivent s’aménager du temps pour elles, et ne pas oublier qu’elles sont adultes. Plus on est épanouies par ailleurs, plus on est des mamans disponibles.

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