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Comment savoir si mon enfant est précoce ? : Les conseils d'un psy expert

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (02. avril 2013)

Entretien avec Arielle Adda, psychologue clinicienne*. Elle donne plein de conseils...

On parle beaucoup d'enfants précoces, s'agit-il d'une mode ?

Non, il n’y a pas de plus en plus d’enfants précoces.
Il y en a toujours un peu plus de 2% qui ont un QI supérieur à 130. La différence est qu’aujourd'hui, on l’évoque plus facilement dans certaines catégories socioprofessionnelles où l’on a davantage accès à la culture ou à la lecture de livres et de journaux.
Attention, cela ne veut pas dire qu’il y a plus d’enfants surdoués que dans les milieux modestes ! Cela signifie simplement que ces derniers n’imaginent pas forcément que leur enfant puisse être surdoué.

Sur quoi doit-on être plus particulièrement vigilant ?

Les difficultés éventuelles commencent vers l’âge de 3 ans, c'est-à-dire à l’entrée à l’école. Jusque-là l’enfant se développe bien et s’épanouit en famille.
Puis à 3 ans, il entre à l’école et c’est là qu’il faut être vigilant, si l’enfant régresse et commence à parler « bébé » alors que jusque là il s’exprimait plutôt bien, s’il ne raconte rien de ses journées, s’il n’a pas de copains, s’il donne l’impression de s’ennuyer.

Que deviennent les enfants intellectuellement précoces en grandissant ?

Ils deviennent des adultes doués... C’est pourquoi le terme « précoce » n’est pas particulièrement approprié pour les enfants doués qui continuent à rester doués en devenant adultes.

Existe-t-il une graduation dans la " douance " ?

Oui car certains développent davantage une forme de raisonnement que d’autres. Par exemple, certains ont un sens du langage hyper développé, ou un raisonnement logico-mathématique extrêmement rigoureux et développé.

Est-ce que ces enfants ont une forme différente d'intelligence ?

Oui car les enfants doués se débrouillent mieux et sont plus habiles dans un domaine spécifique. Ils ont une meilleure logique et plus de rigueur pour certains raisonnements.
Même s’ils ont des centres d’intérêt plus nombreux, ils ne sont pas forcément doués dans tous les domaines. Ils ne savent pas dessiner ou chanter, par exemple, ou sont particulièrement maladroits.

Quels conseils donneriez-vous aux parents qui ont un enfant précoce ?
Si vous avez un soupçon concernant votre enfant, il faut faire un test de QI afin de mieux le comprendre et de repérer ses points forts et ses points faibles.
Cela peut aider à l’apaiser. Il faut aussi se rapprocher des associations qui guident, organisent des rencontres et proposent des activités ponctuelles pour les enfants doués.

*Auteur de " Le livre de l'enfant doué ", Editions Solar.

Arielle Adda, psychologue clinicienne

Arielle Adda, psychologue clinicienne



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