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15 phrases à dire à son enfant lorsqu'il a peur

Publié par : Dr. Ada Picard (08. novembre 2016)

© Shutterstock

On a tous des peurs, les petits comme les grands. Mais les enfants, eux, ne savent pas bien les gérer. Ils imaginent des tas de choses, se racontent des histoires, et, parfois, se laissent submerger. Alors comment aider nos enfants à transformer leurs peurs ? Ces 15 phrases sont susceptibles de vous inspirer.

« Oh, je vais te faire un gros câlin ! »

Le câlin est le meilleur remède qui soit contre la peur, que l’on soit adulte ou enfant ! Laissons-nous donc aller à l’élan de prendre notre enfant dans les bras. La proximité physique avec une personne que l’on aime stimule l’ocytocine, apaise la peur et ralentit le rythme cardiaque. Si il n’y a qu’un conseil à retenir, c’est celui là !

 

« Qu’est-ce que ça fait dans ton corps ? »

Parce que les émotions se manifestent d’abord dans le corps, avant d’arriver dans la tête, il est important d’apprendre à les ressentir. C’est la première étape pour apprendre à gérer ses peurs. Alors quand notre enfant ne se sent pas bien, on l’aide à se relier à son corps, en lui demandant de nous montrer/dessiner où il a mal et comment ça fait. Et, pourquoi pas, lui proposer un petit massage à cet endroit.

 

« Je suis là avec toi »

Les mots, aussi, ont de l’importance. Plus ils sont simples et spontanés, plus ils sont rassurants. Juste lui dire que l’on est là, et qu’on ne le laissera pas… Cela paraît évident, mais l’évidence d’un adulte ne l’est pas pour un enfant. Donc on le répète, autant de fois que nécessaire, même quand notre enfant se sent bien.

 

« Raconte-moi…»

Montrons-nous curieux vis à vis de cette peur. Aidons notre enfant à raconter son histoire, à mettre des mots sur son ressenti. Le bénéfice est double : d’une part, le fait de parler permet de sortir la peur de soi-même, d’autre part, l’écoute qu’il reçoit lui permet de se sentir moins seul.

 

« Si ta peur avait une couleur, ce serait... ? »

Une peur n’est pas toujours facile à définir. Dans de cas, commencer par l’associer à une couleur permet de se la représenter. Et une peur que l'on se représente est plus gérable qu'une peur diffuse. Bien évidemment, elle peut avoir plusieurs couleurs, voire être changeante, comme les caméléons. À notre enfant de voir !

 

« Dessine-moi ta peur »

Si notre enfant a peur d’un monstre, donnons-lui comme consigne de le dessiner et de le rendre « le plus moche possible ». Ça marche aussi pour les sorcières, les araignées, et les méchants, etc. Il y a moyen ensuite d’identifier ou d’ajouter un petit détail qui pourrait rendre l’objet ou le personnage moins effrayant, voire ridicule. Les bénéfices du dessin sont multiples : apaisement, rire, et sentiment de maîtrise !

« Si on lui donnait un petit nom ? »

Robert le monstre à lunettes, ou Chiloupette la sorcière qui pète… Ouvrons la place à l’imagination de notre enfant, et laissons-lui donner le nom qu’il souhaite, qu’il aura inventé ou non. Le fait de l’identifier comme un personnage, et de le baptiser, permet de rendre l’enfant maître de sa peur. Ce dernier se sentira alors capable de gérer ce bonhomme qu’il a lui-même inventé.

 

« Tu sais, moi aussi, j’ai peur... »

Les enfants pensent souvent que les adultes sont forts et n’ont pas de peur. C’est pourquoi il est bon pour un enfant d’entendre que ses parents ont des peurs et qu’ils ont appris à les gérer. Il pourra s'identifier et prendre ses parents pour exemples : "Si mes super-parents y arrivent alors moi aussi j'y arriverai !". Mieux vaut se montrer sous son vrai jour, vulnérable et maître de soi, que sous une apparence de super-héros.  

« À quoi peut te servir ta peur ? »

Ce qui rend fort, c’est de se servir de sa peur. Mais " à quoi pourrait bien servir la peur ?"  Là, on fait encore appel à sa créativité. Bien utilisée, la peur permet de se protéger et de se défendre. Et donc de garder ses forces pour soi, plutôt que de les dépenser. On peut même ajouter : « À ton avis, que fait un Jedi quand il a peur ? »

 

« On imagine une autre suite à ton histoire ? »

Bien souvent, la peur nous fait imaginer des tas de choses, des scénarios catastrophes plus ou moins réalistes. Les enfants, c’est pareil ! Sauf qu’eux savent moins faire la différence entre fantaisie et réalité. Alors on les aide à imaginer quelque chose de plus positif. Et surtout, on leur montre qu’ils ont la capacité de le faire, quand il le souhaite. À chaque nouvelle peur, on imagine, aussi, des scénarios positifs, et si possible réalisables !

 

« Et si on voyait ta peur comme un défi ? »

« Cette peur, on va essayer de la considérer comme un défi, qui peut te rend plus fort ». On peut prendre exemple sur des histoires connues de notre enfant (comme la guerre des étoiles, etc.), et on imagine la manière de surmonter sa peur. On peut créer des mini défis, dont l’accomplissement l’amènera à devenir plus confiant. Et dans les moments de peur, on lui rappelle ses réussites : « Tu te rappelles, avant tu avais peur de traverser la route...»

 

« Qu’est ce qui te ferait du bien, là maintenant ?

C’est une question qui invite l’enfant à être attentif à ses besoins, dans l’instant présent, puis à y répondre Au début, on l’accompagne, puis on le laisse devenir plus autonome. On peut lui donner des conseils (par ex. qui marchent sur nous-mêmes) ou lui rappeler des choses qui l’ont aidé à d’autres moments, en restant simple et réaliste. On peut même faire une liste de toutes les choses qui lui font du bien quand il a peur, dans laquelle il pourra piocher en cas de besoin.

 

« Viens, je vais te montrer quelque chose »

Ce peut-être un grigri, un sablier, une boule à neige… Ou encore, un objet à créer soi même : on met une poignée de terre dans un bocal, on remplit d’eau, on ferme, et on remue le bocal de haut en bas. « Regarde, là, c’est tout sale. On ne voit pas à travers. Mais si on pose le bocal et qu’on attend, l’eau devient plus claire. Et là, tout se calme » Certains objets permettent de se concentrer sur autre chose que soi-même et d’être plus attentif à l’instant présent. C’est tout simple, et ça apaise.

 

« Que dirait ta fée/ton Jedi intérieur(e) ? »

On a tous différentes parties à l’intérieur de soi. Et parmi elles, il y a une partie encourageante et bienveillante, qui se trouve au dernier plan lorsqu’on a peur. Pour inviter les enfants à la développer et la ramener au premier plan, on leur propose d’imaginer ce que cette partie dirait, penserait, conseillerait. Et pourquoi pas, on invite l’enfant à dessiner cette super partie de lui-même, avec tous ses pouvoirs. À côté, Robert le monstre à lunettes n’aura qu’à bien se tenir !

 

« On va y arriver tous ensemble »

À plusieurs, on est plus forts. Que l’enfant sente qu’il n’est pas seul est une chose. Mais qu’il sente qu’il n’est pas seul à surmonter ses peurs en est une autre. Aussi, la première chose à faire en tant que parent, est d’apprendre à gérer ses propres peurs. Ce, pour être plus à même d’accompagner son enfant à gérer les siennes. Si on propose à son enfant de méditer, par exemple, ou de faire du yoga. On le fait aussi. On participe. Activement.

Ces phrases sont là pour nous inspirer. Libre à nous d'en inventer de nouvelles. Souvenons-nous : les phrases les plus rassurantes sont celles qui viennent du coeur. Les phrases les plus utiles sont les plus simples. Et les phrases les plus fortes sont celles qu'on expérimente. Et ce qui rend plus fort et plus autonome ? C'est de répéter ces micro-actes de bravoure. Alors on ose, nous aussi, avec nos enfants !

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Auteur : Dr Ada Picard, pédopsychiatre 




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