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Hyperactivité de l'enfant : il n'y a pas que la Ritaline !

Publié par : Dr. Ada Picard (10. janvier 2017)

© Shutterstock

Le diagnostic de TDA/H – ou déficit Attentionnel avec ou sans Hyperactivité – est largement discuté. Certains critiquent l’excès de diagnostics, d’autres l’insuffisance de prise en charge. Et, au centre de ce débat : la souffrance de l’enfant, qui ne se discute pas. Pour la soulager, il y a la Ritaline, mais pas que. Aujourd’hui largement décriée, nous avons listé 15 alternatives existantes à cet étrange médicament.

La Ritaline est certes efficace sur le « comportement » général de l’enfant et sur ses capacités d’apprentissage. Mais d’autres prises en charge de l'hyperactivité (dite TDA/H pour Trouble Déficit Attentionnel avec ou sans Hyperactivité) existent. Et ont pour objectif d'aider l'enfant à vivre avec ses particularités, plutôt que de lutter contre. Si le TDA/H concerne aujourd’hui 10 % des enfants, il est urgent d'apprendre à les intégrer et de les éduquer différemment. Alors avant de se ruer sur la Ritaline, lisez (et testez) ces 15 recommandations !

  1. On corrige les carences
    Une carence peut parfois se cacher derrière un trouble du comportement. Par exemple, les carences en fer, en zinc, en magnésium et en vitamine B6 pourraient accroitre ou favoriser des symptômes du TDA/H, comme l’impulsivité ou le trouble de l’attention. Un bilan diététique peut permettre de dépister une éventuelle carence et de la prendre en charge pas un régime pour par des compléments alimentaires (vitamine C, magnésium, B6, zinc notamment).
  2. On bouge
    L’activité physique est le premier traitement de tout enfant (et adulte) qui souffre de TDA/H. Il est bénéfique sur l’attention, l’impulsivité et l’hyperactivité. Il a besoin de bouger, et c’est normal ! Et si il canalise son énergie sur une activité physique, il aura moins tendance à gigoter à l’école, ou au moment des devoirs. A instaurer 2 fois par semaine de manière formelle et/ou informelle !
  3. On va prendre l’air
    C’est le bon sens, mais pas seulement, qui souligne l’intérêt de sortir, de préférence dans la nature. Mettez un enfant TDA/H en pleine nature et vous ne verrez plus ses symptômes ! Encore une fois, il s’agit d’un retour à un besoin normal, qui peut faire du bien aux enfants, autant qu’aux parents.
  4. On instaure des rituels
    L’existence de rituels (après l’école, autour des repas, du coucher, etc.) est bénéfique pour tout enfant, et particulièrement chez l’enfant TDA/H. Il ne s’agit pas de tout rigidifier, mais de donner des repères, au sein desquels les imprévus sont permis. Ce peut être la préparation du petit-déjeuner du matin, la sortie en trottinette après l’école, la méditation du soir, etc. Les options sont infinies. Il est cependant conseillé de ne pas initier trop de rituels en même temps. Pas plus d’un nouveau rituel par mois, de préférence.
  5. On fait face aux conflits
    En évitant les conflits, on fait monter la pression et on risque l’explosion d’émotions. C’est ce qui se passe avec beaucoup d’enfants et d'adultes souffrant d'hyperactivité. Très sensibles, ils prennent sur eux et finissent par exploser. Idem pour leurs parents. Alors, on ne cherche pas à éviter le conflit, on accepte la colère et on y fait face en temps nécessaire. Au pire, on se dispute. Et après, on se réconcilie… La Communication Non Violente peut nous aider à mieux appréhender les conflits.
  6. On mise sur les odeurs
    Les enfants TDA/H sont souvent très sensibles, aux odeurs notamment. Ils sont donc réceptifs aux huiles essentielles. Un massage à l’essence de mandarine (3 gouttes mélangée à une huile végétale), la diffusion d'essence de Vetiver (pour l'attention) ou encore de lavande officinale (durant 20 minutes) pour se détendre. Attention cependant, l’usage d’huiles essentielles nécessite des précautions et comporte quelques contre-indications. Pas avant 6 ans et pas avant 10 ans pour les huiles qui continennent du 1,8 cinéole.
  7. On teste un régime
    Certains enfants souffrant de TDA/H présente une intolérance au lactose, au gluten, voire une allergie alimentaire, pas forcément diagnostiquée. Il est donc conseillé, avant de traiter l’enfant avec de la Ritaline, d’évaluer l’enfant avec un nutritionniste. Il peut-être nécessaire de tester un régime (par exemple sans gluten) durant un mois au moins, pour évaluer l’influence sur les symptômes du TDAH.
  8. On s’organise de manière visuelle
    Les enfants souffrant de TDA/H sont bien souvent désorganisés. Et cette désorganisation, accrue par l’excès de stimulations permanentes - internes (l’hyperactivité mentale) et externes, favorise l'hyperactivité. Utiliser un support visuel, comme un grand tableau (ou planning) accroché au mur avec des icônes pour chaque « activité » et des repères temporels, est très utile pour toute la famille, qui plus est pour les personnes concernées par le TDA/H. En effet, la mémoire visuelle est en général plus efficace que la mémoire auditive. Autres outils visuels intéressants pour se repérer dans le temps : les sabliers et Timers visuels analogiques.
  9. On joue
    Et on respecte les règles, imposées par l’adulte ou inhérentes au jeu. Par exemple les Lego° ou les puzzles, où la construction doit obéir à certaines règles. Un jeu qui fait plaisir et qui nécessite un respect des règles est valorisant, et d’autant plus stimulant que le jeu est évolutif. Alors plusieurs fois par mois, on prend le temps de s’amuser, en famille !
  10. On suit une psychothérapie
    La psychothérapie comportementale a été validée par les études dans le traitement de l'hyperactivité de l’enfant et de l’adolescent. D’autres psychothérapies, moins étudiées, démontrent également leurs bienfaits : psychothérapie basée sur la pleine conscience, art-thérapie, thérapies de groupe, etc. L’important étant d’accompagner l’enfant vers une gestion des émotions plus sereine et un soutien de la confiance en soi, souvent mise à mal dans le TDA/H. Les parents eux-mêmes peuvent être accompagnés dans le cadre d’une psychothérapie.
  11. On muscle son attention
    Oui, l’attention se muscle, comme les muscles des membres ! La méditation de pleine conscience et le yoga pour les enfants permettent d’exercer l’attention à l’instant présent. Une pratique régulière et si possible ritualisée permet de corriger le déficit attentionnel, et d’accompagner l’enfant vers la gestion de ses émotions. Des supports peuvent également être utilisés, comme le sablier ou le coloriage (de préférence le labyrinthe de Reims), pour faciliter la concentration.
  12. On se fait accompagner
    Cette fois-ci on parle des parents ! Le simple fait d’être guidé ou coaché en tant que parent peut largement contribuer au mieux-être de leur enfant. Cela passe souvent par l’affirmation d’une autorité bienveillante, qui vise à cadrer l’enfant tout en misant sur le développement de ses compétences, plutôt que la lutte contre ses difficultés. Certains pédopsychiatres et psychologues proposent des conférences et ateliers pour les parents d’enfants concernés par l'hyperactivité. Dans ce cadre, les parents peuvent être guidés dans les adaptations de l'environnement de l'enfant, souvent nécessaires dans le TDAH.
  13. On crée
    Les enfants TDA/H sont souvent perçus comme créatifs, et étonnamment attentifs lorsqu’ils sont plongés dans une activité artistique. En effet, l’activité de création (peinture, danse, théâtre, musique, etc.) peut être profondément bénéfique pour l’attention, la gestion des émotions et la confiance en soi. Il est conseillé de la faire pratiquer dans un cadre défini - art-thérapie, ateliers réguliers, à domicile dans un espace et un temps défini, etc. – en offrant des temps d’expression, de jeu et d’apprentissage.
  14. Et le neurofeedback ?
    Le neurofeedback est une technique qui mêle un jeu cognitif (informatise) et une enregistrement de l’activité cérébrale par EEG (électro-encéphalogramme). Cet enregistrement permet d’adapter les défis du jeu aux évolutions cognitives de l’enfant. C’est une sorte de jeu évolutif hyper personnalisé. Les études scientifiques ont montré ses bénéfices mais sans grande évidence. Et les lieux de pratique ne sont pas aisés à trouver. Cela peut être remplacé par des jeux cognitifs disponibles sur tablettes, ou par de simples feedbacks « humains » au quotidien sur les avancées et efforts de l’enfant.
  15. On soigne son alimentation
    Des études ont montré l’impact des pesticides et des toxiques dans l’alimentation et l’environnement sur le développement d’une hyperactivité chez l'enfant. Aussi, il est conseillé de limiter les aliments industriels (céréales notamment), les fruits et légumes non bio, etc. Également, une alimentation riche en Omega-3 ainsi qu'une réduction de consommation de sucres raffinés sont préconisés. Au petit-déjeuner, particulièrement, préférez-le protéiné et vitaminé que doté de sucres à index glycémique élevé. Ce, afin d’éviter les hypoglycémies fonctionnelles dans la matinée, qui joue évidemment sur les capacités cognitives.   

La Ritaline est le médicament prescrit dans le traitement du TDA/H, en complément d’autres prises en charge (psychologiques, éducatives, etc.). Elle est aujourd'hui de plus en plus prescrite par les psychiatres et neurologues, mais est très discutée par la communauté scientifique. Ritaline est le nom commercial donné à une molécule nommée Méthylphénidate. Elle fait partie de la famille des amphétamines. C'est donc...un stupéfiant. D’autres présentations existent comme le Quazym ou le Concerta, à libération prolongée. Lire la suite sur la Ritaline...

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Radiological Society of North America. "Musical training creates new brain connections in children." ScienceDaily. ScienceDaily, 21 November 2016
Cheaha et al. Modification of sleep-waking and electroencephalogram induced by vetiver essential oil inhalation . 2016 Jan-Feb; 5(1): 72–78.
Mes huiles essentielles antistress de Danièle Festy, ebook aux Éditions Leduc




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