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J'ai peur d'être un parent toxique : comment s'en sortir ?

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (21. février 2017)

Comment s'en sortir ?

La première étape est de se rendre compte que l'on est « toxique » avec son enfant, ce qui est loin d’être évident. Que ce soit l’autre conjoint, ou l’un des grands-parents ou une tante qui l’évoque, il ne faut pas refuser de l’écouter, même si sa remarque peut vous paraître loufoque, saugrenue... voire blessante.

La remise en question est difficile, mais elle est possible. Il est toujours plus facile de penser que c’est la faute de l’enfant. Les parents maltraitants ne se rendent pas compte qu’ils justifient leurs agissements par l’attitude de leur enfant : « c’est lui qui me pousse à bout ». Pourtant un enfant, même très dur, n’est qu’un enfant. C’est à l’adulte de trouver des solutions.

Savoir réagir, savoir anticiper...

Répondre violemment à un petit, même s’il est particulièrement pénible, ne fera qu’amplifier son comportement, et le cercle infernal de l’attitude toxique parentale. En effet, l’enfant sera naturellement dans l’excès face à la maltraitance. Cela peut se traduire par une conduite particulièrement agressive. Ou à l’inverse par un comportement excessivement introverti, car résigné. Il peut aussi vouloir épater les parents qui ne sont jamais satisfaits par un comportement exagéré, toujours dans l’attente d’un signe d’encouragement.

Se faire aider

Une fois passé le cap de l’acceptation, il faut essayer de chercher et de trouver un soutien extérieur. Des consultations d’aide par un professionnel peuvent aider à démêler l’écheveau de ce comportement nuisible. Attention au choix du professionnel psychiatre, psychologue... Il est indispensable d’avoir un accompagnateur neutre, non culpabilisant et non moralisateur afin de contribuer à vous sortir de ce cercle vicieux.

En pratique...

Mais en pratique, comment faire alors ? Quelles attitudes avoir pour éviter d'être un parent toxique ?

  • Plus vous irez vers une attitude aimante, plus votre enfant le ressentira. Il sera alors plus réceptif et plus à même de gérer les attitudes blessantes des parents. Surtout si ces attitudes ont fait place à une communication bienveillante.
  • Face à votre enfant, si vous sentez une colère sourde vous envahir, que vous savez que vous allez dire des mots affreux que vous allez regretter, sortez de la pièce. Si vous êtes seul(e), prenez le temps de faire autre chose, de revenir discuter calmement avec lui sans ces bouffées de violence. Si vous le pouvez, passez le relais à votre conjoint.
  • Si vos paroles, voire vos gestes, ont dépassé les limites, prenez le temps de l’expliquer à votre enfant. Il doit comprendre que vous avez dérapé, que même si vous êtes agacé(e) contre lui, vous êtes aussi en colère contre vous-même d’être allé trop loin
  • Lisez, formez-vous, faies-vous soutenir entre parents... Il existe de plus en plus d'ouvrages sur la parentalité bienveillante et d'écoles pour les parents. Faire preuve d'une autorité bienveillante n'est pas toujours innée, surtout si l'on en a pas bénéficié soi-même. 

Le but ultime étant de tendre vers un comportement d’adulte responsable. Vous saurez que vous avez réussi quand votre ou vos enfant(s) vous en voudront pour des détails concernant leur éducation. Il faut rester imparfait mais suffisamment bon ! La toxicité est insidieuse et elle l'est d'autant plus si il n'y a pas de remise en question. n'ayez donc pas honte de vous faire aider. Il n'y a pas de meilleur moyen de gérer sa culpabilité que de trouver du soutien ailleurs. Mais attention, c'est de gens non toxiques dont il faut s'entourer !

Vous souhaitez réagir, apporter votre témoignage ou poser une question ? Rendez-vous dans nos FORUMS Enfant, Psychologie ou Un médecin vous répond !

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