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Je passe assez de temps avec mes enfants ? : Le manque de temps

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (15. septembre 2011)

Interview du Dr Aldo Naouri

Beaucoup de parents disent être confrontés au problème du manque de temps passé avec les enfants... toujours insuffisant. Comment faire ?
Sortons de cette bêtise qui dit qu'il faut, soit de la qualité de temps (pas beaucoup, mais très bien), soit de la quantité (le plus possible, même si ce n'est pas du " bon temps ") ! En réalité, il ne faut ni l'un ni l'autre ! Il faut le temps que les parents peuvent et veulent accorder à leurs enfants.
L'absence des parents et de la mère en particulier, fait partie, et intervient dans la construction de l'enfant. Il n'est pas du tout nécessaire de se forcer à une " qualité " particulière du temps accordé. Se dire qu'il faut un " minimum syndical " d'activités n'a pour effet que de produire de la culpabilité puisque cela ne sera jamais assez, ni assez bien. D'ailleurs, les enfants, pas dupes, ne se gênent pas pour le faire remarquer !
De même, mieux vaut pas de lecture le soir, qu'une lecture ennuyée ou qu'on s'impose. L'important est que le temps passé soit investi psychologiquement. Que les parents soient présents psychiquement auprès de leurs enfants.
Au passage, j'en profite pour dire que les rituels ne sont pas seulement inutiles (installer les peluches sur le lit, chaque soir), mais ils peuvent être néfastes, en renforçant les peurs de l'enfant, peurs qui ne sont rien d'autre que celle de la mort. En laissant croire à l'enfant que le rituel aurait un pouvoir magique qu'il ne peut offrir, on légitime directement la peur qu'il éprouve !

Mais les parents se sentent quand même toujours coupables de ne pas en faire assez, et surtout lorsqu'ils sont séparés !
Les enfants ont une haute capacité d'adaptation. S'ils vivent alternativement des moments avec leurs deux parents, ce n'est pas forcément un malheur. Si on les regarde avec pitié, en disant " pauvres enfants ", bien sûr, ils se sentiront malheureux, et là, on va les perturber. Il faut au contraire, pour les aider, dédramatiser la situation le plus possible.



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