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Le rôle des grands-parents : Le respect de chacun

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (11. août 2014)

Marie-Laure et Jean-Michel, 57 et 58 ans.

Vous êtes de jeunes grands-parents...

Oui, nous avons eu Chloé alors que nous n’étions encore qu’étudiants. Nos parents ne voulaient pas que nous arrêtions la fac et pourtant il a bien fallu. On a dû commencer à travailler pour subvenir à nos besoins. Du coup, nous avons tout fait pour donner les meilleures chances de réussite à notre fille...

Quand votre fille a eu son enfant, qu'avez-vous fait ?
Elle s’est installée et a eu Yann après quelques années d’expérience professionnelle. Nous avons déménagé pour être près d’elle, et elle n’a pas eu besoin de mettre Yann chez une nounou ou dans une crèche, car nous l’avons gardé jusqu’à son entrée à la maternelle. La première année, nous le récupérions tous les après-midis.

Comment vous situez-vous par rapport au reste de la famille ?

Nous sommes les parents de notre fille, Chloé. Fabrice, son compagnon, a lui aussi ses parents qui sont les autres grands-parents de Yann. Nous sommes conscients de tout cela et nous ne souhaitons en aucune façon faire intrusion dans la vie de nos enfants. Nous sommes là quand ils le souhaitent et nous savons nous effacer pour les laisser pleinement jouir de leur vie de parents. Je voudrais toutefois rajouter que ne pas être intrusif ne signifie pas une indifférence totale. A une époque, Chloé et Fabrice ont eu des problèmes, comme beaucoup de jeunes couples à l’arrivée du premier enfant. Nous avons été là pour les épauler et leur donner des conseils qui avaient fonctionné pour nous. Si leurs difficultés avaient été insurmontables, ou s’ils nous avaient donné l’impression de ne plus s’aimer, nous n’aurions certainement pas essayé, mais ils étaient perdus et nous étions là... Vous savez ce qu’on dit : si jeunesse savait et si vieillesse pouvait !

Vous sentez-vous investis d'un rôle éducatif auprès de votre petit-fils ?

Oui... et non à la fois. C’est très paradoxal et très subtil en même temps. En fait, nous ne nous sentons pas obligés de l’éduquer dans le sens où nous n’avons délibérément pas endossé le rôle désagréable de ceux qui punissent. Nous ne nous substituons en aucun cas aux parents. En revanche, nous lui donnons la main pour l’emmener sur le chemin de la vie, même si un fossé générationnel nous sépare.

Quelles valeurs inculquez-vous à votre petit-fils ?
Nous insistons beaucoup sur les valeurs fondamentales de la vie. Le respect en est une qui ne souffre aucune exception. Et c’est à ce titre que nous avons demandé à notre fille et à notre gendre de respecter notre parole devant Yann.

Parce que si Yann voit que ses parents, bien qu’eux-mêmes adultes, écoutent leurs propres parents, il s’instaure une sorte de respect hiérarchisé... C’est un peu difficile à expliquer en quelques mots, car évidemment nous avons appris à Yann que tous les adultes n’ont pas forcément toujours raison. En attendant, cela porte ses fruits car notre petit-fils a un comportement exemplaire vis-à-vis de ses parents.



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