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Le rôle des grands-parents : Une complicité grâce à internet

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (11. août 2014)

Joseph, 69 ans, et Léontine, 67 ans.

Vous êtes loin de vos petits-enfants ?

Disons que c’est plutôt l’inverse... Je dis toujours cela pour plaisanter avec eux. Lorsque mon mari a pris sa retraite, nous sommes allés dans le sud. C’était prévu depuis toujours, nous avions acheté une petite maison pour pouvoir profiter du beau temps dans un jardin.

Comment s'organisent les visites ?

Nous avons commencé à recevoir chaque année la famille, chez nous. Puis les petits-enfants ont un peu grandi... Maintenant, ils viennent seuls. Nous avons quatre chambres à l’étage, et une grande pièce à vivre en bas. Chez nous, c’est le principe des lits musicaux. Nos petits-enfants adorent changer de chambre, de lit... Nous sommes en train de faire des travaux pour installer une chambre supplémentaire en bas. Nous anticipons l’ adolescence et les copains qui voudront venir « squatter » avec eux... Sans oublier les petits copains et les petites copines...

Comment gérez-vous ces visites de façon à ne léser personne ?

Il y a bien eu un moment où les parents (nos 3 enfants) ont insinué que nous faisions du favoritisme, ce qui est totalement faux. Il y a eu des tensions entre nos fils aînés. Nous avons donc décidé de leur proposer de faire un roulement. Nous recevons les petits-enfants à tour de rôle à chaques vacances scolaires. Le reste du temps, ils peuvent profiter de leurs autres grands-parents, et ils voient aussi les copains pendant les vacances. Ils vont également dans des centres aérés. Comme ça, tout le monde est content, et on n’a plus d’histoires qui n’avaient d’ailleurs pas lieu d’être.

Finalement vous les voyez assez souvent ?

Nous trouvons que ce n’est jamais assez. Mais nous sommes conscients que certains grands-parents vivent moins loin de leurs petits-enfants... et pourtant, ils les voient nettement moins que nous !

Nous allons chez nos enfants deux fois par an. Chaque année, Noël est fêté chez l’un des enfants. Aujourd’hui, avec Internet, on a les moyens de moins ressentir l’éloignement. Avec une association de grands-parents, j’ai appris à lire et à envoyer des e-mails. On a investi dans un ordinateur qui sert aussi aux enfants et aux petits-enfants quand ils viennent. Comme on n’arrête pas le progrès, notre ordinateur a une petite caméra intégrée et quand la famille nous manque trop, nous appelons via Skype et nous pouvons discuter un peu et avoir des nouvelles.



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