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Saut de classe : Attention aux parents « moteurs »

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (28. novembre 2011)

Des parents ont tendance à vouloir garantir une avance scolaire pour leur enfant, un peu comme une assurance pour les aléas futurs. Certains à prendre de l'avance sur l'apprentissage et à brandir cette pseudo-avance comme témoignage des performances de leur enfant.

Prudence : sauter une classe n'est pas une sinécure. L'enfant qui aura été à tort stimulé artificiellement, risque de prendre l'apprentissage en grippe et diminuer en capacités. Les conséquences peuvent être désastreuses pour la suite de la scolarité.

Dans tous les cas, la maturité de l'enfant doit être prise en compte. Parfois une classe dite à double niveau, quand elle existe dans l'école, peut être un moyen d'évaluer sur la durée, la capacité d'adaptation de l'enfant.
 

Saut de classe refusé ?

Il se peut que l'équipe enseignante refuse le passage anticipé, ce malgré :

> Des tests de niveaux.

> Des conditions réunies de maturité émotionnelle, de performance, de certains acquis.

> Éventuellement un test de QI (Wippsi ou Wisc IV, selon l'âge de l'enfant au moment de la passation) qui atteste de la présence d'un QI élevé.

Avant toute chose, il faut privilégier le dialogue : rencontrer l'enseignant, le directeur d'école, et surtout agir avec diplomatie, en évitant de « brandir » des tests « concluants » afin de préserver les meilleurs conditions de scolarisation de l'enfant et lui éviter un conflit douloureux entre son école et sa famille.

Au plan administratif, vers le mois d'avril, les parents peuvent engager une procédure d'appel auprès de l'inspecteur d'académie. Ce dernier réunit en juin une commission qui examine tous les dossiers de demandes non aboutis de saut de classe, comme de redoublement. La décision de l'inspecteur d'académie est définitive et s'applique à tous, école et famille.

Auteur : Ladane Azernour Bonnefoy
Consultant : Gérard Duthy, Inspecteur d'académie de Paris chargé du premier degré.



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