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Séparation des parents, que dire aux enfants ? : La vérité avant toute chose

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (07. septembre 2011)

Tous les psy vous le diront, il vaut toujours mieux dire la vérité aux enfants sur une séparation. La cachotterie, le secret sont plus dévastateurs que toute vérité, même difficile à entendre. Plus angoissants surtout. Les enfants sentent bien quand ça ne va pas. Ils ont des antennes pour ça. Depuis leur plus jeune âge, ils sont branchés sur vos émotions à vous. Une dispute, une tension, et ce sont les pleurs, tout de suite. Vous le savez bien. Alors, quand le conflit devient trop présent, bien sûr, les enfants le sentent. Et quand il est question de rupture, de séparation, pas la peine de leur faire croire que tout va bien. L’ angoisse, ils la ressentent. Donc autant dire la vérité.

Une épreuve pour l'enfant
Cela dit, trouver les bons mots n’est pas chose aisée. Pour l’enfant, la séparation des parents est forcément une déchirure. Difficile pour lui d’imaginer devoir vivre soit sans l’un, soit sans l’autre, même en les voyant souvent, mais toujours à tour de rôle, jamais les deux en même temps. Il s’agit évidemment de la première grande épreuve de sa vie. Une épreuve dans laquelle il peut vite se sentir coupable. Parce que c’est comme ça, l’enfant se sent responsable lorsque quelque chose ne va pas bien pour ses parents. Alors, lui expliquer, lui dire la vérité est indispensable, en prenant bien garde de le laisser en dehors du conflit le plus possible.

Détails inutiles

Dire la vérité, ce n’est pas forcément dire toute la vérité. En tout cas, pas tous les détails. Expliquer que papa et maman ne s’aiment plus assez pour continuer à vivre ensemble, oui, c’est indispensable. Raconter que papa a une maîtresse ou maman un boy friend, ce n’est pas nécessaire.

Des détails qui ne l'intéressent pas
Ce qui concerne votre enfant est de savoir où il va vivre, s’il va continuer à voir ses parents quand il le veut...

Ce qui l’intéresse est de savoir que ses deux parents vont continuer à l’aimer comme avant et que leur rupture n’a rien à voir avec l’amour qu’ils lui portent.

Les détails de votre relation affective ne le concernent pas. C’est votre histoire d’adultes. Et même si la tentation est grande parfois de s’épancher sur sa jeune épaule, surtout, ne cédez jamais. Pensez à le protéger. Vous êtes en souffrance, bien sûr. Lui aussi. Et lui, n’a pas les mêmes armes que vous pour se défendre. Il est dans la fragilité totale. La dépendance et l’amour absolu.

Pas de victimisation !

Bien sûr, vous vous séparez, vous avez mal et vous considérez que la faute revient à l’autre. Votre meilleur amour est devenu votre meilleur ennemi. Et il est parfois difficile de prendre du recul.

Votre enfant vous aime... tous les deux
Au moment de la séparation, chacun des deux, pense que la faute est dans le camp de l’autre. Mais, attention, votre enfant n’est pas un juge. Il est nécessaire de le mettre en dehors du conflit. Et de ne pas tomber dans le piège du jeu opprimeur-opprimé. Pour lui, les deux parties sont aimables, tout autant. Il n’y a pas de gentil et de méchant. Il y a son papa et sa maman qu’il aime tout autant. Si l’un des deux écorne l’image de l’autre, c’est toute sa personnalité à lui, l’enfant des deux, qui risque d’être fragilisée.

Protégez l'image du père et de la mère
Comment s’identifier lui-même, comment construire son image narcissique, si l’image de l’un des deux parents est abîmée ? Il se construit sur l’image d’un homme dans sa fonction de père et d’une femme dans sa fonction de mère. Protéger l’image de l’autre, du conjoint, c’est protéger l’image que construit votre enfant, de lui-même. Ne lui demandez pas de jouer un rôle qui n’est pas le sien. Il n’est pas votre confident. Votre rôle à vous, parent, est de le protéger. Y compris de vous-même !



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