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Petit guide des plantes dépolluantes : Conseils d'une pro

Publié par : Clémentine Fitaire (04. juin 2010)

Entretien avec Geneviève Chaudet*, fondatrice de l'association Plant'Airpur qui accompagne le programme de recherche Phyt'air.

Si l'on utilise des plantes pour dépolluer son intérieur, il faut ne pas les traiter avec des produits chimiques qui eux sont polluants ?

La première chose à faire est de veiller à acheter des plantes saines. Ensuite, quand on a une plante qui est bien entretenue, on va en faire une plante qui sera beaucoup plus résistante que les autres. Du coup, on va éviter les propagations de maladies.

Lorsque l’on a une plante malade, comme des cochenilles, par exemple, il ne faut alors pas hésiter à la jeter... même si c’est parfois difficile !

Car on ne peut pas choisir des plantes dépolluantes pour l’intérieur et derrière les traiter avec des produits qui sont mauvais pour l’organisme. Il vaut mieux jeter une petite plante, si on s’aperçoit qu’elle est malade, pour éviter de contaminer toutes les autres.

Une plante peut-elle au contraire être nocive pour la santé ?

Non, il n’y en a pas qui dégage des polluants plus que d’autres. Mais il faut veiller, en particulier quand on a des jeunes enfants, à éviter certaines plantes comme le Dieffenbachia.

Certaines plantes provoquent également des allergies, comme le Ficus benjamina, qui contient un latex allergène.

On parle aussi des pollens qui sont dégagés par les plantes, mais il faut savoir que beaucoup des plantes vertes ne fleurissent pas dans nos intérieurs, car elles sont originaires des pays tropicaux et ne sont pas acclimatées à nos intérieurs.

Un idée reçue a la vie dure " il ne faut pas dormir avec des plantes ", d'où vient-elle ?

Cette idée reçue remonte à ce qu’on nous enseigne à l’école en biologie ! On nous explique que la photosynthèse réalisée par une plante consiste à absorber le CO2 et à le transformer en oxygène sous l’effet de la lumière. Pour simplifier les choses, les manuels scolaires expliquent que sans lumière, c’est l’effet inverse qui est produit. Du coup, on en a fait un amalgame en disant que si l’on dort avec une plante, elle va nous « pomper » l’oxygène.

Mais la quantité d’oxygène qui est absorbée la nuit par une petite plante dans une chambre est minime, très inférieure à ce que l’être humain qui dort à côté de vous consomme !

Il paraît que l'habitacle d'une voiture est bien plus pollué que l'extérieur...
Oui, et cela serait une bonne idée de mettre des plantes dans une voiture ! Mais d’un point de vue technique c’est compliqué. Ou alors, il faudrait pourvoir les « clipper » et les enlever en sortant de la voiture. Car sinon, en plein hiver ou en plein été, les plantes risquent de mourir rapidement... Avis aux designers !

*Auteur de Meilleures plantes dépolluantes, aux éditions Rustica, 2010.

Plus d’infos sur l’association Plant’Airpur : www.plantairpur.fr.

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