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Trouble du sommeil : les apnées du sommeil

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (06. avril 2016)

Maladie diagnostiquée seulement depuis 25 ans, le syndrome d'apnées du sommeil est encore trop méconnu du grand public, car souvent masqué par le ronflement, explique Jean-Claude Roussel*. Or, selon les pneumologues, 1 homme sur 4 et 1 femmes sur 10 arrête de respirer au moins toutes les 12 minutes au cours de leur sommeil.

Présentation de cette maladie sournoise, qui non seulement nuit à la qualité du sommeil, mais menace aussi la santé.

Définition

Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil, ou SAOS, est une maladie respiratoire chronique. Elle se caractérise par des absences de respiration intermittentes durant le sommeil. Ces apnées peuvent durer de 60 à 90 secondes, et se répéter de 30 à 500 fois par nuit.

Ces apnées entraînent des hypoxies nocturnes : la quantité d’oxygène disponible dans le sang diminue, ce qui provoque de nombreux micro-réveils, nuisibles à la qualité du sommeil.

Les apnées du sommeil sont dues à une obstruction périodique des voies respiratoires supérieures. Différents facteurs interviennent : un surpoids (1 apnée du sommeil sur 2), une déformation maxillo-faciale... Par ailleurs, des chercheurs ont mis en évidence que l'apnée du sommeil pourrait avoir son origine dans le dysfonctionnement de certaines zones cérébrales.

Les signes d'alerte

Le ronflement, une fatigue excessive, une somnolence diurne, une irritabilité sont autant de signes qui doivent alerter et amener à consulter dans un premier temps son médecin traitant qui, si nécessaire, dirigera vers un spécialiste.

Un enregistrement du sommeil, appelé polysomnographie, permettra de confirmer ou d'infirmer la présence d’un SAOS. Cet examen est pratiqué dans des centres spécialisés des troubles du sommeil : pendant une nuit, des électrodes posées sur la tête, le visage, la poitrine et les jambes détectent les efforts de respiration et les mouvements du coprs.

Les facteurs de risque

Certains facteurs augmentent le risque de développer des apnées du sommeil :

  • le surpoids,
  • la consommation d’alcool,
  • des repas trop riches,
  • la prise de tranquillisants et hypnotiques (benzodiapézines) qui dépriment la respiration,
  • les personnes qui ont une grosse luette, une grosse langue, un petit menton, un menton rentré… sont plus volontiers sujettes au ronflement et au risque d’apnées du sommeil.

Les conséquences

"On ne meurt pas d'apnées du sommeil, mais on peut mourir de ses conséquences", explique Jean-Claude Roussel, ancien président de la Fédération française des associations & amicales de malades, d'insuffisants ou handicapés respiratoires (FFAIR).

Au quotidien, le SAOS se traduit par une somnolence durant la journée, exposant le sujet à un risque accru d’accidents domestiques et professionnels, ainsi que d’accidents de la route.

En raison des nombreux micro-réveils, la qualité du sommeil est diminuée, ce qui nuit aux systèmes régulateurs de l’organisme. La personne est fatiguée, irritable ; une perte de libido, de mémoire affectent également la qualité de vie.

A chaque apnée, le coeur et le cerveau subissent un stress. Le SAOS peut multiplier par 3 le risque de maladie cardio-vasculaire : hypertension artérielle (HTA) ou accidents vasculaires cérébraux (AVC).

Ainsi, dans les cas les plus graves, des apnées prolongées et répétées peuvent occasionner des lésions cérébrales, et à long terme, un déficit cognitif.

Le traitement

Actuellement, il n’existe pas de médicament contre le syndrome d’apnées du sommeil.

Le traitement de référence est la ventilation par pression positive continue (PPC). Il s’agit d’un masque nasal raccordé à un appareil qui souffle de l’air pressurisé. C'est un traitement efficace mais très contraignant. Cependant, la PPC ne guérit pas les apnées du sommeil : elle les en empêche tant que l’appareil est utilisé. Ce traitement est pris en charge par l'assurance maladie à partir de 30 apnées par heure.

D’autres traitements existent :
- les orthèses d’avancement mandibulaire : il s’agit d’une gouttière dentaire qui permet de maintenir la mâchoire inférieure et la langue en avant, et ainsi d’augmenter le diamètre des voies aériennes supérieures.
- des traitements chirurgicaux (chirurgie du voile du palais, par exemple) permettent de limiter les ronflements mais ne font pas disparaître les apnées du sommeil.

A lire aussi notre article complet sur les apnées du sommeil

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