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Se préparer pour un long trajet en voiture : 3 questions à l'expert

Publié par : rédaction Onmeda (14. avril 2016)

Trois questions à Christophe Ledû, directeur de la prévention routière de Languedoc-Roussillon.

Quel conseil vous semble prioritaire ?

Je pense qu’il faut absolument faire passer l’idée que, si les voitures ont un contrôle technique, les conducteurs, eux, n’en ont pas. Ce n’est pas obligatoire ! Et c’est dommage. Il est donc de la responsabilité de chacun, de ne prendre le volant pour un long trajet que si l’on est suffisamment en forme. Pas question de commencer un voyage, en étant déjà fatigué ou stressé. La sécurité sur la route est l’affaire de tous et de chacun. Dites vous bien que si vous vous endormez au volant, c’est de votre faute. Vous avez les moyens et les informations pour éviter que cela ne se produise.

Quelles sont les premières causes d’accident ?

On les connaît bien malheureusement : c’est d’abord la vitesse, l’alcool au volant et la fatigue. Sur autoroute, la fatigue est la première cause d’accident. Quand on est fatigué, les réflexes sont amoindris. On a tendance à voir moins bien. On finit par suivre ce que l’on regarde ! Par exemple, fatigué, si vous regardez la barrière de sécurité ou la voiture à côté de vous, et bien, vous avez tendance à foncer dessus. Donc, avant un long trajet, ne pas être en dette de sommeil, ne pas trop manger, bien s’hydrater et surtout s’arrêter régulièrement, toutes les deux heures maximum et suffisamment longtemps, pour avoir le temps de récupérer. Et surtout, pas de machisme au volant ! Les femmes et les hommes sont à égalité… les femmes sont même souvent plus prudentes.

Comment expliquez-vous que le nombre de tués sur la route augmente ?

Il va falloir prendre de nouvelles mesures, c’est évident. L’année dernière, 3 464 personnes se sont tuées sur les routes de France. C’est 2,4% de plus qu’en 2014, et 6% de plus qu’en 2013. Il y a un relâchement des comportements. On voit de plus en plus souvent des conducteurs qui ont absorbé de l’alcool ou des stupéfiants avant de prendre le volant.  Cela n’est pas acceptable. Le gouvernement s’est fixé pour objectif de passer sous la barre des 2 000 morts sur la route, d’ici 2020. Cela nécessite certainement de nouvelles campagnes d’information et peut être des sanctions plus sévères.

 


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