publicité

publicité

publicité

publicité

publicité

  • Bienvenue dans nos forums ! Vous êtes ici dans un espace qui vous est spécialement dédié, où vous pouvez échanger, recueillir des informations et poser vos questions en tout anonymat. Les valeurs de ces forums sont la solidarité, l’humanité et le service. Nous comptons sur vous pour nous aider à faire respecter ces valeurs et la convivialité des forums. Si vous avez une question sur le fonctionnement du site ou si vous rencontrez un problème sur nos forums n’hésitez pas à consulter nos FAQ

Annonce

Réduire
Aucune annonce.

Suite et fin de mon article précédent ; allergie aux sulfites

Réduire

publicité

publicité


X
  • Filtre
  • Heure
  • Afficher
Tout nettoyer
nouveaux messages

  • Suite et fin de mon article précédent ; allergie aux sulfites



    Suite de mon article précédent

    Alors, malgré mes craintes, nous avons décidé de fabriquer notre deuxième enfant. C'était un bébé de 4,700 pour 55 cms. J'ai eu une crise d'arythmie pendant l'accouchement, ce qui a fait que mon bébé a lui aussi manqué d'oxygène. Il est né un peu bleu et la sage femme a été rassurante tout en étant très ferme. Elle m'a fait respirer calmement et à chaque respiration, la peau de mon précieux bébé rosissait un peu plus jusqu'à redevenir normale ; il a enfin poussé son cri et la sage-femme a coupé le cordon. Elle m'avait certainement injecté un produit qui avait provoqué ce malaise : un accélérateur de contractions.

    Nous sommes donc en 1986. Le suivi d'accouchement n'a pas été facile car mon mari avait alors choisi de prendre maîtresse : ma meilleure amie et voisine. Je vous passe les détails car ce n'est pas là le problème ; j'ai découvert le pot aux roses et le ciel est tombé sur ma tête de jeune maman avec deux jeunes enfants de 5 ans et 9 mois. J'ai perdu 33 kilos en 2 mois (j'avais seulement pris 23 kgs pendant ma grossesse. (rires)) ! Nous sommes restés ensemble mais j'étais malheureuse comme la pierre. La confiance était rompue mais nous sommes restés ensemble encore 10 ans.Les troubles cardiaques revenaient régulièrement et toujours la nuit mais j'avais appris tant bien que mal à prendre sur moi et à ne plus rien dire à mon mari. Je descendais du lit et j'allais regarder la télévision, souvent à la même heure, avais-je constaté.

    Je lui donne des excuses. Ma sourde maladie, qu'un cardiologue a nommé la maladie de Bouveret l'avait fait s'éloigner de moi. Alors qu'un autre Cardiologue que je suis allée voir quelques années plus tard à la suite de la reprise de mes troubles m'avait dit que je pouvais le revoir dans 15 ans ; que j'avais un coeur solide, un peu trop réactif mais solide. En fait, je sais aujourd'hui, en 2007, que c'était à cause de la pilule que j'avais reprise. Les troubles ont disparu quand j'ai décidé de passer au stérilet. Mais je n'ai pas fait le rapprochement à cette époque. De toutes façons, même si je l'avais fait, ma gynéco pensait que ce ne pouvait être la pilule qui me déclenche des palpitations cardiaques, entre 3 h et 4 h du matin, comme elle l'a fait quand je lui ai dit en 1996 que je ne supportais aucune pilule. Sans parler des migraines terribles qui me prenaient et que rien ne soulageait.

    Ce fût un mal pour un bien car lorsque j'ai connu Christian en 1995, nous sommes tout de suite tombés amoureux l'un de l'autre et nous filons depuis le parfait amour, avec mes migraines et ma tacchychardie. J'ai donc divorcé et je me suis remariée en 1998. En 1996, j'ai repris la pilule, ne supportant plus le stérilet et là, j'ai fait la relation entre les troubles et la pilules.Je l'ai prise 6 mois et du jour au lendemain, n'en pouvant plus de ces crises nocturnes, j'ai cherché à comprendre. Christian m'a toujours beaucoup aidée à comprendre et à apprendre à écouter mon corps. J'ai donc décidé d'arrêter la pilule, pour voir. Les crises ont cessé du même coup. Ma gynécologue n'a jamais voulu l'admettre mais moi, j'ai toujours été sûre que la pilule m'apportait ces troubles.

    Aujourd'hui, j'en ai le coeur net, il s'agit des sulfites qui sont les conservateurs E220 à E227, que contiennent nombreux médicaments. Mais s'il n'y avait que ça ! La suite va vous intéresser.

    Je suis une bonne vivante. Sans prendre l'apéro tous les soirs, il arrivait que le week end, nous prenions un petit verre. Je ne crachais pas sur un bon verre de rouge ou deux, pourquoi pas du blanc si on m'en proposait et pourquoi pas un Champagne et quelquefois, si on m'en offrait, des vins champagnisés que j'aimais un peu moins cependant. J'avais bien remarqué au fil du temps que souvent, quand j'avais des invités, ou si j'étais reçue, dans la nuit, je refaisais une crise forte de tacchycardie ; c'était toujours pour moi un lourd calvaire mais le temps aidant, j'avais accepté ce mal qui me rongeait. J'ai souvent dit à mon médecin que j'avais remarqué que quand je buvais du vin, entre 3 h et 4 h du matin, j'avais une crise. Il y a longtemps que j'aurais dû arrêter ; c'est très difficile quand on est bonne vivante.

    Et puis, le médecin me disait qu'il s'agissait de la maladie de Bouveret, alors va pour la maladie de Bouveret !

    A une époque, en 1996, je crois, j'étais allée voir un cardiologue sur le conseil de mon médecin. Mon nouveau mari était toujours présent lors de ces visites. Il voulait comprendre absolument et m'aider. Il l'a fait et je l'en remercie. Le cardiologue m'avait prescrit du Cardiocalme et un deuxième médicament, pour me faire ralentir le coeur. Quand quelques mois après, je suis allée revoir mon médecin car j'étais très épuisée, il m'a pris ma tension et m'a tout de suite dit d'arrêter les médicaments. Mon médecin traitant n'avait pas eu connaissance de cette prescription et a écrit au Cardiologue en lui disant qu'il n'aurait jamais dû me prescrire ce type de médicament. En fait mon coeur battait à 30 pulsations minutes. J'aurais pu mourir à chaque instant. Le cardiocalme aurait été suffisant d'après ce que j'ai pu comprendre ; c'est l'autre médicament qui était de trop. Il faut bien écouter son coprs mais aussi son coeur et je peux vous le dire aujourd'hui, au sens propre, comme au sens figuré.

    En 1997, j'ai été opérée d'une hernie discale et j'ai eu de nouveau un gros choc cardiaque après la péridurale ; bien sûr, je n'ai pas fait la relation avec les anesthésiants. Aujourd'hui, je sais que le xylocaïne adrénalisé contient des sulfites mais je ne le savais toujours pas quand j'ai voulu me faire enlever deux petits grains de beauté sur le visage, en 2005. J'ai eu droit à l'anesthésie mais le chirurgien n'a pu m'extraire les grains de beauté car j'ai fait l'une de mes plus sérieuses crises peu de temps après l'injection. Il m'a fallu au moins une heure pour m'en remettre. Symptômes : tremblements, grosse tacchychardie, pâleur extrême, migraine terrible, impression de mort imminente... Je n'ai pas encore fait la relation avec le produit anesthésiant et les sulfites en 2005.

    C'est le 23 décembre 2006, en discutant avec ma charmante belle-fille, que j'ai eu le déclic. Je lui disais que j'avais du mal à supporter le vin, et je lui parlais de mes nouveaux symptômes apparus après les vacances 2006. En fait j'avais des allergies cutanées, une forme d'urticaire qui me prenait n'importe où, sur les jambes surtout, les bras, le cou ; mon époux m'avait fait remarqué que j'avais mangé du raisin sulfaté lorsque nous étions allés à Banyuls et qu'il avait remarqué que mes crises étaient apparues peu de temps après. En fait, sans le savoir, j'étais arrivée, je le sais maintenant, à mon seuil de tolérances des sulfites. Je discutais donc de tout cela avec Marie quand elle me dit : -"Ma tante est allergique aux sulfites, tu devrais te renseigner. Comme toi, elle faisait des crises de tacchycardie, de l'urticaire. Son allergologue lui a dit que les sulfites sont contenus dans une grande quantité de produits. Elle possède une liste et je sais qu'elle ne peut pas boire de vin ; il y a même certaines eaux qu'elle ne peut pas boire."

    Je n'en croyais pas mes oreilles. D'un coup, j'ai compris que j'avais avancé d'un pas de géant. Nous étions le 23 décembre 2006 ; le 24 décembre, -même si ce n'est pas une date pour faire des choses comme ça-, je décidais de ne plus jamais boire une goutte d'alcool. Je n'ai plus fait de crises de tacchycardie à cause de l'alcool, ce qui fait un sacré nombre de crises en moins.

    Et j'ai commencé à m'intéresser au domaine des sulfites dont je n'avais jamais entendu parler. Je possède Internet et il me faut que quelques heures pour comprendre ma situation et la reconnaître. Je suis allergique aux sulfites. Je découvre que la liste est longue ; je l'imprime sur papier et dans ma tête ; et voilà le travail. Plus de raisins et de produits dérivés du raisins, plus de conservateurs A 220 à A 228 et la liste est longue. Il en rentre dans beaucoup de plats préparés, charcuteries, crustacés, moutarde tout ce que j'aime, je l'abandonne d'un coup et voilà que je n'ai plus de crises d'uticaire ou vraiment rarement car on ne maîtrise pas encore tous les produits. Je vous donne le nom du site qui m'a permis de guérir mais avant je tiens encore à remercier Marie qui se reconnaîtra.

    Autres noms pour les sulfites
    Acide sulfureux
    Agents de sulfitage
    Bisulfite de potassium/métabisulfite
    Bisulfite de sodium/dithionite/métabisulfite/sulfite
    Dioxyde de soufre
    E 220, E 221, E 222, E 223, E 224, E 225, E 226, E 227, E 228 (noms européens)

    Sources possibles de sulfites
    Bière, cidre, vin alcoolisés/non alcoolisés
    Céréales, semoule de maïs, fécule de maïs, craquelins, müesli
    Charcuteries, hot dogs, saucisses
    Condiments, p. ex. salade de chou, raifort, ketchup, moutarde, cornichons, relish, choucroute
    Féculents, p. ex. maïs, pommes de terre, betteraves à sucre, nouilles, riz (mélanges)
    Fines herbes séchées, épices, thé
    Fruits confits/cristallisés, p. ex. pommes, raisins, cerises au marasquin
    Fruits et légumes en conserve/congelés, p. ex. champignons, pommes en tranches, olives, petits pois, poivrons, cornichons, oignons marinés, tomates
    Fruits/légumes séchés, p. ex. pommes, abricots, noix de coco, mincemeats, papayes, pêches, poires, ananas, raisins, tomates séchées
    Garnitures aux fruits, sirops aux fruits, gélatines, confitures, gelées, marmelades, mélasse, pectines
    Grignotines, p. ex. bonbons, tablettes de chocolat/barres aux fruits, croustilles de maïs/croustilles, boissons gazeuses, mélanges montagnards
    Jus/concentrés de citron et de lime en bouteille
    Jus de fruits/de légumes, p. ex. noix de coco, raisin, jus de raisin pétillant, raisin blanc
    Pâte/pulpe/purée de tomates
    Poissons, notamment crustacés et mollusques, p. ex. crevettes (fraîches/congelées)
    Pommes de terre, p. ex. frites congelées, déshydratées, en purée, pelées, pré-coupées
    Produits à base de soja
    Produits de boulangerie, p. ex. pains, biscuits, gâteaux, gaufres
    Raisins frais, laitue
    Sirops de sucre, p. ex. sirops de glucose, matières sèches de glucose, sirops de dextrose
    Vinaigre, vinaigre de vin
    Vinaigrettes, jus de viande, guacamole, sauces, soupes, mélanges à soupe



    Quelques semaines plus tard, je vais voir une allergologue réputée sur la place de Rouen. Elle me confirme mon diagnostic. Elle me dit qu'elle vient de donner sa dernière liste de produits ; qu'elle va m'en envoyer une. Je lui sors celle trouvée sur Internet. Elle rit en reconnaissant sa liste. C'est son support de travail ; elle en fait même des copies devant moi puisqu'elle n'en a plus. Elle me prescrit du Primalan et me confirme que cette allergie ne peut guérir ; je l'ai pour la vie. Elle me confirme tout ce que j'ai découvert sur Internet.

    Mais ce n'est pas tout. La plus forte crise de ma vie, je l'ai faite avec le Primalan, le lendemain de ma visite ; j'ai été longuement furieuse contre l'allergologue car je me suis retrouvée chez le médecin de garde à 22 h 30 à 20 kilomètres de chez moi. Je tremblais de tout mon corps et j'avais du mal à respirer. Mon coeur battait très fort et la crise ne passait pas comme à l'accoutumée au bout de quelques minutes. J'ai tout de suite compris qu'il devait y avoir des sulfites dans le Primalan. Le lendemain, j'ai fait le rapprochement avec mes anesthésies qui m'avaient provoqué le même genre de malaise, constaté amplement par le médecin de garde, à la suite de l'électrocardiogramme qu'il m'a fait passé.

    Depuis, tout doucement, je monte un dossier ; j'avais écrit une lettre à mon médecin traitant en 1981 ; je désire la récupérer ; je sais qu'elle est empreinte d'angoisse terrible, c'était un appel au secours cette lettre.

    Cela ne fait que deux ou trois ans qu'on commence à parler de cette maladie. Je n'en veux à aucun médecin ; il y a tant de choses à découvrir !

    Savez-vous ce que m'a dit mon médecin traitant quand je lui ai dit :"Ca y est Docteur, je connais l'origine de mes maux tacchycardie, migraines et urticaire".
    -"Ah bon ?!" m'at-il dit étonné !
    -"Oui, il s'agit d'une allergie aux sulfites".
    -"Et !..... C'est quoi ce truc là ???????" m'a-t-il répondu.


    Cordialement
    Alicéa

  • Renseignements ?



    Sais-tu où je peux trouver des renseignements sur l'allergie aux sulfites et me faire dépister le cas échéant ?

    Commentaire

    Publicité

    Forum-Archive: 2007-082007-09

    publicité

    Chargement...
    X

    publicité