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Mon avortement par ru486, mon témoignage. vos conseils et réactions, si possible.

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  • Mon avortement par ru486, mon témoignage. vos conseils et réactions, si possible.



    Je suis une femme de 25 ans, dans quelques petits mois, je vis à Paris où je travaille en tant que pigiste. Je vis avec quelqu'un depuis 4 mois et nous nous connaissons au final depuis près de 6 mois, nous sommes globalement heureux, nous nous aimons très fort et c'est bien, là, l'essentiel.
    Nous sommes aujourd'hui mercredi et j'ai appris mercredi dernier que j'étais enceinte, par 4 tests dont deux électroniques Clearblue et enfin, le lendemain une prise de sang a confirmé cette nouvelle de grossesse, en lui attribuant une petite ancienneté de 5 semaines d'aménorrhée, donc 3 semaines de grossesse.
    Il s'agissait d'un accident. J'utilisais, en effet, une pilule contraceptive, mais avec quelques irrégularités. Pas facile d'être sérieuse dans la prise de contraceptifs, lorsque l'on passe 10 jours à se disputer avec son conjoint et que l'on croit que tout est fini. Fort heureusement, les choses sont rentrées dans l'ordre et puis il y a eu, entre temps, cette grossesse. Sans que nous en décidions.
    Tout est allé très vite, en réalité.
    Le mercredi, j'ai connaissance de mon état, le jeudi, j'apprends que c'est un embryon de 3 semaines et le jeudi après-midi, 30 décembre - beaucoup de médecins sont alors en congés - mon ami tente d'obtenir un rdv en vue de pratiquer une IVG.

    Mon ami a déployé une énergie considérable à la résolution de ce qui était devenu un problème pour lui : cette grossesse inattendue.
    Mon ami est assez dynamique, sympathique, bon orateur et en insistant un peu, il m'obtient un rdv chez un gynéco parisien recommandé par le planning familial le lundi 3 janvier tôt le matin.
    Entre temps, le nouvel an, je repense à cela, mon ami m'épaule constamment, il a eu une attitude admirable. Vraiment. Je souhaite à beaucoup de femmes dans mon cas d'avoir un conjoint si présent et si impliqué. Cela rassure, apporte un peu de chaleur dans un moment aussi douloureux que celui-ci.

    Lundi matin, rdv chez ce praticien vers 9h.
    A 9h, il avait déjà reçu, avais-je pris le temps d'apercevoir sur son carnet, quelques cinq patientes. Le médecin très pro, mais un peu expéditif. Il ne perd pas de temps dans les fioritures, pas de psychologie, un entretien qui se limitait, à mon grand dam, à son strict minimum.
    Puis vient le moment de l'échographie.
    Mon ami fait les cent pas derrière le paravent, n'ose pas faire de bruit et laisse le médecin m'examiner.
    J'aperçois l'embryon de 3- 4 semaines, donc.
    Pour moi, ce fut bouleversant. Mon ami a vu cette image qui l'a un peu remué. Mais pas autant que moi, et ça peut parfois se comprendre aisément. Je ressentais cela dans mon corps.
    A partir de ce moment précis, je n'étais plus très sûre de mon choix.
    J'aimais cet état de grossesse, et pas seulement parce que j'ai fait un enfant -sans même l'imaginer- avec l'homme que j'aime et qui partage ma vie. Je me suis sentie heureuse et prête à déplacer des montagnes pour lui faire une place dans ma vie.
    J'avais eu soudainement envie de lui accorder une place dans ma vie.
    Pour mon ami, il s'était plutôt agi d'être efficace, rapide, et ce, sans regarder en arrière.

    Je suis plus émotive que lui, moins psychorigide, mais plus approximative. C'est quelqu'un de très organisé dans la vie, dans son métier d'avocat, dans lagencement de sa vie, dans ses amitiés, dans sa vie familiale, etc. Il est très prudent. Il aime le confort.
    Alors pour lui, il n'était pas question de le garder, compte tenu que nous débutions nos carrières chacun et enfin que nous ne nous connaissions que depuis 5 mois. Dailleurs, cinq mois intenses, nous nous aimons très fort. Il me demanderait en mariage demain, je répondrai oui de toute évidence.

    Mais voilà, sur ce point précis qu'est la grossesse, nos avis et sensibilités divergent considérablement.
    Moi je me suis sentie plus proche de lui, heureuse, prête à tous les efforts du monde et surtout, j'avais fait cet écho, j'avais aperçu cet embryon, et cela m'avait vraiment émue, ce lundi matin.

    Après cette écho, javais plus tendance à être faire preuve de circonspection face à lavortement. Bien sûr que cette décision de lavortement était prise, mais javais besoin de sentir mon corps prêt. Javais encore besoin de mûrir ma réflexion. Surtout après lémotion ressentie à la suite de léchographie par voie vaginale.

    Finalement, devant la secrétaire du médecin, cétait à nous de choisir la date de prise des RU486. Nous étions lundi 3, la secrétaire propose mardi ou mercredi, soit le lendemain ou le sur-lendemain. Moi de répondre : plutôt en fin de semaine .
    Je ne me sentais pas prête, javais peur aussi.

    Mon ami répond, face à lassistante médicale : Mais sil y a une possibilité demain, faisons-le demain . Mon ami, présageant la réponse, interroge cette dame : Est-ce mieux de le faire demain et pas après-demain ou après-après-demain ? . Très pro, elle répond : ce sera plus efficace. Cétait sans appel. Je ne pouvais refuser ce jour du mardi pour cet IVG par voie médicamenteuse
    Finalement, je me suis soudainement trouvée un rdv en plein après-midi, or, manque de chance, je venais de me faire piéger et on allait me proposer un horaire compatible avec mon prétendu mon rendez-vous. Je ne pouvais donc plus refuser que lon madministre de la Mifégyne, la pilule abortive, le lendemain-même.

    Mon ami na pas su prendre cela comme un signe de fragilité ou comme un besoin de réflexion que je ressentais. Je sentais bien que lIVG était quelque chose de lourd et de grave, au sens strict du terme. Ca demande parfois une réflexion certaine. Surtout lorsque, comme nous deux, on saime, on vit ensemble, on a envie de procréer plus tard, on a un toit, un job sympa, du dynamisme et de lamour à revendre, etc. Je ne dis pas que cela suffit à garder un enfant, je dis que cela peut suffire à sinterroger sur le recours à lavortement, dans notre cas à nous. On aurait peut-être pu se poser la question deux secondes.
    Et cest aussi pour cela que je sentais que les choses allaient trop vite. Besoin de réflexion, besoin dêtre sûre et certaine des raisons qui me conduisaient à avorter, besoin de temps (il me restait 2 semaines pour coller au délai de la médicamenteuse).
    Rendez-vous compte, en cinq jours : japprends que je suis enceinte, de 3 semaines au moins, jentreprends les démarches nécessaires certes, accompagnée de mon conjoint-, jessaie de réaliser, je vois cet embryon, et javorte. Tout cela allait si vite !
    Je me suis sentie secouée, contrainte, presque.
    Certes, la décision était prise, mais javais besoin de temps.
    Une personne du planning familial mavait suggéré de réfléchir davantage si je nétais pas sûre et que peut-être il fallait, à ce moment précis, que mon ami se mette un peu en retrait.
    Ses termes - à elles - sonnaient juste.
    Jusquà lheure du rendez-vous hier, jhésitais, je me sentais mal. Dans la voiture, jessayais de réexpliquer cela à mon ami, de lui dire aussi que son attitude me choquait pas mal.
    En effet, quelquun qui dit vous aimer si fort, que vous êtes la bonne , lamour absolu à ses yeux, peut-il être celui qui déploie tant dénergie à approcher la date de lavortement. Peut-il aussi être celui qui néprouve aucune émotion face à une échographie ?
    A ce moment-là, lorsque je lui ai demandé sil se sentait, comme moi, bouleversé, il a répondu que cela lavait secoué, mais quil essayait pour nous deux dêtre fort et de ne pas regarder en arrière.

    Deux écoles différentes. La sienne, la mienne.

    Pour moi, son attitude révèle quelque chose de négatif, a priori. Peut-être aurait-il pu saisir loccasion de me dire prends tout ton temps ou au mieux, un si on essayait ? .
    Il est dune prudence à tout faire péter !

    Ce mardi, je me suis finalement rendue à ses côtés chez le gynéco et jai avalé mes trois comprimés de Mifégyne. Le médecin a insisté pour que je les prenne devant lui.
    Ils ne passaient pas, je les ai finalement avalés en pleurant toutes les larmes de mon corps.
    Je suis effondrée.


    J'en profiterais, en sus de ce témoignage, pour vous demander deux choses :
    1 tout dabord, que pensez-vous de sa réaction ? sa froideur ? le fait qu'il lui tienne plus à cur dêtre rapide, efficace quau fait de se poser les bonnes questions. Que penser de mes attentes ? Je ne parviens pas à ne pas lui en vouloir. Cela créé un climat détestable entre nous depuis ce matin.

    2 Enfin, jattends les 1ers saignements qui arriveront ce soir vers 22h, sil fallait donner un ordre de grandeur, daprès le médecin, est-ce douloureux ?
    Pour le moment, je ressens crampes et nausées. Les femmes qui sont passées par là pourraient-elles méclairer sur ce quelles ont vécu après la prise de Myfegine (pilule abortive) ?
    Je cherche sur ce forum, or, je ne trouve rien de concret.

    Jattends vos réactions à chacune et vos conseils, si possible.

    Je vous embrasse et remercie toutes celles et tous ceux qui m'auront lue.

  • :-(



    je te souhaite bon courage mais je ne sais pas trop quoi te dire...

    en tous les cas, comme pour les fc, ça secoue.

    hélas, effectivment, si on ne souahite pas vraiment d'enfant, il faut se décider rapidement pour un avortement (à cause des dates limites).

    par contre, maintenant que c'est fait, il faudrait que tu fasses une espèce de deuil de cet enfant (car il est dans ta tête) et surtout t'arranger pour n'eprouver ni remords ni regrets : c'est fait et cela te pourrirait la vie, bon, c'est dur car moi je dis ça a froid et t'es à chaud là mais dis toi que si tu avais vraiment voulu le BB, tu l'aurais gardé.

    il faut parler à ton ami, dire qu'au moins tu as du mal à accepter ce que tu as fait et que tu es tres triste (peut etre qu'il le voit mais il faut lui dire).

    re bon courage !

    Commentaire


    • Ton témoignage est assez poignant :-((



      J'ai moi même eu recours à l'IVG mais pas par voie médicamenteuse car trop tard mais dans des circonstances différentes. J'avais déjà un enfant, j'en voulais un deuxième et lorsque je me suis retrouvée enceinte, je ne pensais pas si vite, j'étais effondrée, peut-être pas prête, je ne sais pas. Je n'arrêtais pas de pleurer, n'arrivais pas à me réjouir de cette nouvelle que pourtant j'envisageais. Donc j'ai décidé d'avorter en clinique. Mon mari lui ne comprenait rien à mon attitude et j'ai compris après coup il avait même était choqué, mais n'a pas voulu exprimer clairement son opinion à l'époque. Il m'a cependant très bien épaulée pendant cette période. j'avais un comprimé à avaler la veille de l'intervention pour que le col se dilate. C'était un dimanche matin et je suis restée au moins une heure toute seule devant mon verre et le comprimé, mon mari étant au tennis. Finalement je me suis résolue à l'avaler. En rentrant mon mari m'a demandé, alors qu'est ce qu'on fait ??? Je lui ai dit et bien c'est fait je l'ai avalé, trop tard. C'est là que j'ai compris ce qu'il ressentait car il est parti se doucher en me disant que j'aurais pu attendre son retour et en reparler. Puis l'intervention le lundi matin. Personnel très sympa, anesthésie locale et aspiration... Je suis repartie soulagée... et puis dans la voiture je commençais à culpabiliser... et j'en avais les larmes aux yeux... Bref, ça n'allait pas. Je suis retournée en consultation à l'hopital un mois après pour voir comment cela allait (j'étais enceinte de 8 semaines quand j'ai fait l'IVG) et je lui ai expliqué ce que je ressentais, elle m'a dit que c'était normal qu'il fallait en faire son deuil. Contrairement à toi je n'avais pas fait d'écho car je n'avais pas voulu... maintenant je comprends pourquoi... 5 mois après je fais tout pour être enceinte car ce n'allait pas et crac ! fausse couche... (ma mère très malade qui d'ailleurs est décécée qq jours après), donc moral à 0. Je me culpabilisais par rapport à l'IVG bien que ma gynéco m'ait toujours dit que j'avais pris une bonne décision à l'époque car si la grossesse se passait mal psychologiquement, ce serait pire à la naissance, ce qui est sûrement vrai car l'arrivée d'un enfant boulverse bcp de chose. Du coup j'ai attendu 6/7 mois que tout se remette bien en place et enfin je suis tombée enceinte pour de bon et j'ai eu la joie d'avoir mon deuxième enfant et ne le regrette nullement.
      Je pense qu'une IVG n'est pas une expérience anodine et laisse forcément des séquelles que l'on est voulue ou non cette décision. Il faut pouvoir arriver à la surmonter mais seule ce n'est pas évident.
      L'attitude de ton ami est celle d'une personne très déterminée, il a sûrement ses raisons et normal qu'il soit moins sensible à l'écho que toi. Une femme réagis toujours plus émotionnellement à ce genre de choses. Ceci dit aussi un bb se fait à deux... sauf si tu étais prête à l'assumer toute seule, mais peut etre encore un peu jeune. Je pense seulement que vous aviez tout de même encore un peu de temps pour réfléchir et que c'est ce que vous auriez dû faire, ou du moins toi et refuser de le faire de force comme cela semble avoir été le cas, car je ne pense pas que ce soit une bonne chose. Je crois qu'il faut impérativement que tu en discutes avec ton ami et que tu lui expliques ce que tu ressens et voir comment lui réagis, qu'il t'explique ses motivations profondes, voir si vous êtes sur la même longueur d'ondes.
      En tout cas bonne courage à toi dans cette épreuve.

      Commentaire


      • J'avais répondu à ton témoignage



        où en es tu maintenant ???

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