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C'est peut être long mais j'ai besoin d'aide

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  • C'est peut être long mais j'ai besoin d'aide



    Il est difficile de se confier à des gens qui risque de nous juger, voir même de rire de notre mal être. C'est pourquoi à part mon chéri, je n'en parle à personne. Mais peut être qu'ici ce sera plus simple de se livrer. Mon texte risque d'être long mais j'espère que certain le liront et pourront m'apporter quelque chose de positif.

    Il est important de commencer par le commencement : J'ai 23 ans, j'ai grandi dans une famille qui paraissait tout ce qu'il y a de plus "normal" aux yeux des autres. Parfois on m'enviait même d'avoir une famille comme la mienne. J'ai deux petits frères de 17 et 13 ans. Je suis donc l'aînée, rôle pas toujours évident à tenir. Quand ma maman était enceinte de moi, tout le monde lui avait dit que ca serait un garçon, et je crois qu'elle l'espérait aussi. Et le jour où le gynéco lui a annoncé que c'était une fille, elle en a pleuré à chaudes larmes... Les premières années de ma vie, je m'en souviens vaguement, quelques souvenirs par ci par là. Puis étant petite, un jour, ma maman a décidé de me faire couper les cheveux très court, comme un garçon. Mon papy, son père, l'a grondé en lui expliquant que j'étais une fille et non un garçon ! Ce qui devait arriver arriva, à l'école tout le monde a rigolé, et on me disait que j'étais devenu un garçon. Je me rappelle encore chez le coiffeur, lorsque j'ai vu tous mes jolis cheveux bruns par terre, j'ai retenu mes larmes. Ce jour là je me suis senti salie. J'ai grandi avec une peur bleue de ma mère. J'évitais toute bêtise pour ne pas avoir à me faire gronder, et lorsque mes frères sont nés, j'ai eu le rôle de grande soeur, ou plutôt de deuxième maman. Je me suis occupée de mes frères comme si j'étais une maman. Changer les couches, les emmener partout, les surveiller quand mes parents partaient... Ma maman comptait énormément sur moi, elle me demandait toujours de lui rendre des services. Après un long congés maternité pour mes frères, elle est devenu assistante maternelle. Je devais rester pour m'occuper des enfants qu'elle gardait, leur donner à manger pendant qu'elle faisait d'autre tâche. Si bien que parfois je ne pouvais pas sortir avec mes copines, ou je devais rentrer plus tôt. A cette époque il y avait encore ma meilleure amie, celle avec qui j'ai eu l'une des plus fortes relations. Alors j'oubliais mon mal être en passant tout mon temps avec elle. A ce moment là, je vivais comme si tout allait bien, sans prendre réellement conscience de ce qui n'allait pas.

    Et c'est avec le temps, que tout a dégénéré... En grandissant, j'ai développé une haine féroce envers ma maman, je la contenais au plus profond de moi. Je ne supportais pas qu'elle me touche, mais je gardais tout, je ne montrais rien. "Comme si tout allait bien". A la fin du collège, ma meilleure amie a rencontré son chéri, et m'a totalement laissé, je ne comptais plus. La seule dispute qu'on ai pu avoir, c'est celle qui nous a séparé. J'avais plus cette personne qui me donnait un peu de réconfort. L'arrivée au lycée fût difficile. Je ne voulais pas continuer seconde général, je ne savais d'ailleurs pas ce que je voulais faire de ma vie. Et mon mal être commençait à sortir de plus en plus. Je ne savais pas pourquoi j'allais en cours, je ne travaillais pas, je ne faisait aucun devoir. Et parfois je pleurais sans même savoir pourquoi. Je m'étais fais un groupe de copines cette année là, et c'était la seule raison pour laquelle j'allais en cours: rigoler. Ca me faisait oublier que mes notes étaient catastrophiques, que ca n'allait pas. Je passais les portes du lycée comme si j'allais au cirque, pour rigoler. Je retardais le moment de rentrer à la maison, je restais le plus tard possible au lycée. Et une fois à la maison, mon sourire seffaçait et une forte envie de pleurer me saisissait. Faire mes devoirs ? a quoi bon puisque j'étais larguée en cours. Ce qui devait arriver arriver, j'ai redoublé ma seconde. Mes copines, elles ont continué, ce qui nous a un petit peu éloigné. Nous étions toujours copines, mais elles pouvaient nouer de plus fortes relation. De mon côté, je suis tombée sur une classe de pourris péteux. Je voulais qu'ils deviennent mes amis, pour ne pas être seule. C'était le genre à se moquer parce que tu ne portes pas de marques, parce que tu es pas comme les autres. Mais je refusais d'être seule, alors je me suis laissée prendre pour une gourde par tout ce groupe, qui faisait des sorties sans moi , qui m'utilisait. Je préférais me voiler la face. Mes notes étaient bien remontées, mais il y avait toujours cette question qui me faisait peur, et dont je n'arrivais pas à répondre : "qu'est ce que je vais faire de ma vie". Je la repoussais le plus possible, je ne voulais pas y répondre. Alors les jours passaient sans que je me pose de vrais questions, en vivant au jour le jour.

    En première, j'ai connu mes premières réelles pertes de confiance en moi. J'ai toujours aimé lire en classe, et un jour, un prof m'a demandé de lire un texte. Et là, blocage complet. J'ai lu les premières lignes avec la voix tremblantes, et puis aucun son ne voulait plus sortir, je voulais pleurer. On s'est moqué de moi, et moi je ne comprenait même pas ce qu'il m'arrivait. Et toute les fois suivantes, je ne pouvais plus lire. Je n'ai plus jamais lu un texte en classe. C'est aussi cette année là, que j'ai rencontré mon copain, par internet, par un pur hasard. Au début, j'étais encore trop égoïste et je voulais toujours rester avec mes "potes". Mais plus je passais de temps avec Lui, plus je me sentais bien. Je me rendais compte à quel point c'est incroyable comme il me ressemble, j'avais l'impression d'avoir un jumeau. Et notre relation est devenu plus forte que tout, auprès de Lui je me sentais tellement bien, tellement apaisée. J'oubliais tous mes problèmes, toutes mes sensations de stress et de tristesse. Si bien que quand j'étais près de lui, je me sentais la plus heureuse du monde. Jamais je n'avais connu cette sensation là, mais qu'est ce que ca faisait du bien. Un jour, nous étions posés l'un contre l'autre sur mon lit, et il m'a demandé : "ne le prends pas mal, mais est ce que tu es dépressive?" Je n'ai pas osé lui répondre, j'ai simplement demandé pourquoi cette question : "Car dans tes yeux, parfois, tu perds cette étincelle et tu parais tellement triste"... Aujourd'hui encore cette phrase me donne des frissons. Mes parents étaient d'abord très heureux pour moi, et ont même décidé de l'emmener en vacances avec nous le premier été passé ensemble. Et puis ils sont devenu froids, distants, presque méchants envers moi et mon copain. Ils essayaient de nous séparer, estimant que j'étais beaucoup trop avec lui, que nous faisions trop l'amour, que ce n'était pas normal. Ils n'étaient pas heureux pour moi et me le faisait comprendre durement.

    A la fin de ce premier été, ma première grosse déprime m'a terrassée. Elle est arrivée comme un tsunami, c'était brutal, et puissant, tellement douloureux. C'était quelques jours avant la rentrée. J'ai ressenti une sensation terrible de vide, d'envie de pleurer sans savoir pourquoi, je ne ressentais même plus rien à part de la tristesse... Et là, j'ai pris peur, j'ai eu peur de ne plus aimer mon copain ! Au fond de moi je savais que je l'aimais toujours, mais je ne comprenais pas pourquoi j'étais incapable de ressentir quelque chose. Je ne voulais pas le perdre, ni perdre mes sentiments pour Lui, il était ce qui comptait le plus pour moi... Et l'année de terminale qui sannonçait fut la plus difficile... J'étais toujours avec mon copain, à qui j'ai parlé de ma peur de ne plus aimer, de mon vide, et ca m'a soulagé d'un poids. Il m'a dit qu'il avait aussi connu ces sensation de vide, et que ca s'appelait de la déprime... Et qu'il faut soit laisser passer, soit trouver des solutions pour aller mieux.

    Cette année là, je ne pouvais plus manger, mon estomac était noué, je ne pouvais rien avaler. J'ai alors perdu 20 kilos, mes pantalons étaient trop grands, j'étais habillée comme un sac. Et en classe, personne ne m'a demandé: "est ce que tout va bien ?". Dans mon mal être je me suis éloignée de tout le monde, je n'avais goût à rien. Mes "potes" me l'ont reprochés, me disant que je devais arrêter de me plaindre, que j'ai pas de quoi me plaindre. Alors chaque jour je traversais seule les portes du lycée, sachant très bien que je n'aurais personne avec qui me poser, avec qui discuter. Les journée de classes étaient tellement longues, et j'ai à nouveau lâché les cours. Mes notes ont rechuté, je ne voulais plus travailler, et l'orientation je ne voulais pas y répondre. Les profs m'ont dit : "ou alors tu loupes ton bac pour redoubler, ou alors tu arrêtes l'école car aucune école ne voudra te prendre". Alors je ne valais vraiment rien, c'est ce que je me suis dit. Cette année là, il y a aussi eu mes premières crises de panique et d'angoisses : la peur de vomir. J'avais si peur de vomir que je ne voulais plus sortir, je ne dormais plus, et en classe c'était parfois un supplice d'être assise et de ne devoir rien montrer. J'étais épuisée moralement. Mon copain était très présent, il m'a soutenu d'une force incroyable. Mes parents essayaient toujours de nous séparer, jugeant qu'il était mauvais pour moi, qu'à cause de lui je ratais l'école. C'est aussi cette année là que je ne supportais plus ma mère et ses comportements vis à vis des enfants qu'elle gardait. Je la trouvais trop brute depuis trop d'année, elle faisait des gestes violent envers ceux qu'elle ne supportait pas, et se montrait injuste et désagréable envers eux. Dans ces moments là je ressentais une haine, une rage si bien que j'aurais pu la tuer, la frapper jusqu'à ce qu'elle meurt. J'avais peur de mes réactions... Je devais contenir, car nous n'avions rien le droit de dire à ce sujet là, pour elle, "ce n'était pas vrai, elle n'était pas violente".

    J'ai tout de même eu mon bac, mais aucune école derrière. Alors je suis restée à la maison, sans rien faire. Ma mère comptait énormément sur moi pour l'aider dans son travail. Alors je donnais à manger aux petits, je les couchais, tâches qui n'étaient pas les miennes. Mais je me disais : il vaut mieux que ce soit moi plutôt qu'elle, moi au moins je suis gentille avec eux. Mais je me demandais combien de temps j'allais supporter cette situation, combien de temps j'allais contenir ma haine envers elle. A cette même période, j'ai perdu totalement confiance en moi. Je déprimais très fort, je voulais presque mourir parfois, je n'avais quasiment plus personne comme ami, je me sentais nulle, que je ne servais à rien et que je n'arriverais à rien dans la vie. Je ne voulais pas chercher de travail car j'avais peur de ne pas y arriver, que si j'avais des peurs de vomir cela allait mal se passer...

    Je suis restée finalement jusqu'à ce jour à la maison, mais j'ai tout de même travaillé deux fois. En restauration, et malheureusement cela s'est mal passé, et j'ai fais deux ans de garde d'enfants à domicile. Ce qui comptait et compte toujours le plus pour moi c'est ma relation avec mon Chéri, il n'y a qu'à Lui que je peux tout dire, il est mon meilleur ami.
    Il y a 4 ans, ma maman s'en prenait sans cesse à une petite fille, qu'elle ne supportait plus... Cette petite avait un caractère très dur, têtu. Mais cela n'excuse en rien les attitudes de ma maman envers elle. Chaque jour je me contenait pour ne pas exploser. Mais un jour, ma mère lui a mis une gifle. Et là j'ai pété un plomb, j'ai défendu la petite en disant a ma mère qu'elle n'avait pas le droit de la toucher ! Ma mère n'a pas apprécié du tout, m'a traité de menteuse, que j'avais mal vu, que jamais elle ne l'a giflé. Le soir même, je suis restée dans ma chambre, mais je tenais à écrire une lettre à mes parents leur expliquant ma réaction. J'avais plus de facilités à le dire par écrit. J'ai déposé cette lettre sur leur lit. Et au petit matin, j'ai retrouvé ma lettre déchiré en milles morceaux dans la poubelle. Alors ma mère et moi, nous nous sommes engueulées si fort que je suis partie avec un sac, mon copain m'a cherché. J'étais anéanti de ce qu'il s'était passé, j'avais une douleur si fortes a la poitrine, au coeur. J'avais l'impression d'avoir fait quelque chose de si mal, d'avoir trahi ma mère. Et à la fois je ressentais de l'injustice car j'avais raison sur le fait que ma mère était bien trop violente avec les enfants.

    Les jours suivants personne ne me parlait à la maison, j'étais seule, seule face à tout ca. Avec le temps ma mère m'a à nouveau adressé la parole, et je me sentais soulagé car je vivais très mal cette situation. Le temps a passé, j'étais à la maison, je voyais tous les jours ce qu'elle faisait à certains enfants. Elle les prenait brutalement, leur parlait mal, étaient sèche. Quand elle leur changeait les couches, elle leur faisait mal, et elle leur disait : tais toi, tu arrêtes de pleurer ! Elle les empêchait de pleurer même quand elle leur faisait mal. Le matin, les enfants arrivaient et pleuraient déjà, ne voulaient pas rester ici. Parfois, quand elle devait les mettre aux toilettes, elle s'enfermait avec eux, et je les entendais chouiner. Quand elle le ressortait des toilettes, l'enfant retenait ses larmes. Les enfants devenaient différents, ils ne bougeaient plus, ne jouaient plus, n'osaient plus parler. Et moi, j'étais là, tiraillée entre la haine, l'envie de tuer ma propre mère, et l'envie de pleurer, la peur de dénoncer ce qu'elle faisait. De toute façon personne ne me croyait, j'étais une menteuse qui inventait des choses sur ma mère. Mon père ne m'a jamais soutenu, il l'a soutenait elle.
    Mes peurs de vomir sont devenu un enfer. Je faisait des nuits blanches, je croyais qu'à chaque instant j'allais vomir, je réveillais mes parents en pleine nuit car j'avais du mal à respirer. La vie n'avait plus de sens, et mon copain me soutenait du mieux qu'il pouvait. Mes parents ont décidé de me faire voir des psy dans des établissements spécialisés. J'ai suivi deux personnes, et nous avons beaucoup travaillé sur ma phobie. Mais ce qui en est ressorti a chaque fois, c'est la relation avec ma mère, avec les enfants. Tout ce que je contenais, que je ne pouvais dire, je leur disais à eux. Je leur expliquais ce qu'il se passait à la maison, ce que je ressentais. Et il m'ont fait comprendre ce que je refusais d'admettre : ma mère était maltraitante envers les enfants. Ils m'ont beaucoup aidé dans mes angoisses, mais ils étaient obligés d'avertir la puéricultrice de secteur, de signaler tout cela. Je ne voulais pas car je savais très bien que lorsque mes parents apprendraient tout ça, cela allait très très mal se passer. La puéricultrice a mis du temps à se manifester et a venir voir ma mère.

    Mais une fois que la puéricultrice est venue, mes parents étaient alors au courant. Et là, ce fût l'éclatement. Mon père m'a traitée de menteuse, a dit que moi aussi j'étais méchante envers les enfants qu'il y a à la maison. J'ai entendu des paroles fausses, blessantes, tellement blessantes que j'ai pété un plomb. Nous avons tous hurlé, ils ne voulaient pas admettre la vérité, ils ne se remettaient pas en question ! Mon père a dit que le fait d'être à la maison, le fait d'être une ado attardée me faisait inventer les attitudes de ma mère. Là je me suis sentie détruite, déchirée. J'ai appelé mon copain et je suis partie. En sortant de chez moi, je me suis effondrée au sol, j'avais si mal au coeur, je ne savais plus comment sortir ma peine, ma rage, je voulais mourir, partir. Mon copain m'a emmené chez Lui, et j'ai pleuré, pleuré, pleuré. Les jours suivants n'ont été que larmes, déchirement, haine et incompréhension. Mes parents ont décidé qu'on devait prendre un nouveau départ, mais mon père m'a obligé a suivre une thérapie, car il estimait que j'en avais vraiment besoin. Ma mère a arrêté avec les enfants en disant que par ma faute elle y était contrainte. Eux et moi n'avons pas lâché la haine que nous avions en nous. Je les détestais, tout ce qu'ils avaient dit me rongeaient, et eux me détestaient pour avoir fait éclater la vérité. Je voulais crever. Je suis allée voir un autre psy qui lui m'a aidé a sortir ma rage, ma haine, et m'a aidé à aller mieux. Je me faisait du mal parfois, quand je ressentais de la rage. Je me griffait pour faire cesser mes mauvaises pensées. Alors on m'a mis sous anti-dépresseurs... Mais avec mes parents, ca a de nouveau éclaté. Mon frère de 17 ans, qui avaient vu tout comme moi ce que ma mère avait fait à ces enfants, à pris ma défense. Il a parlé avec mon père, et lui a dit que ce qu'ils m'avaient fait était impardonnable, et que ma mère avait bien agi tout comme je l'avais décrit. Il lui a dit que si lui et ma mère ne se remettaient pas en question, ils allaient nous perdre pour toujours. Car c'est bien ce que je comptais faire à ce moment là. Partir avec mon copain, démarrer une vie et les oublier. Une nouvelle discussion m'a amené a leur dire tout ce que j'avais sur le coeur, et mon copain, présent à ce moment là, a aussi pris ma défense en expliquant à mes parents ce que j'étais devenu : une âme vide. Nous avons alors démarré une thérapie familiale avec mon psy.

    Mers parents ont admis leur fautes, ma mère a admis ce qu'elle a fait a ces enfants et ils m'ont demandé pardon. J'ai pardonné, mais aujourd'hui, je suis toujours en train de douter de moi... Je ne sais pas ce que je vaux, et je déprime parfois fort. Je me sens différente de tous les autres que je côtoie, j'ai l'impression de ne pas attendre la meme chose qu'eux de la vie, que je ne vois pas les choses de la meme façon, que je ne ressens jamais pareil. Je me demande sans cesse si je vais m'en sortir professionnellement, et une petite voix essaie toujours de me faire douter de moi. Elle est là et me fait douter pour tout, tout le temps ! " Tu imagines si plus tard tu n'aimes plus ton copain, si Lui ne t'aimes plus", "Tu es pas capable d'y arriver", "Tu es une trouillarde", "Tu vaux moins que les autres" etc...

    J'ai du mal à la faire taire, j'ai l'impression de ne rien valoir, et surtout, des questions me hantent. Est ce que ma mère m'a aussi fait du mal lorsque j'étais petite ? Car j'ai toujours eu peur d'elle, et parfois elle me dégoûtait sans que je comprenne pourquoi. Je ne veux pas qu'elle me touche, ni même me frole.Mais je n'ai aucun souvenir... Comment se sortir de tout ça définitivement, devenir quelqu'un, et accomplir les rêves que mon copain et moi avons ? Comment reprendre confiance en moi ? Parfois j'ai l'impression que je n'y arriverais jamais ...

  • Re: C'est peut être long mais j'ai besoin d'aide

    Touchée...

    J'ai lu ton témoignage dans son intégralité. D'une traite.
    Il m'a bouleversée.
    Sans rentrer dans les détails,j'ai eu une enfance marquée par une mère dysfonctionnelle,comme la tienne,toujours présente à la maison. Mon père étant sous son emprise,il fait bloc avec elle.
    Leur couple,et leur manière de voir les choses,et à fortiori de nous éduquer,mes frères et moi (à l'inverse de toi,je suis la dernière,j'ai deux grands frères),sont profondément dysfonctionnels.
    Ma mère est une perverse narcissique,et j'ai été longtemps sa cible.
    Mon frère aîné et moi sommes en coupure totale avec eux. Depuis 10 ans,j'ai alterné les phases où je tentais de mettre en place un modus vivendi avec eux,mais cela s'est avéré être un échec à chaque fois.
    Jusqu'à la goutte d'eau qui a fait déborder le vase,il y a un peu plus d'un an: Je rejette ma mère d'une force incroyable,je ne l'aime pas. J'ai presque de la haine envers elle,comme toi vis à vis de ta mère.
    Je ne veux plus aucun contact avec eux,rien que l'idée me rend malade.

    J'ai développé de nombreux troubles, accès de tristesse,de pseudo dépression,des troubles alimentaires graves.
    Je suis suivie,et commence à avoir fait un bon chemin vers un mieux-être,mais les choses ne sont pas simples pour moi,alors que j'ai tout,vraiment tout ce que je désirais dans la vie, un homme merveilleux,deux belles petites filles,intelligentes et vives,un travail qui me convient, des amies proches.

    Es-tu suivie à l'heure actuelle? Si tu le souhaites,nous pouvons échanger en privé,je te donne mon adresse mail: lyiaa@hotmail.fr
    N'hésites pas. Lya.

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