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Ma vie depuis 7 ans...

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  • Ma vie depuis 7 ans...



    Bonjour à tous,

    Je me présente, je mappelle Fatima et cela fait 7 ans que je souffre de dépression chronique. Tout a commencé pendant lété 2003 où jai commençais à faire des crises dangoisse, cela meffrayait beaucoup sur linstant, mais cette frayeur sestompait lorsque la crise était passée. Mais un jour de septembre 2003, je me rendais avec une amie dans un établissement pour me renseigner sur les différentes formations que lon pouvait me proposer car javais 22 ans et je souhaitais me renseigner. Ce jour-là, jétais en voiture et jai ressenti une froideur dans tout mon corps, la gorge serrée, les mains moites, jai cru que jallais mourir. Jai demandais immédiatement à mon amie de me ramener chez moi sans lui expliquer pourquoi, elle naurait pas compris et effectivement javais raison, car tant que lon na pas ressenti cela, on ne peut pas comprendre, cest tellement indescriptible comme sensation.
    Donc en rentrant chez moi, je me suis enfermée dans ma chambre et depuis ce jour-là, je nai plus été jamais la même, ma vie a totalement changée, à tel point que jai vécu dans ma chambre pendant 1 mois, mes parents avaient du mal à comprendre ce qui marrivait, moi qui était une personne si dynamique, si joviale, si insouciante. Jai bien compris que javais un problème, je restais en pyjama toute la journée, je pleurais beaucoup, je dormais énormément quand jy arrivai et je passais mon temps à regarder la télé, je ne quittais ma chambre que pour manger quand lappétit était là. Je narrivais plus à sortir et à mener une vie normale. Ma mère essayait tant bien que mal à me faire sortir en achetant une baguette de pain ou en allant à la poste par exempleet cétait vraiment un effort de réussir à le faire mais tout le temps je rebroussais chemin et je ny arriverai pas. Pour nimporte qui, cela est un geste de la vie quotidienne, pour moi cétait une épreuve
    Au bout dun mois, jai décidé de consulter mon médecin généraliste mais au fond de moi, je savais quil ne pouvait rien pour moi, je me considérai comme une folle et je me disais que personne ne me comprenait alors pourquoi mon médecin ?
    Encore une fois cétait très dur de sortir pour me rendre chez mon médecin, lattente dans cette salle me paraissait interminablemais je prenais sur moi.
    Mon médecin me reçoit et fait son diagnostic, je souffre de phobie sociale , enfin un mot sur un mal qui me ronge depuis des mois, il me prescrit alors des médicaments, et sincèrement, je me demande comment ces médicaments vont me soigner ? Il ma indiqué quun effet se ferai ressentir au bout de 15 jours, encore 15 jours à souffrir, je nen pouvais plus, je pleurais constamment, je ne savais ce que javais fait pour en arriver là, je nai jamais été comme ça, pourquoi ça, javais limpression que le sort sacharnait sur moicar je découvrais que les médicaments prescrits par mon médecin étaient en fait des antidépresseurs, chose quil avait omis de me préciserjétais bien folle alors, comment peut-on prendre des antidépresseurs à 22 ans, jai hésité à les prendre, les effets secondaires mont fait peur ainsi que laccoutumance mais mon désespoir était tellement profond que cétait pour moi à ce moment la seule solution.
    Au bout dun mois jétais méconnaissable, je ressortais, je me faisais belle, je revivais, jétais redevenue Moimon traitement initial était de 3 mois, jai pris ce médicament pendant 2 ans, entre temps, jai eu mon premier enfant et ma grossesse fait parti malheureusement dune partie de ma vie où jai beaucoup souffert.cétait pire quà ma précédente dépression, je navais pas le droit de prendre des antidépresseurs, je souffrais, je souffrais, je souffrais en pleurant, en criant, en dormant, je navais plus envie de vivreet pourtant je portais la vie en moijai eu un accouchement très difficile qui plus est.et du fait de mes antécédents dépressifs, je nai pas échappé à la dépression post-partumune psychiatre sest même déplacée à la maternité, jétais mal, très mal, javais donné la vie mais cela ne faisait ni chaud, ni froid, comment pouvais-je être mère si je nétais pas bien psychologiquement, la psychiatre ma seulement prescrit Atarax. Je lui disais que je voulais mourir, je regardais toujours la fenêtre de mon lit, mais aurai-je eu le courage de le faire, je me pose la question, en fait je voyais cela comme une délivrance si jarrivais à le faire, je naurai plus à souffrir et à lutter contre moi-même.

    A la sortie de la maternité, jai été hébergée chez mes parents, ayant subi une césarienne, ma mère tenait à être présente car mon mari travaillait et je nétais pas capable de rester seule toute la journée chez moi. Là aussi, de grosses crises dangoisse ne me quittaient plus, lidée du suicide était plus présente, trop présente, et je suppliais mon mari daller voir mon médecin afin quil me prescrive un antidépresseur, jétais à bout, javais envie de criermon médecin me prescrit alors du bromazépam qui me permet de patienter jusquau rdv avec un psychiatre du CMP, rdv quon mavait donné lorsque jétais encore à la maternité. Cétait une femme, qui griffonnait des mots sur son calepin en même temps que je parlais, je ne la sentais pas concernée, je la sentais ailleurs, et très rapidement elle me prescrira un antidépresseur EFFEXOR. Là aussi, ce nest pas le but escompté, je prends cette gélule qui ne me guérit pasen fait comme jai toujours dis, je survis.
    Il fallait que je vous raconte comment cela a commencé, cest important, car pour moi encore à lheure daujourdhui, je ne sais toujours pas ce qui a déclenché ce mal-être soudain, car depuis 7 ans je ne suis plus la même, et je pense sincèrement que je ne serai plus jamais la même, cela fait 7 ans que je vis artificiellement.
    Alors évidemment aujourdhui, je suis toujours sous Effexor mais cela ne résout pas tout, certes mes crises dangoisse se sont estompées mais à quel prix ? Je me bats contre moi-même chaque jour, je vis avec et je nai plus envie de vivre avec, je ne veux plus avoir de crises dangoisse.JE VEUX VIVRE !
    Certes durant ces années, jai eu un deuxième enfant où là aussi à laccouchement, jai connu une nouvelle dépression. On ma envoyé vers un nouveau psychiatre qui ma augmenter la posologie de lEffexor, il est vrai que ça allait mieux. Malgré cela jai connu beaucoup dépisodes dépressifs, on a voulu minterner, jai refusé catégoriquement, je pensais à mes enfants, et je me disais en moi que cela était un engrenage, si je commençais à faire un séjour en H.P, je ne ferai que ça après. Jai donc accepté lhôpital de jour, cela consistait à venir environ 3 fois par semaine, on rencontrait notre psychiatre, une psychothérapeute, des infirmières, on participait à des activités, javais limpression dêtre à la maternellejai tenu 2 semaines.je me demandais ce que je faisais là, je me considérai normale au milieu de ces autres patients, leur pathologie se voyait à travers leurs gestes, leurs paroles, leurs comportements, jai arrêté, ce nétait pas ma place. Depuis, jai essayé de mener une vie normale, jai travaillé, même si des crises dangoisse se manifestaient sur mon lieu de travail, je mefforçais de prendre sur moi, et je retournai travailler le lendemainavant jaurai abandonné tout de suite. Maintenant je prends sur moi, cest dur, mais ai-je le choixje ne crois pas.cela fatigue de prendre sur soi.
    Aujourdhui, jai 29 ans, je suis toujours sous Effexor et Lysanxia e jai eu ma dernière crise dangoisse mardi dans la voiture alors que mon mari conduisait, cela faisait très longtemps que je navais pas eu une crise dangoisse aussi violente, aujourdhui, jai à nouveau peurjai besoin daide.

    Merci de mavoir lue.



  • Ton message



    ton message est vraiment très touchant. Je répondrai brièvement. Je crois que tout simplement ton traitement ne te convient pas du tout. Il y a tellement de médicaments qui existent en psychiatrie qu'il faut trouver la bonne combinaison. C'est comme ça, tu es malade, tu aurais pu être diabétique et devoir te piquer chaque jour. Change de médecin, fais toi conseiller. Ton problème est certainement d'ordre chimique. Tu dois agir pour toi mais aussi pour tes enfants. Je me permets de te parler comme ça car en ce qui me concerne on a enfin trouver un traitement qui m'a fait sortir de dépression et de phases maniaques, ce qui était invivable pour tout le monde et pour les petits surtout. C'est dur d'admettre qu'on a une maladie mais tu n'es en rien responsable, c'est un désordre chimique. Peut être tu dois essayer un stabilisateur d'humeur, un antidépresseur qui a un rôle anxiolytique et faire une thérapie comportementale, la seule qui t'aidera à vaincre cette phobie sociale. Bonne chance, courage surtout. Le principal c'est que tu te mettes bien en tête que tu finiras par guérir et que surtout tu n'es pas folle. Pour écrire comme ça, tu n'es certainement pas folle.

    Commentaire


    • ,espoir,



      Bonsoir Fatima,

      En te lisant, je me retrouve, c'est terrible en fait c'était terrible!!!!!
      Depuis de très nombreuses années je me suis gavée d'anxiolytiques et antidépresseurs......J'étais une épave.
      Les psy, il faut être honnète, n'ont pas beaucoup de solutions et nous abrutissent avec des médicaments.
      Je ne vais pas étaler mon parcours, mais je veux dire et même le crier, sans sortir, c'est possible.
      Fin septembre 2009, au bout de 3 semaines dans un hôpital et voyant que le personnel n'était pas à la hauteur en te laissant dans ton coin......
      J'ai pris conscience que je n'étais pas à ma place et il n'y a que la volonté pour y arriver.
      Je te jure, j'ai fait ma valise en signant une décharge Lorsque l'on touche le fond, un instinct de survis se met en place.
      Donc il y a plus d'un an que j'ai absoluement tout stoppé d'un coup.
      Plus de traitement trainant à la maison, je me suis dis non et non et tu vois je tiens. La volonté et se faire aider avec ube thérapie cognitive et comportementale, c'est extraordinaire et tu ne reste pas passive, il y a des objectifs à atteindre.
      Une petite marche, chaque jour et tu grimpes, tu grimpes et comme tu es tellement fière de toi, tu continus sans souffrir......peu à peu ta vie deviens plus belle, tu veux voir du monde etc.....
      J'avoue que les premiers jours ont été terribles mais il faut dire que je consommais 17 équanyl par jour.
      Durant les moments de manque, j'essayais de tout ranger dans la maison ou partir faire du vélo en me surpassant et transpirant, il fallait que mon corps souffre et que ma tête ne soit jamais vide. Dès le 3ème jour mes habitudes changeaient et je faisais tout pour évider la routine d'avant.
      Maintenant, je suis hyper heureuse, je me sens libre dès le réveil, je vis tout simplement. Mon regret à l'heure actuelle: mais pourquoi ai-je attendu si longtemps avant de réagir. J'ai perdu énormément d'années, j'ai 52ans et je n'ai plus de temps à perdre.
      effexor , bromazépan et lysancia font partie de la classe des "benzo" comme je dis, beaucoup d'effets secondaires et beaucoup plus vite accro, je ne les aime pas du tout et beaucoup plus dangereux.
      Je te souhaite de réussir, il faut y croire. Tu es encore bien jeune et certainement beaucoup de monde t'apprécie! Essaies de trouver la force en toi pour réagir, cela ne peut venir que de toi et avec mon expérience, je t'assure que personne ne peut nous aider, nous croyons mais en fait non!!!!!!!
      Je ne reprendrais jamais de médicaments maintenant que j'ai vu ma vie et santé transformées en quelques mois et personnes ne me reconnais, je suis tout simplement miraculée.
      Je t'assure que cela vaut le coup, accroche toi, tu en vaus la peine; comme un petit oiseau qui fait son nid chaque jour.

      Commentaire


      • Re: Ma vie depuis 7 ans...

        Il est important pour un patient à la condition d'obtenir l'asthme aide immédiatement une fois que les symptômes commencent à se produire. Avec elle, les enfants souffrant d'asthme devraient également obtenir des thérapies de longue date qui pourrait les aider à gérer les symptômes afin de vivre aussi normalement que possible. Il devrait y avoir un plan de gestion de l'asthme pour chaque patient, jeune ou vieux. Cela pourrait aider beaucoup à réduire les symptômes et la fréquence de leur apparition.
        <lien supprimé par le modérateur>

        Commentaire


        • Re: Ma vie depuis 7 ans...

          merci de ce très beau témoignage et surtout très positif. en effet avoir le courage de tout arrêter est franchement très courageux mais attention cela dépend de chacun et ces médicaments sont nécessaires chez certaines personnes qui souffrent et ont besoin de ces molécules.
          Dr Sophie D'AGUANNO,
          Médecine générale,
          N° RPPS: 11000 14 463 83
          Cet avis ne peut en aucun cas se substituer à une consultation médicale.
          Pour plus de précisions, rendez-vous sur .France Médecin.

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