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Deuil de ma grand-mère

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  • Deuil de ma grand-mère



    Bonjour à tous,

    Je ne sais pas vraiment comment marchent les forums, ni comment commencer ce message. Peut-être vais-je simplement en venir au fait.

    J'ai 20 ans, j'ai perdu ma grand-mère il y a 2 ans. Elle était la seule famille qui me restait en dehors de mes parents et mes frères. Elle me manque terriblement,je ne pouvais parler qu'à elle de choses dont je n'osais faire part à mes parents ou amis. Maintenant qu'elle est partie je me sens incroyablement seule, abandonnée, alors que mes parents, mes amis me donnent tout l'amour dont je devrais avoir besoin. Je souffre tellement de ce deuil, depuis tout ce temps, que j'ai l'impression que je ne serais plus jamais heureuse.
    J'ai connu bien d'autres deuils avant, et j'ai pourtant toujours réussi à m'en remettre. J'ai même l'impression que je ne serais plus capable d'aimer, et je ne sais même pas si j'en ai envie d'ailleurs, quand je vois le mal que ça fait, une fois cet amour perdu. 2 ans se sont écoulés, je devrais avoir fait mon deuil, je ne culpabilise pas, je ne regrette rien, on s'est quitté en bon termes, tout est en place pour faire un deuil convenable.
    Cependant quand je pense à elle, même les bons souvenirs, je pleure. Je ne le montre à personne, n'en parle à personne, tout simplement parce que j'ai l'impression que je ne suis pas à plaindre, c'est la seule épreuve réellement dure que j'ai eu à traverser, et je ne vois pas qui pourrait comprendre, moi même je ne me comprends pas. J'ai beaucoup d'amis sur qui je peux compter, une famille qui m'entoure, des études qui me plaisent. Et quand je vois les épreuves que certains ont à traverser, avoir simplement perdu ma grand-mère, je me sens presque honteuse de m'en plaindre.
    Mais j'ai 20 ans, et je n'est pas été réellement heureuse depuis sa mort. J'aimerais que cela passe, mais je n'aurais jamais la force d'aller en parler à un docteur ou un psy, de plus j'aimerais etre capable de faire mon deuil seule. J'aimerais être en paix avec mes souvenirs, simplement en sourire et pas les pleurer.

    Même si vous ne pouvez pas grand chose, chers inconnus, ça fait du bien de laisser sortir ça, depuis le temps que je le gardais en moi.

  • Bonsoir lucie



    Je viens de te lire, et une chose m'a "choquée", c'est quand tu dis que tu as presque honte de te plaindre du fait que tu as perdu ta grand mère !! tu n'as pas avoir honte ! bien sur y'a tjrs pire ailleurs (ceux qui perdent un enfant...) mais dans ces cas là, on ne pense qu'à SOI et il le faut aussi, j'ai perdu mon oncle y'a seize jours (mon message est sous le tien), j'ai 34 ans et j'ai tjrs mes quatre gd parents, j'ai de la chance je le sais, bref j'ai perdu mon oncle, et j'ai mal, comme toi je ne pense pas que le temps fasse grand chose malgré tout ce qu'on me dit..
    Tu es jeune, tu feras ta vie, et ta grand mère en fera partie, il faut, car la vraie mort est celle où on oublie la personne non ? plein de courage, et si besoin, écris...

    Commentaire


    • Bonsoir lucie
      Bonsoir sandrine




      Javais écris un message assez long, mais à cause dun bug informatique il a été effacé, et comme jécris un peu comme ça me vient, je suis frustrée de ne pas me souvenir de tout ce que javais à te dire ! Je me permets de te tutoyer, cela dit si ça te dérange, je peux passer au vouvoiement, après tout tu es mon aînée. Cest simplement quévoquer des sujets si personnels ne me donne pas envie de mettre la distance du vous.

      Jai lu ton message et je suis vraiment désolée pour ton oncle. Jai également perdu le mien, mais je nen étais pas aussi proche que toi. Cependant je létais vraiment de ma grand-mère, doù sûrement ma difficulté à en faire le deuil correctement.
      Jai perdu également tous mes grands-parents, et je peux tassurer quavec le temps, la douleur satténue. Je vois bien même avec ma grand-mère, que je ne la pleure pas comme au premier jour, et encore une chance sinon je crois que lon pourrait appeler cela une dépression. Jai lu quun deuil bien fait en moyenne prenait deux ans, le tien est bien trop récent pour que tu puisses sentir une atténuation de ton chagrin.

      Pour réussir à tourner la page , il est important de sêtre quitté en bons termes avec le défunt, si ce nest pas le cas, il faut lui pardonner, quelque puissent avoir été ses erreurs. Sil y a le moindre ressentiment, il est impossible de laisser glisser doucement la personne hors de son esprit au fil du temps. Cependant, même lorsquon sest quitté en bons termes, il faut quand même pardonner au défunt. En effet, même si on ne se lavoue pas toujours, ou pas facilement, on lui en veut un peu dêtre parti, et nous avoir laissé derrière, avec toute cette peine. Il faut se souvenir des moments heureux, et ne pas se rappeler uniquement des moments douloureux liés à la maladie.

      Tu me dis que je ferais ma vie, que je suis encore jeune, et je suis bien daccord, et je te trouve toi-même encore bien jeune. Tu as des enfants et un mari, même si pour le moment, tu ne vois en eux aucune source de réconfort, ils le deviendront, après tout ils sont ton avenir, un petit morceau de toi qui continueras de vivre quand tu te seras à ton tour éteinte. Pour le moment tu es en plein dans le chagrin, mais tes enfants te forceront à regarder vers le futur, et pas toujours vers le passé.
      La mort fait indéniablement partie de la vie, tu vas aussi perdre tes grands-parents, dailleurs si tu ne les voyais pas mourir, cela voudrait dire, dans la majorité des cas, que tu es morte avant eux, et ce nest pas dans le bon déroulement des choses. La mort est constitutive de la vie, le simple fait davoir donné naissance à des enfants, cest également signer leur arrêt de mort. Cest comme ça, il ne faut pas lutter contre. On vit, si possible au maximum, sans sarrêter sur les petites contrariétés de la vie, et un jour on meurt, on laisse la place à la nouvelle génération et ainsi de suite. Il nest pas forcément évident dadhérer à cette philosophie, mais elle permet de se faire une raison et continuer à vivre.

      Quand ma grand-mère est morte, on a trouvé dans son sac un poème, que lon a lu pour son enterrement, il est vraiment positif sur sa façon de voir la mort. Quand je le lis, je me dis que cest la vision que je devrais avoir, même si bien sur cest plus facile à dire quà faire. Je te le copie :

      L'amour ne disparaît jamais, la mort n'est rien.
      Je suis seulement passé dans la pièce à côté.
      Je suis moi, tu es toi.
      Ce que nous étions l'un pour l'autre nous le sommes toujours.

      Donne-moi le nom que tu m'as toujours donné.
      Parle-moi comme tu l'as toujours fait.
      N'emploie pas un ton différent, ne prends pas un air solennel ou triste.

      Continue à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
      Prie, souris, pense à moi.
      Prie pour moi. Que mon nom soit prononcé à la maison comme il l'a toujours été, sans emphase d'aucune sorte, sans une trace d'ombre.

      La vie signifie tout ce qu'elle a toujours signifié.
      Elle est ce qu'elle a toujours été.
      Le fil n'est pas coupé. Pourquoi serais-je hors de ta pensée simplement parce que je suis hors de ta vie...
      Je t'attends, je ne suis pas loin, juste de l'autre côté du chemin.
      Tu vois, tout est bien.

      Même si je ne peux pas grand-chose pour toi, jespère que tu trouveras du réconfort à pouvoir simplement parler de ton chagrin.

      Je te souhaite bonne chance, et toi non plus, nhésite pas à écrire.

      Commentaire


      • Bonsoir sandrine




        je viens de voir ton message, bien sur que tu peux me tutoyer ! 2 ans pour un deuil en moyenne ! et ben mon chemin n'est pas fini ! oui je perdrai mes gd parents et ca me fend le coeur d'avance, car (surtout mes gd parents maternels) j'en suis très proche, et malgré leurs âges avancés, je sais que c'est dans la nature des choses mais bon j'arrive pas à accepter cette vision de la vie, je profite donc au jour le jour d'eux ! j'ai des hauts et des bas, des moments de mieux et dix mn après je craque, j'ai la chance d'avoir mes enfants, ça me tient, j'ai cet avantage sur toi, nous étions en très bon terme quand il est parti, donc aucun regret, plutot des questions auxquelles je n'aurai jamais de réponses, le texte je l'avais déjà entendu c'est beau mais bon la réalité en est tout autre malheureusement, SI on savait ce qui se passe "après", je me dis que je le retrouverai un jour, dur, c'est trop dur....courage à toi !

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        • Deuil de ma grand-mère



          Savoir que l'on n'est pas seul à souffrir d'un décès, c'est une bonne chose.

          Moi aussi j'ai perdu ma grand-mère. Mes parents travaillaient beaucoup, j'avais de gros soucis et j'ai fait une dépression étant adolescente. J'ai trouvé un réconfort auprès d'elle.

          Ma grand-mère est décédée en 2000, je ne dis pas que je pleure son décès tous les jours, mais pourtant, la douleur revient, lancinante, même 9 ans après.

          Le souci, c'est que même si je me rappelle lui avoir dit que je l'aimais, je n'ai pas été très agréable avec elle, ce qu'on appelle l'âge bête (j'avais 16 ans quand elle est décédée). Depuis, je m'en veux de ne pas l'avoir mieux traitée.

          Entre temps, ma famille a volé en éclats, et moi je suis partie vivre à 500km avec mon compagnon.

          Je ne dis pas que l'on est en deuil toute sa vie, ni qu'on oublie et que l'on passe le cap. Pour moi, chacun vit son deuil différemment. Pour moi, c'était comme une mère. Automatiquement, dès que je suis submergée de soucis, je redeviens nostalgique, et alors là, j'ai l'impression de l'avoir perdu il y a tout juste quelques jours.

          Parce que c'était mon pilier, c'est elle qui m'aidait à surmonter les obstacles. Mais finalement, ce qu'il faut se dire, c'est peut-être qu'il faut tourner cette souffrance à son avantage. Penser à elle, même si je souffre, ça me redonne aussi du courage.

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          • Départ de ma grand-mère



            bonjour,

            moi aussi je ne sais pas comment marchent les forums; moi aussi j'ai perdu ma mamy il y a 9 mois et je n'arrive toujours pas à réaliser, elle me manque bcp, c'était mon amie.
            je te comprends car moi aussi je pleure

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