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Les mensonges de la médecine - 1

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  • Les mensonges de la médecine - 1



    Par le Docteur Roger DALET, praticien et chercheur, pneumophisiologue, ancien interne des hôpitaux et ancien chef de clinique. Il a exercé la médecine pendant plus de trente ans, et a enseigné au Centre homéopathique de France et à l'hôpital Beaujon, la pratique de l'acupuncture.

    Extraits de son livre : "Les mensonges de la médecine" (Editions Hachette).


    "Au début, c'est un bruit qui court... Il va d'un malade à l'autre. Il était venu par ici, il ressort par là. De l'hôpital à la clinique, en passant par la loge de la concierge, tel la calomnie du barbier de Séville, ce bruit a d'abord rampé, puis vite, vite, il s'est redressé, il s'est enroulé autour de ces crieurs publics que sont de nos jours les antennes des médias. Et, soudain, il éclate et tonne, descend dans la rue avec les cortèges de médecins, remonte dans les programmes et les discussions des partis politiques, bref, il s'étale partout. Ce bruit se résume en quatre mots : la médecine, est malade.

    Comment est-ce possible ? Comment la médecine, qui a pour objet précisément de soigner les malades, a-t-elle été, à son tour, frappée par la maladie ?

    Et d'abord : qu'est-ce que la médecine ? Si l'on en croit le Petit Larousse, référence des honnêtes gens et des scrabbleurs , la médecine est la science qui a pour objet la conservation ou le rétablissement de la santé . N'en déplaise aux respectables messieurs fort distingués qui rédigent cet honorable dictionnaire, cette définition si simple recèle deux erreurs majeures, à son début et à sa fin.

    D'abord, la médecine n'est pas une science : les sciences, ce sont les mathématiques, la physique, etc., des choses précises, carrées, réglées. La médecine, non ! Elle utilise des sciences nombreuses, certes, la chimie, la biologie, etc., mais elle n'en est pas une.

    Quant à la santé, qui peut dire où elle commence et où elle finit ?

    Demandons-le alors à l'Organisation mondiale de la santé, qui, par définition, doit savoir ce dont il s'agit : la médecine, nous dit ce savant aréopage, a pour but d'établir et de maintenir un état de complet bien-être . Voilà qui est à la fois moins ambitieux, mais tout aussi flou. Car mon bien-être est parfait quand j'entends une musique qui me ravit, quand je vois un paysage qui m'enchante, quand je sens un parfum qui m'enivre, quand je suis au lit avec ma tendre épouse. Et la médecine n'y est vraiment pour rien. Alors, si les définitions ne peuvent rendre compte de ce qu'est la médecine., et - a fortiori - de sa maladie, peut-être faut-il me tourner vers ceux qui en usent et de ce fait la servent : qui sont donc ces usagers, les clients voire les patients de nos honorables médecins ?

    Pendant longtemps, ils ont été deux : le médecin et le malade. C'était un ménage classique, avec ses moments d'accord et de désaccord comme dans tous les ménages mais allant cahin-caha, plutôt bien que mal ; et, quand il y avait brouille, se réconciliant sur l'oreiller dans le fameux colloque singulier qui en résumait l'exercice. Mais voilà qu'un troisième larron s'est petit à petit glissé dans le lit
    conjugal : ce troisième partenaire, c'est la société. Depuis, rien ne va plus. Comme dans les ménages à trois, le mensonge est entré dans la maison. Le mensonge ou, plutôt, toute une ribambelle de mensonges, les uns minuscules, les autres énormes. Et, malgré tous ces mensonges, aucun des trois protagonistes - le malade, le médecin, la société - n'est heureux. Je vous propose de voir les raisons de leurs malheurs. Des trois comparses, c'est le dernier cité qui a crié le premier. C'est bien normal, car la société est quelque chose d'indistinct, de flou qui recouvre maintes réalités - l'État, l'Administration, etc., les plus froids des monstres froids. Pour elles, le malade c'est toujours l'autre. Et leur seul point vraiment sensible, c'est le porte-monnaie. "


  • Les mensonges de la médecines - 2



    Il me semble indispensable d'apporter un complément d'information. La société est quelque chose d'indistinct, de flou qui recouvre maintes réalités - l'État, l'Administration, etc., les plus froids des monstres froids. Pour elles, le malade c'est toujours l'autre. Et leur seul point vraiment sensible, c'est le porte-monnaie. Le monde entier retentit des cris d'orfraie de tous les organismes sociaux - et cela quel que soit le mode de médecine utilisé : libéral, socialiste, mutualiste, etc. Partout, les sommes déboursées sont énormes, partout les budgets sociaux dépassent ceux des États eux-mêmes. Comme on l'a dit, si la santé n'a pas de prix, elle a un " coût ", et ce coût dépasse les possibilités des différents pays. Alors, on en débat, on se bouscule, on se dispute. Et, surtout, on tâche de serrer, partout où on le peut, les boulons. Comme l'a bien précisé le professeur Jean Bernard, on essaye d'un côté des mesures politiques : "certains ont proposé de supprimer la Sécurité sociale. D'autres ont déclaré inacceptables les bénéfices scandaleux des firmes pharmaceutiques ". Cela pour les dépenses de gestion.

    Mais encore : " des mesures médicales ont été proposées par quelques-uns : donner moitié moins de médicaments, par exemple. Ou des mesures de qualité : certains ont dit de ne pas traiter toutes les maladies, ou de ne pas rembourser les maladies bénignes ". Tout cela trouve vite une fin. Nul ne veut se priver de protection sociale, nul ne peut arrêter la recherche ; et qu'est-ce qui est bénin qu'est-ce qui ne l'est pas ? Qui peut le dire ? Et sur quels critères ? Alors, on a cherché ailleurs. Et on a trouvé la prévention. "Dans la série des grandes " tartes à la crème " médicales, du déficit de la Sécurité sociale à la médecine hypertechnique de l'an 2000, la prévention est en train de se tailler la part du lion. Et, comme il s'agit d'une chose qui paraît plutôt bonne a priori, les avis réservés ou dubitatifs sont rares." Et pourtant... D'abord, la prévention, c'est quoi ?

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    • Les mensonges de la médecines - 2
      Les mensonges de la médecine - 3



      La définition qu'en donne le docteur De Butler est la suivante : c'est savoir jusqu'où on peut "emmerder" quelqu'un pour l'empêcher de tomber malade. Même en cherchant bien, il est difficile de mieux rendre compte de l'ensemble des problèmes posés, aussi bien par une prévention individuelle que collective. A part cette aimable boutade, nous voyons tout de suite que la société elle-même introduit dans la médecine deux sortes de mensonges. Le premier théorique, le second pratique. D'abord, on confond systématiquement prévention et dépistage. C'est jouer sur les mots, direz-vous.
      Non, car dépister c'est découvrir une maladie - le plus tôt possible certes - mais tout de même une maladie déjà déclarée. Ce n'est donc pas de la prévention qui consiste, elle, à empêcher la maladie d'apparaître. On parle tout le temps de prévention du cancer du sein , alors qu'il s'agit de dépistage précoce. C'est un premier mensonge. Un deuxième mensonge surgit au cours de l'exercice même de la pratique médicale. Lorsqu'on demande à un médecin un de ces innombrables certificats qui sont censés permettre ou interdire telle ou telle activité, on prétend faire de la prévention. Lorsqu'en tant que médecin, vous garantissez -pour prendre des exemples courants - que le jeune Bernard peut faire du ping-pong sans danger ou que Jean-Luc, qui veut être mécanicien a intérêt à éviter les gros efforts, qu'est-ce que vous en savez vraiment ? De telles affirmations sont totalement irresponsables - mais la société se repose dessus. Elle a fait de la prévention, et elle en fait encore lorsqu'elle affiche partout, avec un insuccès aussi certain qu'onéreux, qu'il ne faut pas fumer, pas cracher, etc. La société a bonne conscience.

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      • Les mensonges de la médecine - 3
        Les mensonges de la médecine - 4



        Les Français bénéficient d'une médecine de très haut niveau technique tout en pâtissant d'un système de soins aussi inadapté que décevant, dans lequel on se demande où est la place du malade En une seule phrase tout est dit. Et c'est d'autant plus vrai que cette absence stupéfiante du malade se retrouve dans tous les modes de soins.

        S'agit-il de l'hôpital ? Dans un article déjà ancien publié dans Le Monde, Gabrielle Rolin décrit sa douloureuse expérience : à l'hôpital, nous dit-elle, les détenteurs de la science toisent le malade de si haut que c'est à peine s'ils le voient... N'essayez pas de les intéresser à votre cas : un estomac, un foie, un coeur comme le vôtre, on en rencontre à chaque coin de rue. Vous souffrez ? La belle affaire ! Prenez une pilule rose. Vous avez peur ? Ajoutez une pilule bleue. Mais, de grâce, gardez pour vous vos états d'âme et vos questions ! Ou adressez-vous à l'interne, à l'infirmière, à la fille de salle. Les patrons n'ont d'oreilles que pour vos râles ou vos borborygmes : "tendez la jambe, levez le bras, tirez la langue, toussez ". Vous vous empressez d'obéir, de révéler les secrets de votre mécanique, de fournir des renseignements qu'on ne vous demande même pas. "J'ai là comme une sensation de brûlure ", expliquez-vous. Ou, plus précisément, " de picotement ". Vous parlez encore que, déjà, votre examinateur blasé se dirige vers le lit suivant.

        A la surveillante qui trottine derrière lui, il a lancé sans desserrer les dents : " vous lui ferez une V.S. et une P.L. ". Mais vous avez entendu ; ce langage codé vous alarme. Qu'est-ce que c'est ? Qu'est-ce que j'ai ? Trois fois rien, vous glisse un étudiant charitable en pressant le pas pour rejoindre le cortège qui s'éloigne. Il vous vient des idées absurdes.
        Vite, qu'on vous donne la pilule bleue ou rose, qu'on vous pique, qu'on vous sauve ! Et tant pis, tant mieux, si le grand patron vous traite en menu fretin ! En son absence (il ne passe, en effet, qu'un jour par semaine) ses assistants se relayent à votre chevet. Ils découvrent parfois des signes qui ont échappé au maître et leur satisfaction n'a d'égale que votre inquiétude. Car c'est sur vous qu'elles retombent, ces erreurs de diagnostic ou, de traitement dont ils rient sous cape. La prudence les condamne à n'exposer leurs critiques que sous forme de hochement de tête, de froncement de sourcils, ponctuant quelques remarques sibyllines : "Évidemment... Il fallait s'y attendre ... Cela sautait aux yeux. Mais c'est toujours la même chose " ... Inutile d'implorer un supplément d'information, d'inciter les sous-chefs à la révolte ou de leur offrir votre opinion, votre arbitrage. Vous n'avez pas voix au chapitre. "Mais c'est de mon corps qu'il s'agit ", protestez-vous. Et puis après ! Vous confiez bien votre argent à la banque et votre sort à l'Êtat. A quoi serviraient les spécialistes si les gens ne leur déléguaient pas les pleins pouvoirs ?

        Et moi là-dedans ? Ma personne, mon âme, appelez ça comme vous voudrez. : Adressez-vous au psychiatre ou à l'aumônier, le second a sur le premier l'avantage de vous épargner les drogues. Et le titre de son article résume bien son exposé : Il n'est bon malade que muet. Rien ne s'est particulièrement amélioré depuis cette amère description. Encore faut-il ajouter, comme le dit impitoyablement le professeur Escande, que la sommité médicale qui dirige ce troupeau est parfois en état de marcher, mais n'est plus en état de marche et que l'on montre peut-être plus le patron aux malades que les malades au patron.

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        • Les mensonges de la médecine - 4
          Les mensonges de la médecine - 5



          Et j'ai fait constaté que rien ne s'est particulièrement amélioré depuis cette amère description. Encore faut-il ajouter, comme le dit impitoyablement le professeur Escande, que la sommité médicale qui dirige ce "troupeau" est parfois en état de marcher, mais n'est plus en état de marche et que l'on montre peut-être plus le patron aux malades que les malades au patron.

          S'agit-il de la consultation médicale pratiquée au cabinet du médecin de ville ? De plus en plus souvent, on entend ce propos désabusé du malade, à la fin de celle-ci : Le docteur ne m'a pas compris... Il m'a donné des examens, des radios à faire, il m'a prescrit une longue " tartine " de médicaments, mais il ne m'a pas vu, il ne m'a pas écouté, il ne m'a pas entendu. C'est le leitmotiv qui revient dans la plainte de ceux que la médecine appelle, si justement, des patients. Et cela dans tous les modes d'exercice médical. Passons en revue ces griefs :

          Le malade n'est pas vu.
          Cela n'est, hélas, que trop vrai. Où est le temps où le médecin examinait longuement son patient avec ses yeux, ses oreilles, ses mains, voire son odorat, et où les examens complémentaires, étaient bien des compléments et non l'essentiel de l'exploration ? Parfois, on ne demande même pas au malade de se déshabiller avant de commencer sa course haletante chez les différents spécialistes.

          Le malade n'est pas écouté.
          On le presse, on le bouscule. Vous avez mal ? Où ? Quand ? Il faut répondre tout de suite. Alors que le mode d'expression de la souffrance est presque plus important que la souffrance elle-même. Car ce mode implique tout le passé, tout le vécu, en un mot toute la personnalité du sujet. Encore heureux, quand le patient n'est pas harcelé : Mais non, Monsieur, vous vous trompez, vous n'avez pas mal sur le devant de la jambe, mais sur l'arrière... parce que le médecin veut à tout prix que ce soit une sciatique, et... que ça n'en est pas une.

          Le malade n'est pas entendu.
          Il y a là un pléonasme, direz-vous'? Non, car entendre quelqu'un est beaucoup plus compliqué et plus profond que l'écouter. C'est comprendre ce qu'il veut dire,faute de quoi toute la relation médecin-malade ne sera qu'un malentendu. Cela se passe parfois tout simplement au niveau des mots utilisés : le docteur Bensasson, dans son amusant livre consacré au langage médical populaire, note qu'un diabète compliqué, pour le médecin, c'est un diabète qui atteint les yeux, le coeur, les reins, alors que pour un malade, c'est une maladie difficile parce qu'elle entraîne un régime empoisonnant et des piqûres tous les jours. A un degré de plus, c'est la compréhension de la maladie qui change : pour de nombreuses femmes, les troubles des règles font partie des troubles de la circulation car il y a du sang qui coule, bien ou mal. Un médecin se souvient d'un malade qui niait absolument une sciatique gauche car, pensait-il, le nerf grand sciatique n'existait qu'à droite.

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            Mais qu'en est-il de l'écoute du malade ? Il faut savoir qu'en la matière il y a tout le non dit, voire le non pensé par le malade, mais qui s'exprime dans un éclair du regard, une attitude du corps, un frémissement de la voix. Tout cela demande à être perçu, étudié, expliqué. Et ces carences font d'autant plus souffrir le malade qu'elles s'accompagnent de la part du médecin d'une attitude supérieure ou méprisante. Il s'agit là du fameux pouvoir médical, remarquablement décrit dans le livre la Dépendance :

            J'ai observé - nous dit l'auteur - que parmi les contestations contemporaines... parmi la jeunesse en particulier, se trouve l'accusation portée contre les médecins de profiter d'une situation de fragilité du patient, de désarroi dû à la maladie et à l'angoisse qui l'accompagne, pour en tirer des avantages psychologiques et même matériels. Pour imposer, sans réplique, un point de vue quelquefois discutable, au nom d'un savoir qu'il présente, en façade du moins, avec une assurance dérisoire. Pire encore, pour se conduire comme de petits potentats, n'ayant ni la politesse de l'heure, ni l'ouverture dans le dialogue, mais, au contraire, avec un mépris souverain du malade, qu'ils sont censés aider. Sans compter l'irritant problème du coût des prestations médicales jugé souvent excessif. Bref, dogmatisme de la pensée, autoritarisme de la conduite et avidité économique .

            S'il est vrai que tous les médecins n'ont pas cet état d'esprit, il n'en reste pas moins que trop d'entre eux en donnent l'impression. Qu'ils ne s'étonnent pas alors que leurs malades soient malheureux, mais aussi que leur image se dégrade, et, en particulier, que leurs prescriptions ne soient plus respectées. Un sondage réalisé en 1981, par l'institut Louis-Harris révèle que 71 % des Français ne suivent pas exactement les prescriptions de leur médecin . Ce chiffre monte à 85 % pour le professeur Pasquier à Lyon. Tout simplement, nous constatons tous que les armoires à pharmacie familiales regorgent de médicaments prescrits, au cours de visites successives, et qui vieillissent, se périment, ou pire sont réemployés à contre-temps, dans un cas différent.

            Le pouvoir médical, a-t-on dit, oscille entre les deux attitudes antinomiques : l'enthousiasme du vulgarisateur et la réserve hautaine de celui-ci, qui, fier de son savoir, n'en veut rien communiquer. Et ces défauts culminent chez le spécialiste médical. Spécialiste ! Le mot recèle quelques mystères interdits aux profanes, quelque chose d'incantatoire, de magique, comme si la seule invocation devait, à coup sûr, résoudre tous les problèmes . Quel pouvoir que celui de détenir tout le savoir dans un secteur précis de la connaissance. Or, ce pouvoir médical si abusif, ce n'est pas le médecin qui l'a inventé. Il lui a été inculqué, inoculé littéralement pendant ses études ; on lui a dit, répété que seuls les lois, les raisonnements, les découvertes des médecines officielles étaient capables et dignes d'en permettre l'exercice. Encore un mensonge supplémentaire. Si, au moins, il rendait le médecin heureux...

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            • Les mensonges de la médecine - 6
              Les mensonges de la médecine - 7



              Dans de nombreuses situations le médecin est le premier à être malheureux. Il en est même malade... Et gravement.
              Ainsi a-t-on noté, qu'en 1980, 24 % des arrêts de travail des médecins, supérieurs à 90 jours, étaient dus à des affections psychiatriques, 18 % à des maladies cardio-vasculaires, et 11 % à des troubles nerveux. Aujourd'hui, drogue et alcoolisme sont en nette recrudescence dans le monde médical, et 50 % des maladies des médecins sont estimée devoir être rattachées. au stress (c'est-à-dire à l'angoisse). Le Scottish Hospital de Londres a fait paraître une étude réalisée entre 1963 et 1972, portant sur cent mille entrants médecins et cent mille entrants de catégorie sociale comparable mais non médecins. On relève deux fois plus d'hospitalisations en psychiatrie dans le groupe de médecins et quatre, cinq fois plus lorsque les médecins ont plus de 64 ans. Le médecin rechute une fois et demie plus que le non-médecin.

              Certes, le médecin vit dans la société et en partage les craintes et les soucis, mais la différence provient, à n'en pas douter, de la médecine elle-même. Comment le médecin peut-il être, lui aussi, un malade de la médecine ? Essentiellement à cause d'un immense malentendu né de la rencontre du médecin et du malade. Le médecin ne retrouve pas ce qu'il a appris, quand on le lui a appris, et, en conséquence, ne croit plus à ce qu'il fait. Un médecin se souvient de la surprise d'un jeune interne qui s'exclamait dans les premiers jours de son premier remplacement : Mais ils n'ont rien ces gens-là ! Ils n'ont rien ! Naturellement, ils n'avaient pas rien, mais ils avaient des choses tout à fait différentes de ce qu'il avait appris à la faculté et vu à l'hôpital. La meilleure comparaison qu'on en a pu faire se trouve dans le journal Que choisir ? La formation du médecin, dit en l'espèce cette publication, ressemble à celle d'un électricien qui, ayant étudié la physique théorique à un niveau élevé, et après avoir bricolé quelques interrupteurs pour se faire la main, se mettrait à monter une entreprise d'installation électrique. Les courts -circuits ne manqueraient pas Seulement, en médecine, l'installation qui saute, c'est la vie humaine !

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              • Les mensonges de la médecine - 7
                Les mensonges de la médecine - 8



                Pour le médecin débutant, il apparaît vite qu'il y a deux types de malades. Ceux qui ont une maladie précise : cette pathologie fait l'objet de nombreuses recherches dans les services spécialisés, elle est bien enseignée lors des études médicales (tels l'infarctus du myocarde, le cancer pulmonaire, etc.). Il n'y a pas de problèmes majeurs sur le diagnostic et le traitement. Mais ce type de malade représente moins de 20 % de la clientèle du généraliste, et les huit dixièmes des malades sont des sujets présentant des troubles variables : douleurs atypiques, manifestations digestives, fatigue générale, insomnie, etc. On les appelle, en médecine, les "fonctionnels", les "dystoniques", etc. Dans ce domaine, la science médicale est bien hésitante ; la formation des médecins est mal faite, la conduite à tenir mal précisée. Or, pour couper au dialogue qui s'instaure et qui met mal à l'aise le médecin non préparé, celui-ci va faire pratiquer trois ou quatre examens souvent inutiles, et prescrire des ordonnances coûteuses qui ne servent souvent à rien. Je serais même plus sévère en disant que c'est sur ce terreau de 80 % de fonctionnels que poussent les 20 % de malades précis et que, compris et traités à temps, un grand nombre de ceux-ci ne le seraient pas devenus. Pire : même chez les malades précis - reprenons cette expression étrange - le médecin qui aura dépisté la maladie sera souvent bien incapable de prescrire le médicament qu'il faut, à la dose qu'il faut. Parce qu'on ne le lui aura pas enseigné.

                Invraisemblance des invraisemblances : la thérapeutique, la science des médicaments, est la Cendrillon des études. On passe des heures à bourrer le crâne des étudiants en médecine avec les mille et un aspects de maladies rarissimes qu'ils rencontreront deux fois dans leur vie, et quelques minutes seulement à leur parler des médicaments les plus courants, de leurs qualités, et - ce qui est au moins aussi important - de leurs défauts et de leurs incompatibilités. On ne cite jamais ou pratiquement jamais le nom sous lequel le médicament est vendu au public. On comprend le désarroi du jeune médecin qui s'installe. Écoutons ce qu'écrit l'un deux, Sylvain Durand, interne en fin de scolarité :

                "Pendant 7 années, on ne nous donne que les grands traits de la thérapeutique, sans jamais nous expliquer les conduites à tenir. Or, la conduite à tenir... c'est primordial. Quand j'ai pris les fonctions d'interne... j'ai eu affaire à des malades qui présentaient des crises d'angine de poitrine, et j'ai dû me référer à des ouvrages... Il est triste, après 7 ans d'études, de devoir se référer à des bouquins pour pouvoir soigner les gens." Ce n'est pourtant pas que notre jeune médecin consciencieux n'ait essayé d'approfondir la question. Écoutons-le encore : Pour ma part, j'ai passé un certificat de thérapeutique... Ce certificat devrait, normale-ment, permettre de répondre aux questions du malade qui demande des médicaments pour ne plus souffrir. Mais si je prends, par exemple, le cours sur l'angine de poitrine, on nous l'a décrite dans le détail, on nous a répété les notions qui nous ont déjà été données en deuxième année (de médecine), on nous en parle pendant plus de trois quarts d'heure, et, dans les cinq dernières minutes, l'enseignant nous donne les grands traits de la thérapeutique.

                A la place du traitement : le vide. Vide qui va être comblé par la publicité, dont le meilleur porteur est le visiteur médical. Contrairement à ce qu'on dit habituellement, je ne crois pas à la malhonnêteté foncière de ces vendeurs ni de leurs patrons : les laboratoires. Mais enfin, ce sont des vendeurs : ils y croient et font partager leur foi aux autres. Et ce sera tel produit, le meilleur dilatateur des vaisseaux, tel autre souverain dans les ballonnements, etc.

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                • Les mensonges de la médecine - 8
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                  Quels peuvent être les résultats de cette mixture ?

                  Alors il peut se passer deux choses :

                  - D'abord, nombre d'ordonnances sont probablement faites en dépit du bons sens. Le 16 novembre 1981, dans une conférence de presse tenue par la Fédération nationale de la mutualité française, le professeur Dangoumau, de Bordeaux, a démontré que 27 % des ordonnances étaient illogiques, et 9 % dangereuses. Et Dangoumau ajoute : Lorsque six médicaments sont prescrits sur une même ordonnance, dans quatre cas sur cinq la prescription est illogique. Le plus grand des dangers est sans doute que le médecin lui-même ne s'en aperçoive pas, soit parce qu'il est trop pressé, soit parce qu'il désire traiter non pas l'affection en cause, mais les symptômes, soit enfin parce qu'il ignore les interactions des principes actifs prescrits dans son ordonnance .

                  - Ensuite, et c'est la seconde conséquence, le médecin se dégoûte des médicaments qu'il ordonne, on lui a tellement dit : celui-ci est merveilleux, celui-là est souverain, qu'il finit par ne plus y croire. Il se cantonne dans une dizaine de produits, parfois anciens, mais qu'il connaît bien, et par lesquels - en n'en attendant pas trop - il ne sera pas déçu. Et, plus grave, il finit par ne plus avoir confiance dans la médecine qu'on lui a enseignée... et qu'il exerce par routine. Je pense que je ne me tromperai pas si j'écris que la plupart de nos honorables membres qui ont 20 ans et plus de métier n'y croient effectivement plus.

                  Mais, au moins, trouvent-ils dans la reconnaissance que leur vouent leurs malades, vers lesquels ils se penchent toujours - je veux le croire - avec tendresse et même avec affection, la récompense de leurs efforts ? Même pas, et c'est là le deuxième malentendu, le deuxième drame. Le malade demande bien souvent au médecin : un savoir absolu, une efficacité totale, un désintéressement parfait . Le patient espère que le médecin sait tout, au moins de sa maladie actuelle, et qu'il le sait sans défaillance de mémoire ou d'attention, au moins sur la conjoncture et l'instant qui lui importent. Ce savoir absolu, il espère le voir se traduire en une efficacité sans restriction ; sinon, à quoi lui servirait une science abstraite, même la plus vaste du monde ? Enfin, le désintéressement du médecin signifie un amour illimité. Or, il tombe de bien haut - à son attente éperdue, fervente, on répond d'une manière relative, fragmentaire, provisoire . . Le malade se veut écouté, il est à peine entendu . il se veut traité, il est à peine diagnostiqué . il se veut compris, il est à peine étiqueté et pourtant l'un et l'autre - le patient et le médecin ont à leur disposition des formes de médecine qui pourraient les combler.

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                  • Les mensonges de la médecine - 9
                    Les mensonges de la médecine - 10



                    Je voudrais passer d'abord en revue les mensonges de la médecine officielle, qui ont entraîné de si tragiques malentendus. Ces mensonges, vous allez les retrouver à tous les étages de la vie médicale, de la plus humble consultation jusqu'aux recherches les plus sophistiquées.

                    Je vous propose de suivre le médecin praticien au cours de sa consultation, comme il la pratique - ou plus exactement comme on lui a enseigné qu'il doit la pratiquer. Il fait déshabiller le malade ; à ce propos, il y a longtemps que notre célèbre humoriste Pierre Daninos avait remarqué que le même médecin qui nous recommandera ensuite de nous tenir bien au chaud, n'hésite pas, parfois, à nous dénuder dans un courant d'air glacial pour nous ausculter. Mais passons... Ou, plutôt, restons-en à cette fameuse auscultation, pour noter qu'elle fait partie du rituel médical bien plus que des examens indispensables. Quand vous avez mal au ventre, à la tête ou aux membres, elle ne sert rigoureusement à rien, mais il faut bien que le médecin ait quelque chose à faire. Le stéthoscope autour du cou est le symbole du pouvoir médical . Comme l'appareil à tension dans les mains qui, souvent, ne lui sert pas davantage. Puis on vous appuie plus ou moins sur le ventre et... c'est fini. Ainsi, de multiples choses ne sont pas faites.

                    Il n'y a que quelques années qu'on s'est aperçu que l'auscultation des artères du cou ou du ventre était pleine d'enseignements. Cela est couramment pratiqué par des médecins de campagne à la grande hilarité des pontes de la faculté qui n'en voient pas souvent l'intérêt. Mais il y a bien d'autres éléments à examiner : le teint, l'éclat des yeux, l'appareil génital, particulièrement masculin, toujours négligé, et surtout, surtout, l'examen attentif - qui n'est jamais fait - des articulations, de leurs mouvements, de leur jeu , tout particulièrement celles de la colonne vertébrale. Tout cela a bien plus d'intérêt que la vague promenade du stéthoscope. Encore faut-il ajouter que l'examen minimal avec toutes ces insuffisances, tel que j'ai décrit, est de moins en moins pratiqué. De plus en plus souvent, on ne prend plus le temps de déshabiller le malade ; on jugera sur dossier pour établir le diagnostic.

                    Ah ! Ce diagnostic, espoir suprême et suprême pensée du médecin au cours de ses études.J'y ai déjà fait allusion. Mais j'y reviendrai, parce que là se tapit un mensonge redoutable.

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                    • Les mensonges de la médecine - 10
                      Les mensonges de la médecine - 11



                      En effet, je peux dire, que la notion de diagnostic soustend la fonction médicale et un diagnostic devrait précéder tout traitement. Est-ce le cas ? Sûrement non. D'abord, parce que c'est impossible. Il y a, nous dit-on entre 8 000 et 33 000 maladies actuellement répertoriées . Comment veut-on, même avec l'aide de l'ordinateur - qui ne peut répondre qu'aux questions qu'on lui a posées - que tous les cas soient bien classés sous ces 33 000 étiquettes . Quand on examine ce qui se passe dans la pratique du généraliste, on s'aperçoit que celui-ci aboutit à quatre positions :

                      a) Le diagnostic médical complet est fait : par exemple, pneumonie confirmée où le microbe est retrouvé. C'est le cas le plus rare.
                      b) Le diagnostic médical est fait, mais il n'est pas complet : par exemple, rougeole où le virus n'est pas découvert.
                      c) Le diagnostic se limite à une supposition : par exemple, grippe , mot qui recouvre une infinité de causes infectieuses, allergiques, etc.
                      d) Le diagnostic, enfin, s'arrête à un symptôme : fièvre , et le médecin ne va traiter que ce symptôme parce qu'il ne veut, ou ne peut, aller plus loin.
                      Inutile de dire que les trois derniers cas sont les plus fréquents.

                      Mais au moins, pense-t-on, à l'hôpital, les choses se passent d'une manière plus rigoureuse. Hélas ! Il n'en est rien. Bien sûr, on y trouvera le cas rare, la perle à publier . Mais dans la majorité des cas, de sujets sans intérêt particulier , l'incertitude est la même qu'au cabinet du médecin. Et le spécialiste ? Fait-il mieux ? A peine. Le docteur Braun écrit : un sondage nous apprend que pour 20 % des cas envoyés chez le spécialiste, le diagnostic exact a déjà été établi par le praticien. Mais, à la fin des examens complémentaires spécialisés, ce chiffre aura seulement doublé . Concluons donc avec lui : La vieille notion " pas de traitement sans diagnostic préalable " ne résiste pas à une étude objective. Or, pour courir après cette belle qui se dérobe, après ce diagnostic impossible, le médecin va recourir aux examens complémentaires .

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                      • Les mensonges de la médecine - 11
                        Les mensonges de la médecine - 12



                        L'examen complémentaire : c'est le terme consacré car, en effet, à l'origine, ces examens n'étaient que des explorations secondaires pour affirmer et affiner ce fameux diagnostic, un complément précisément. Mais, de plus en plus, et presque toujours aujourd'hui, ces examens sont le centre de l'investigation médicale, puisque le malade n'a été qu'à peine écouté et vu superficiellement. Ainsi, le patient entre dans le cabinet .médical avec des dossiers de plusieurs kilos qu'il vous tend sans dire un mot... tellement il a été rabroué, le pauvre.

                        De ces examens, au moins, va-t-il jaillir la lumière ? De temps en temps... Mais au prix de combien d'explorations fréquemment inexactes, souvent inutiles, parfois dangereuses, onéreuses toujours ?

                        Les examens complémentaires sont-ils donc exacts ?

                        Permettez moi d'abord de considérer les examens classiques de laboratoires : analyses de sang, d'urine, etc. Il y a deux raisons majeures qui peuvent les rendre inexacts. D'abord, leurs chiffres sont toujours approximatifs : ainsi, vous dit-on, un taux de sucre ne doit pas dépasser 1g d'urée 30 cg, etc. Mais ce ne sont que des moyennes, pas forcément valables pour tout le monde.

                        Dire qu'un sujet qui s'écarte de ces chiffres est malade est aussi faux que de dire que, parce que la moyenne de la taille des Français est de 1m 65, quelqu'un de 1m 50 ou 1m 80 est un anormal.

                        Deuxièmement, ces chiffres varient : ils varient au cours du temps, d'une heure à l'autre, d'un jour à l'autre, d'une saison à l'autre. Or, là encore, on ne considère que des moyennes. Nous verrons plus loin combien ces mensonges s'accumulent dans le cas du cholestérol, par exemple.

                        De même, au cours des examens radiologiques, des erreurs sont possibles : un cliché trop ou trop peu pénétré, une radio pas strictement centrée donne de faux renseignements. Même quand la prise des clichés est bien faite, il peut y avoir de fausses images par addition . Dans une radio des poumons par exemple, une grosse veine ou une côte, peut tromper et en imposer pour un trou. Et cela pourquoi ? Parce que le corps est un volume - en trois dimensions - alors que la radio est une photo à plat - en deux dimensions. Toutes les tranches du corps s'y superposent et se cachent les unes les autres.

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                        • Les mensonges de la médecine - 12
                          Les mensonges de la médecine - 13



                          Mais il y a trois sortes d'examens complémentaires inutiles.

                          La première variété, la plus coupable, est représentée ar ceux qui remplacent une observation incomplète du malade. Ce sont, hélas, les plus fréquents. Que ce soit ans un cabinet médical, au domicile du malade ou à l'hôpital, on demande une salve d'examens parce que l'examen vrai, celui qui compte, celui du malade, n'a pas été fait ou a été fait dans la bousculade. Alors, le médecin inattentif ou pressé se dit : J'accrocherai bien quelque chose là-dedans. En réalité, il n'accroche rien, parce qu'il se conduit comme un pêcheur qui jette son fil dans n'importe quelle eau et qui revient bredouille. Mais du temps a été perdu, de l'argent dépensé en pure perte, et des soucis supplémentaires ont été causés au malade... qui n'en a pas besoin.

                          La deuxième espèce est constituée par les examens systématiques, demandés, ceux-là, presque uniquement à l'hôpital pour compléter un dossier . Cela a été longtemps l'habitude, et tout médecin peut se souvenir de ses études où il fallait demander une batterie de test au cas où... le malade aurait été publié .
                          Alors on faisait, pêle-mêle, examens de sang, d'urine, radios, etc., en ne tenant nul compte de tout ce qui avait été fait en ville auparavant - même si ces derniers examens avaient été excellents. Bien entendu, le malade était bien rarement publié et les examens inutiles s'empilaient dans les archives. Et un médecin qui a eu l'occasion de voir déménager un hôpital sait parfaitement de quoi il est question. Les caves sont pleines de documents de cette sorte. Si les régimes sociaux, et même les monnaies sont en péril, c'est en partie à cause de cette diarrhée d'explorations.

                          La troisième catégorie est celle des examens demandés de bonne foi, mais dont l'intérêt est parfaitement nul. Je ne citerais que deux exemples : il y en aurait bien d'autres. Presque toujours, les examens de crachats et les examens de selles sont rigoureusement inutiles. Ils n'ont de valeur, pour les premiers, que quand on recherche une tuberculose ; pour les seconds, que lorsqu'on veut identifier un parasite. Pour tout le reste, ils ne servent à rien. Quelle que soit la qualité de ce prélèvement, de son transport, il est habituel de dire que plus de 60 % des résultats fournis par les examens bactériologiques sont inutilisables, voire erronés, et risquent d'entraîner une thérapeutique antibiotique abusive ou inadéquate. Or, tous les jours, des tonnes de ces examens sont demandés dans les bronchites aiguës et chroniques pour les premiers, et dans les moindres diarrhées pour les seconds.
                          Peine perdue...
                          Temps perdu...
                          Argent perdu...

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                          • Les mensonges de la médecine - 13
                            Les mensonges de la médecine - 14



                            Comme annoncé à propos des mensonges de la médecine il est temps de décrire ceux-ci au niveau des théories, des découvertes, des expériences.

                            En fermant les yeux, un médecin se revoit, non sans amusement, il y a trente ans, à la fin de ses études médicales. Que le monde était beau, que la médecine était belle ! C'est simple, il n'y avait que des certitudes : tout était expliqué ou presque, des théories aussi parfaites que définitives rendaient compte de toutes les fonctions de notre organisme et de toutes leurs maladies. Il manquait, sans doute, quelques boulons à serrer, quelques petits détails pour que la machine soit complète. Mais ce n'était qu'une question de temps, il n'y fallait qu'un peu d'effort et d'assiduité. Hélas ! trente ans après, il faut déchanter. Il n'y a plus une seule de ces belles théories qui tienne encore debout, plus une seule de ces vérités qui ne se soit transformée en mensonge.

                            Citons, par exemple, un mensonge qui intéresse toute la médecine : celui de la maladie honteuse par excellence, la syphilis. Il y a trente ans, il n'y avait pour ainsi dire pas un seul malaise qui ne découlait de son terrible microbe, le tréponème. En 1940, on enseignait que le ramollissement cérébral est souvent la conséquence d'une artère syphilitique... A cette époque, cette question était au programme de l'internat. Les paralysies, de leur côté, connaissaient pour cause principale dominante la spécificité (nom charmant donné à la maladie par les médecins pour éviter ce terme fatal).

                            Le Larousse médical, ouvrage de vulgarisation en honneur dans toutes les familles bourgeoises, indique que la lésion des artères a pour cause la syphilis. En 1921, le célèbre traité de Vaquez sur les maladies du coeur consacre un petit paragraphe à l'infarctus du myocarde ; il y est dit l'infarctus est une complication de la syphilis. Et le terrible mal frappait inexorablement la descendance en créant une race nouvelle : les hérédos. Hérédo-syphilitiques sont les enfants sourds-muets, comme aussi ceux qui louchent : signe excellent. Les anomalies de la main sont hérédo-syphilitiques. La luxation de la hanche peut reconnaître la même cause. Les nains, les géants, même origine. Certains petit signes : taches blanches, pipi au lit, épilepsie sont des signes recherchés dévotement par les internes. Et attention ! : "La recherche de l'hérédité doit remonter jusqu'aux grands-parents !" La fortune - si l'on peut employer ce terme - de la cause syphilitique des maladies allait atteindre des sommets ahurissants.

                            Rien de tout cela n'est vrai, rien de tout cela n'a jamais eu la moindre justification scientifique. Mais tout cela était enseigné et appliqué dévotement. Comment veut-on que le médecin, à qui on a enseigné tout cela, puisse encore croire à la médecine ? Mais, nous dira-t-on, vous évoquez là une vieille histoire. De nos jours, c'est beaucoup plus sérieux, et les découvertes que l'on fait sont en béton .

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                            • Les mensonges de la médecine - 14
                              Les mensonges de la médecine - 15



                              Après les théories, voici les découvertes.

                              Cette fois, l'exemple n'est vieux que de quelques années il s'agit de l'affaire de l'interféron. Rappelez-vous : l'interféron, c'était cette substance merveilleuse qui allait guérir tout ce qui ne l'avait pas été jusque-là : les infections, les maladies à virus, et même, miracle des miracles, le cancer. Le mot est lâché. Certaines expériences étaient prometteuses. Des souris à qui on donnait de l'interféron guérissaient de leur cancer. Des articles de presse laissaient entendre que le miracle était proche, que le cancer serait bientôt vaincu. Et les premiers essais sur l'homme commencèrent, d'autant plus facilement d'ailleurs que cette substance naturelle, biologique, semblait avoir très peu d'effets secondaires indésirables, alors qu'on connaît les dégâts que peuvent provoquer la chirurgie, la radiothérapie ou la chimiothérapie qui sont les armes actuelles contre le cancer (j'y reviendrai).

                              En 1980, ce fut ainsi une véritable ruée. Tout le monde réclamait le médicament "miracle", les cancéreux y mettaient leurs derniers espoirs. Le monde entier s'arrachait à prix d'or les quelques grammes d'interféron que seule, à l'époque, une chercheuse finlandaise savait fabriquer. On ne pouvait en rester là. De nombreuses firmes pharmaceutiques se lancèrent alors dans la production d'interféron, pour répondre à la demande, aux Etats-Unis, en Suisse, au Japon, etc. En France, un grand groupe industriel s'est mis à construire des châteaux en Espagne : on allait pouvoir produire 80 milliards d'unités par an, fournir tous les laboratoires français, en revendre ailleurs. Que de bonnes intentions ! Produire français, ne pas se laisser dépasser par la concurrence internationale, organiser une recherche médicale de qualité pour un produit nouveau, définir un plan de production... Tout était réuni pour la réussite.

                              Et soudain, catastrophe !
                              L'interféron ne tient pas ses promesses.
                              C'est le doute. L'interféron, depuis qu'il est expérimenté sur les malades, aussi bien aux Etats-Unis qu'en France, n'a pas répondu aux "excès d'espoir qu'on avait mis en lui". L'image de l'interféron - médicament miracle contre le cancer - a vécu. Mieux ou pire : On s'aperçoit que l'interféron, qui était présenté comme un traitement dépourvu de danger, peut aussi être toxique à forte dose, et qu'il est, notamment, a éviter chez les cardiaques.

                              Enfin, comble des combles :
                              Un Américain, le docteur Shelby Berger, de l'Institut national américain du cancer, a déclaré que l'interféron, au lieu de ralentir le développement d'une tumeur, en favoriserait au contraire l'extension ; une étude en laboratoire lui aurait permis de constater que l'interféron augmente la capacité des cellules tumorales à pénétrer le tissu sain. Résultat de tout cela, de cette folie des grandeurs. Le gâchis est considérable. Il faut arrêter une unité de production qui a demandé des recherches coûteuses. Les stocks inutilisés avoisinent les 100 milliards d'unités, alors que 10 milliards seulement ont été utilisés. Sur la lancée, on se retrouve avec un stock excédentaire de 70 milliards d'unités inutilisées... qui se périment en 18 mois.

                              Gaspillage d'argent... de temps... d'efforts... d'espérance, qui décourage le public et les médecins.

                              Qu'on ne s'étonne pas alors si, à cette cascade de mensonges théoriques, en quelque sorte, correspondent les mensonges des applications pratiques.

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                              • Les mensonges de la médecine - 15
                                Les mensonges de la médecine - 16



                                Je vais en prendre des exemples dans le domaine des applications médicales et chirurgicales et, d'une manière complémentaire, dans celui des statistiques.

                                En premier lieu, je vous propose donc un mensonge de l'application médicale. Dans les années 1970, la grande nouveauté qui a été proposée pour dépister nos maux cachés - et, de ce fait, d'autant plus menaçants - était le bilan de santé appelé de son nom anglo-saxon : check-up. Comme le dit avec humour le professeur Bensasson : Comme tous les anglicismes, le mot check-up se promène vite dans la conversation, merle blanc au milieu des merles gris. Il n'a pas encore perdu le pouvoir de flatter la vanité. Il offre une petite apparence de distinction. Il donne l'illusion de connaître l'anglais. C'est une clef pour la bonne santé. Il vient après d'autre X-up : il y a eu pick-up, il y a eu pin-up qui résiste à l'usure après quarante ans d'usage, il y a hold-up qui rythme l'information télévisée ; dans le domaine médical, il y a check-up,
                                dont le sort est promis aux rebondissements sans nombre de tous les mots porteurs d'illusion.

                                Voilà le grand mot lâché : illusion.
                                Car qu'en reste-t-il lorsque le malade a été pesé, mesuré, piqué, analysé sous toutes ses formes et ses coutures : rien de plus que ce que son médecin, aidé au besoin de quelques analyses dûment sélectionnées, aurait aussi bien découvert. Et, de ce fait, la revue 50 millions de consommateurs a, en novembre 1979, comparé les résultats des deux modes d'examen : 20 hommes et femmes de trente à soixante ans, en bonne santé apparente, se sont rendus dans six centres de la région parisienne. Puis ils se sont rendus chez un généraliste. Pour dix d'entre eux, les anomalies dévoilées par le centre l'ont été par le généraliste. Pour quatre, le centre décèle des anomalies qui n'ont pas été confirmées par le généraliste. Pour quatre autres, le généraliste met en évidence des troubles non décelés par le centre. Donc, l'efficacité du généraliste est légèrement supérieure à celle des centres, mais ce qui - en 1979 - a coûté de 40 à 258 F chez le premier a fait dépenser de 340 F à 2 600 F dans le second. Chose plus grave, ces bilans donnent un fausse sécurité aux présumés bien portants .

                                Ecoutons encore le professeur Bensasson :
                                Le bilan de santé, ou check-up, peut être comparé à un filet de pêcheur dont le diamètre est plus ou moins grand, les mailles plus ou moins larges. On le jette au fond de la mer en espérant qu'il reviendra vide ce jour-là. Mais la mer est vaste et l'avenir incertain. On croit souvent que le check-up est une étude complète et instantanée de l'individu examiné ; ce n'est qu'un coup d'oeil sur la machine la plus compliquée de l'univers. On veut espérer que le check-up assure contre la mauvaise santé, il n'assure même pas contre la malchance. On imagiine que la répétition des check-up renforce là garantie d'assurance, mais cette répétition ressemble plutôt à la rotation rapide d'un phare balayant une mer pleine de récifs.

                                Car, comme le dit une étude américaine (datant de 20 ans) : L'électrocardiogramme au repos laisse échapper la grande majorité des maladies coronariennes, la radiographie pulmonaire décèle les tumeurs bronchiques à un stade trop tardif, la rectoscopie dans le plus grand centre américain - la Mayo Clinic - n'a dépisté que 55 cancers sur 47 207 examens !

                                Exit ce mensonge de l'exploration médicale

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                                • Les mensonges de la médecine - 16
                                  Les mensonges de la médecine - 17



                                  Mais il n'y a pas de mensonge que dans les examens médicaux. La chirurgie aussi en recèle, et des plus meurtriers.

                                  Voyons ce qui est peut-être un des plus grands scandales de notre époque. A la suite de plaintes diverses concernant des opérations abusives, la Chambre américaine des représentants décidait de créer une commission d'enquête qui reprendrait sur une année, une à une, les interventions pratiquées et les indications qui y avait amené. Cette enquête a été faite avec le sérieux et la compétence que l'on connaît aux enquêteurs américains.

                                  La réalité dépasse la fiction.
                                  En 1977, deux millions d'interventions chirurgicales pratiquées aux Etats-Unis étaient totalement inutiles. Non seulement elles ont coûté quatre milliards de dollars aux Américains, mais encore elles ont provoqué la mort de 10 000 personnes.

                                  Qu'en est-il en France ?
                                  Il n'existe malheureusement pas de statistiques aussi précises qu'aux Etats-Unis. Néanmoins, un gastro-entérologue de Bordeaux, le professeur Béraud, n'a pas hésité à affirmer dans les colonnes du journal France Soir que la moitié des ablations de l'appendice pratiquées en France n'étaient pas nécessaires.

                                  Pourquoi une telle situation ?
                                  Tout d'abord, une intervention chirurgicale rapporte de l'argent au praticien lorsqu'il exerce dans le secteur privé ; à l'hôpital, lorsqu'il exerce dans le secteur public. Les chirurgiens français sont payés à la pièce. Ce système encourage indiscutablement les opérations inutiles. Ensuite, le même auteur remettait en cause la formation des chirurgiens et l'éducation sanitaire des malades : on a tendance, raconte-t-il, pour expliquer certaines douleurs abdominales, à penser aussitôt à l'appendicite chronique, alors qu'il s'agit souvent de perturbations psychosomatiques. Dans le doute, et de crainte d'une éventuelle appendicite aiguë, les chirurgiens opèrent.

                                  Il arrive parfois que les troubles disparaissent, mais pour réapparaître à plus ou moins brève échéance. L'appendicite aiguë doit, bien entendu, être opérée d'urgence, à chaud, mais l'opération préventive ne se justifie en fait que dans des cas très exceptionnels. Et l'appendicectomie n'est évidemment pas la seule intervention souvent inutile, ajoute ce même auteur : Les amygdales, les végétations, l'utérus, la vésicule sont parmi les ablations les plus courantes. Il se fonde enfin sur une enquête effectuée par la Caisse nationale d'assurance maladie portant sur une seule journée chirurgicale en France : Cette enquête aurait démontré que le nombre des interventions chirurgicales augmentait parallèlement à l'augmentation du nombre de chirurgiens : ainsi, ce jour-là, à Paris, on a pratiqué 40 opérations pour 100 000 habitants, tandis qu'à Limoges, le même jour, on ne pratiquait que deux interventions pour 100 000 habitants, soit vingt fois moins.

                                  Je dis tout de suite que la première explication me paraît sommaire. Il y a dans la médecine - comme dans toutes les professions - des brebis galeuses, c'est certain. Mais il s'agit là d'une petite minorité, dont les agissements ne doivent pas masquer la foule des praticiens compétents et honnêtes. La vérité réside plutôt dans la deuxième explication. C'est à la suite des mensonges médicaux qui ont nourri leurs études que les chirurgiens sont portés à avoir la main lourde. Et nous en avons pour preuve les conclusions d'une étude faite aux Etats-Unis en collaboration entre l'Université Cornell et l'Hôpital de New York. Dans ces centres, les chirurgiens se sont engagés à demander toujours un deuxième avis avant d'ouvrir le malade lorsqu'il n'y avait pas d'urgence (chirurgie dite à froid).

                                  Les résultats sont convaincants :
                                  Pour 18,7 % des 6 799 patients étudiés, l'intervention initialement recommandée n'a pas été confirmée. Les données à un an indiquent que 67,5 % des malades réfutés n'ont pas été opérés. Une analyse en terme de dépense et de bénéfice montre, que, pour un dollar dépensé, le bénéfice est de 2,63 dollars. Or, il s'agissait de chirurgiens conscients qu'ils allaient être contrôlés. Ils ont donc fait attention.

                                  Ce sont bien les mensonges dont on avait nourri leur approche du malade qui était responsable des excès d'indications opératoires. Et comment s'en étonner quand on voit que les mensonges des décisions reposent sur les mensonges des expérimentations.

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                                  • Les mensonges de la médecine - 17
                                    Les mensonges de la médecine - 18



                                    Il y a eu les mensonges dont on a nourri leur approche du malade qui était responsable des excès d'indications opératoires. Et comment s'en étonner quand on voit que les mensonges des décisions reposent sur les mensonges des expérimentations.

                                    Comment sont donc faites ces fameuses expérimentations, particulièrement en ce qui concerne les médicaments ? Pendant bien longtemps, on s'est contenté de donner un produit nouveau dans une maladie donnée. Si un pourcentage important d'amélioration survenait, on considérait le produit comme actif et on le... vendait. Puis on s'est aperçu - après l'avoir essayé par hasard - que des malades qui prenaient, par exemple, des pilules de même forme et de même couleur que celles expérimentées - mais qui ne contenaient que de la mie de pain ou du sucre - guérissaient souvent aussi bien, sinon mieux, parce que le mental du malade, qui se croyait traité, traitait le mal à lui tout seul. On appelle cela l'effet placebo.

                                    Il fallait donc, pour chaque essai, constituer deux groupes de malades aussi semblables que possible, traiter l'un par le produit, l'autre par un placebo, et comparer les résultats. C'est le procédé en simple aveugle ou de contrôle. Mais cela ne suffit pas ; car le médecin - s'il est au courant - peut être suggestionné lui-même en faveur de l'un ou de l'autre. Il faut donc que, lui aussi, ignore ce qu'il prescrit : c'est alors le procédé en double aveugle (double blind en anglais). Enfin, pour enlever toute part à une détermination quelconque, les sujets traités et les sujets témoins sont tirés au sort : cela s'appelle la randomisation. Désormais, toute étude d'un nouveau médicament, ou d'une nouvelle méthode doit comporter les trois qualificatifs sacro-saints : contrôler - randomiser -en double aveugle . Est-ce à dire que, pour autant, elles soient absolument fiables ? Hélas, là encore, le diable réussit à se glisser dans les statistiques - et ce d'autant plus qu'elles ont une allure hautement scientifique -, le diable et ses mensonges.

                                    Comment est-ce possible ?
                                    D'abord, parce que, souvent, les règles mêmes ainsi fixées sont transgressées. Il peut y avoir, par exemple, un trop petit nombre de sujets retenus pour que le résultat soit significatif. Ou bien les critères d'amélioration manquent de sérieux et de précision. Ou bien encore les choses a comparer empêchent tout simplement l'application des principes sacro-saints. Comme peut-on travailler en double aveugle lorsqu'on compare pour une même maladie (l'angine de poitrine, par exemple) un procédé médical et un procédé chirurgical ? C'est impossible. Mais il y a beaucoup plus grave, et ces méthodes échouent - me semble-t-il -
                                    inexorablement sur trois écueils : un écueil moral, un écueil temporel et un écueil pratique.

                                    Le premier est évident, il se résume ainsi : de quel droit peut-on - sous prétexte d'expérimentation - refuser à un malade un médicament ou une technique supposés actifs ? Si la chose n'a pas grande importance quand on utilise un produit chargé de traiter des maladies bénignes, il n'en va pas de même dans les autres cas. Quel médecin, par exemple, aura le courage de placer dans le lot des témoins qui recevront de la mie de pain, un de ses malades cancéreux qui risque de tirer bénéfice du produit essayé chez le voisin ? Il y a là une monstruosité morale, contraire absolument à l'éthique médicale qui enseigne partout que la vie et la santé du malade doivent être l'unique souci du médecin.

                                    Le deuxième point est plus technique : nombre de médicaments ne montrent leurs inconvénients, et parfois leurs avantages, qu'après des mois ou des années d'utilisation dans le grand public (ainsi la thalidomide, de sinistre mémoire). Un essai - forcément trop court - et répercuté ensuite par la publicité, en donne une idée fausse à l'utilisateur.

                                    Enfin, et c'est là, à mon avis, le péché majeur, ces méthodes ne tiennent aucun compte des variations personnelles. Chaque individu est différent par son hérédité, son existence, ses comportements. La constipation de Paul n'est pas celle de Pierre, le cancer du sein de Jacqueline n'est pas celui de Georgette. Les réunir dans un même lot est déjà hasardeux ; les assembler en un groupe traité et un groupe témoin est encore plus funambulesque. La seule vraie thérapeutique est individuelle et ce qui réussit chez l'un ne réussira pas chez l'autre, ou réussira autrement.

                                    Tels sont les faits - très graves - qui finissent par déconcerter les médecins, tels sont les mensonges qui leur font avec une certaine expérience rejeter peu ou prou la médecine.

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                                    • Les mensonges de la médecine - 18
                                      Les mensonges de la médecine - conclusion



                                      Dogmatisme, contradictions, autoritarisme, avidité économique : la médecine vraiment est malade!

                                      A propos des grands problèmes de santé qui assaillent l'homme d'aujourd'hui : douleurs dorsales, cholestérol, hypertension, cancer, vaccinations, dépression, j'ai dénoncé abus et erreurs que je n'ai pas craint d'appeler mensonges.

                                      Des mensonges qui font mal :

                                      - au patient, d'abord, qui, à peine écouté, est étiqueté et soigné sans même parfois avoir été correctement diagnostiqué ;

                                      - au médecin aussi, qui ne peut plus croire en ce qui, étant vérité hier, est désormais mis en doute, alors que ce qui dans le même temps était méprisé, est aujourd'hui prôné.

                                      Ce que j'ai proposé ?
                                      Une approche différente, original humaniste de la médecine :

                                      - Le malade doit être considéré dans son être entier et passer avant la maladie.

                                      - Il doit être informé pour ne plus subir aveuglément des actes médicaux décidés de façon péremptoire par les détenteurs d'un savoir fluctuant, au risque de sa propre vie.

                                      Un fantastique pavé dans la mare parce que, vous tous, aviez droit à la vérité !

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                                      • Je decouvre ton long message



                                        je viens de terminer la lecture d'un livre "savants maudits, chercheurs exclus" de Pierre Lance, ed Guy Tredaniel, ecoeurant le poids du fric, des lobby - des fonctionnaires - des politiques - j'en avais le ventre noué je n'ai pas pu m'arreter avant la fin - un livre passionnant

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                                        • Je decouvre ton long message
                                          Oui



                                          De plus en plus de gens commencent à ouvrir les yeux sur les mensonges de la médecine officielle.

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                                          Forum-Archive: 2005-082005-102006-03

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