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Non a cette barbarie

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  • Non a cette barbarie



    Personne n'a le droit,en invoquant la religion et la tradition de nous mutiler pendant notre petite enfance.Les hommes,comme les femmes,ont le droit de choisir leur vie et l'integrite (ou non )de leur corps.Arretez de choisir ce que c'est bon pour un bebe male en agressant son petit corps sans defense.Je suis circoncis et je parle en connaissance du sujet.Que les meres castratrices s'infligent d'abord a elles meme une semblable mutilation avant de passer a l'acte sur leur enfant.

  • Enfin un temoignage



    venant de la part d'un homme qui a senti la souffrance dans sa chair.Les hommes sont rares sur ce forum,mais peut-etre plusiers personnes seront sensibles a votre verite vecue.Bravo pour le courage .

    Commentaire


    • ...



      A quel âge as-tu été circonci ? Et surtout, est-ce que tu t'en souviens ? As-tu encore des douleurs aujourd'hui et quel est ton age ?
      J'aimerais comprendre !

      hb15

      Commentaire


      • Ça commence à devenir lourd, cette insurrection



        une telle haine est suspecte.

        ce doit être la nouvelle mode, d'être contre la circoncision à ce point. Il y des modes, comme ça, en matière de remise en cause de certains principes, ça passe...

        Laissez les gens faire ce qu'ils veulent, je connais des hommes circoncis et ils n'ont pas développe une psychose à ce sujet; qu'ils le fassent pour des questions d'hygiène ou pour des questions religieuses, juifs ou musulmans, c'est leur affaire. Du moment que c'est fait convenablement par un chirurgien.

        Antilope, un enfant pas circoncis.

        Commentaire


        • Dis donc théodoric



          tu serais pas georgette14 et minotaure aussi dans la foulée??

          Commentaire


          • Qui donc



            est a ce point contre la circoncision? Est-ce vraiment un homme circoncis ou plutot un homme non-circoncis. Je serais tente de croire que c'est un homme non-circoncis. Mais alors, c'est quoi son probleme?

            Commentaire






            • n'importe quoi!!!!

              Commentaire


              • ...
                L'indicible



                "A quel âge as-tu été circonci ? Et surtout, est-ce que tu t'en souviens ? As-tu encore des douleurs aujourd'hui et quel est ton age ?"

                C'est quoi cette curiosité morbide, hein? Du voyeurisme !?

                "J'aimerais comprendre !"

                Alors je t'explique; parce que theoderic52 commence à peine à crier sa révolte, il n'a pas encore les mots pour exprimer l'indicible: la circoncision est un "acte manqué", un acte de mort tronqué. Circoncis, tu n'es plus que l'ombre de toi-même, tu vis dans un état de vie apparente mais tu es mort.
                Regarde les yeux d'un gosse que l'on vient de circoncire... regarde bien. Tu ne verras aucun enchantement, aucune révélétation divine. Tu ne verras que la mort, le néant. Tu verras la mort à laquelle le gosse vient d'assister : la sienne.

                En sortant du néant, il tourne la tête et regarde avec son regard qui exprime un sentiment de trahison: autour de lui des hyène hurlent de joie, leurs yeux brillent, leurs gueules salivent: les porcs jouissent, ils festoient, ils se régalent (on peut voir parfois, chez les palestiennes notamment, les mères qui mangent le prépuce sectionné; pratique plus courante qu'on ne le croit).
                Après quoi, comme une ... à qui on a souillé le sexe, on achète la conscience du circoncis en glissant quelques billets sales et frossés entre ses fesses.

                Si tu veux connaître la suite, si tu veux savoir jusqu'où peut conduire une circoncision, rends-toi dans les ténèbres, dans le néant, rends-toi là où pullulent la vermine, la purulence, les cadavres en décomposition... tu sera renseigné; mais tu ne comprendras toujours pas... personne ne comprend l'immonde et incompréhenssible pratique de la circoncision.

                Commentaire


                • Dis donc théodoric
                  Mon identite



                  c'est celle d'un homme circoncis,comme mes freres d'ailleurs,qui le regretent autant que moi.Je ne suis donc ni georgette ni le minotaure,mon identite me suffit.

                  Commentaire


                  • ...
                    L'age



                    de 1 an mais j'ai ete present pour la circoncision de mes freres et d'autres membres de ma famille et j'entends encore leur hurlements.J'ai re-vecu ma propre circoncision lors d'une seance de therapie: la douleur etait inscrite dans la memoire cellulaire de mon corps. j'ai 35 ans.J'espere avoir repondu a tes questions.

                    Commentaire


                    • Solidarié



                      Comme je sais que tu n'es pas moi (furio et minautore, évincés), je te salue.

                      Maintenant que tu as osé lever les poings, frappe! frappe autant que tu le peux!

                      Commentaire


                      • Ça commence à devenir lourd, cette insurrection
                        Lourd dingue !



                        Non, ce qui est lourd, c'est l'acharnement à perpétrer une pratique immonde dénuée de fondements sains.

                        Alors quoi? Déjà lasse? Que faut-il faire de l'éjaculatrice précoce que vous êtes?
                        Vous avez la réponse à la question, j'en suis sur...
                        Quand vous aurez trouvé, changez donc votre peusdo. "Antilope" ne vous sied pas. Prenez plutôt "cafard", "rase-motte", ou mieux encore, "adepte-de-la-circoncision".

                        Si le sujet est lourd, moi je me sens léger dans ma lutte.



                        "une telle haine est suspecte. "

                        La bêtise des adeptes de la circoncision n'est pas suspecte, elle est limpide: c'est la bêtise grasse des criminels.

                        Haine suspecte, dites-vous... comme la misandrie féministe, comme votre acharnement à protéger les circonciseurs, à cautionner la circoncision.
                        Vous ressemblez étrangement, toutes autant que vous êtes --ou presque--, à ceux qui protègent les pédophiles. Et pourquoi donc, je ne vous le demande pas, je vous le dis: pour pouvoir vivre par contumace l'acte pédophile et pédérastique que vous êtes conditionnées à ne pas oser pratiquer; encore que certaines "mères" ne se gênent pas, sous couvert de soins aux garçons, de lui sucer le pénis, de le tripoter, de le masturber... de lui déchirer le prépuce pour voir ce que ça fait, de dépuceler.

                        Le rejet viscéral de la circoncision est suspect, mais la pratique de la circoncision n'est pas suspecte... hein?

                        Si vous saviez combien vous, les femmes, vous vous rendez haïssables quand vous légitimez la circoncision!
                        Je bénis les violeurs qui vous éventrent!


                        Vous n'êtes pas pour et pas contre la circoncision masculine?
                        Je ne suis pas pour et pas contre la circoncision féminine.
                        Pourquoi cette dernière n'est-elle pas légale en France? J'exige qu'elle le soit!


                        Que les choses soient claires: ce n'est pas à moi de minorter mes propos sur la racaille putride qui circoncise les garçons. Les circonciseurs doivent creuver, tous autant qu'ils sont.


                        "ce doit être la nouvelle mode, d'être contre la circoncision à ce point. Il y des modes, comme ça, en matière de remise en cause de certains principes, ça passe..."

                        Si c'est une mode, c'est une mode qui à commencé quand a commencé l'ignoble pratique de la circoncision.
                        Vous êtes bien ignorante du sujet pour ignorer que la circoncision a toujours été décriée, comme les fléaux de l'humanité sont redoutés, comme les crimes sont condamnés... en vain.

                        La lutte contre la circoncision n'est pas une mode, pas plus que la lutte contre le viol, ou la peine de mort.



                        "Laissez les gens faire ce qu'ils veulent, je connais des hommes circoncis et ils n'ont pas développe une psychose à ce sujet; qu'ils le fassent pour des questions d'hygiène ou pour des questions religieuses, juifs ou musulmans, c'est leur affaire. Du moment que c'est fait convenablement par un chirurgien."

                        Laissez faire ceux qui veulent couper le sexe des filles et des femmes. Il y a des femmes circoncises qui se portent bien d'avoir été mutilées. (1)

                        Moi je ne vois aucun inconvénient à couper les mains des circonciseurs; pourvu que ce soit fait proprement (c'est la mode, d'agir "chirurgicalement"; et bientôt on parlera, au sujet de la guerre, de chirugie esthétique). Ces pédérastes ne pourront plus tripoter le sexe des garçonnets, mais c'est pas grave, ils pourront toujours se faire enKuler.



                        (1)
                        " La femme blessée "
                        Michel Erlich (médecin à Djibouti)
                        Ed. L'harmattan
                        1986
                        isbn : 2-85802-718-9



                        Des femmes témoignent

                        Ambaro

                        Ambaro D..., Somali 'lise âgée de vingt-huit ans, demeurant à Djibouti, mariée à un gendarme territorial appartenant à la même tribu, est mère de quatre enfants (deux garçons et deux filles dont l'âge s'échelonne entre cinq et douze ans); elle a fait des études primaires et s'exprime couramment en français.
                        Elle me consulte à plusieurs reprises pour règles douloureuses et infécondité (depuis trois ans); l'examen gynécologique ne révèle aucune anomalie: la région vulvaire présente l'aspect habituel, c'est-à-dire une ouverture vulvo-vaginale réduite surmontée d'une bourrelet cica- triciel clitoridien.
                        Au cours de l'une de ces visites périodiques, j'aborde le vécu sexuel, thème repris ultérieurement chaque fois que nous nous revoyons. Elle déclare éprouver une sensation " agréable" au niveau de la région clitoridienne, comparable à celle ressentie lors d'attouchements géni- taux antérieurs à l'infibulation. Cette dernière est évoquée sans émotion apparente: subie à l'âge de dix ans dans la maison familiale, peu douloureuse mais suivie de brûlures urinaires et d'une constipation opiniâtre dans les premiers jours. Les suites se sont déroulées sans inci- dent, et les règles, ayant débuté un an plus tard, ont toujours été douloureuses. La défibulation pratiquée par une " spécialiste" à dix-sept ans, n'a pas laissé de sou- venir particulièrement traumatisant, mais les premiers rapports semblent avoir été très éprouvants - malgré la délicatesse du mari. La vie conjugale est considérée comme satisfaisante, ponctuée par les grossesses désirées et régulièrement espacées (jusqu'à l'infécondité ré- cente). Tous les accouchements - longs et difficiles - nécessitant des épisiotomies, ont été pratiqués en milieu traditionnel et suivis de ré infibulations partielles, qu'elle considère comme indispensables à l'équilibre conjugal.
                        Bien que reconnaissant le caractère anachronique de l'infibulation, elle pense qu'il faut conserver cette opé- ration au nom des impératifs religieux et sociaux. L'aînée de ses filles est déjà infibulée depuis un an et l'autre le sera bientôt à son tour. Son époux partage son attitude, tout en étant plus enclin à l'abandon progressif de cette pratique au profit de la "circoncision sunna".
                        Cette observation est assez représentative de la position de nombreuses femmes Somali, appartenant aux classes sociales dominantes à Djibouti. Elle montre toute l'ambiguïté résultant du caractère socialement prégnant d'une coutume qui se révèle, au contact des Européens, comme une atteinte grave à l'intégrité féminine.

                        Ebaado

                        Ebaado F ..., Somali Gedabbursi, âgée de dix-huit ans, habite dans sa famille; elle est la sixième d'une fratrie de huit enfants. Son père est manœuvre, elle n'a pas été scolarisée, ne parle pas le français, et a vécu durant de longues périodes en brousse.
                        Elle se présente à mon cabinet, à l'occasion de son mariage, conduite par l'une de ses tantes et deux cousi- nes, faisant elles-mêmes partie de ma clientèle.
                        Après avoir effectué l'intervention dans les conditions habituelles, je la revois une semaine plus tard pour un complément de traitement local, et je profite de l'occasion pour essayer de recueillir quelques renseignements relatifs au vécu de l'infibulation; j'apprends qu'elle a eu lieu en brousse vers l'âge de huit ans, qu'elle a laissé un souvenir globalement douloureux, et qu'une désunion des sutures vulvaires nécessita une nouvelle opération toute aussi pénible quelques mois plus tard. Les règles ayant débuté quatre ans plus tard ont toujours été dou- loureuses et irrégulières. Toutes les questions portant sur le vécu sexuel sont rejetées avec agressivité, et celles concernant le maintien ou l'abolition de l'opération sont éludées. Elle se déclare résolument en faveur de la pour- suite de cette pratique " voulue par Dieu ".
                        Nous n'avons eu que deux entretiens au total, qui se sont toujours dérou es en presence de mon mtIrmlere- interprète somali, dans un climat s'apparentant plutôt à un interrogatoire administratif, qu'à un dialogue propice à des confidences.
                        Il s'agit là d'un autre cas, également représentatif d'une autre fraction de la population féminine numéri- quement plus importante que la précédente, peu accul- turée, illettrée, n'ayant souvent aucun contact avec les Européens.

                        Faadumo

                        Faadumo R..., Somali Isaaq, est âgée de trente ans. mariée à un fonctionnaire appartenant à la même tribu, mère de six enfants (deux garçons et quatre filles); elle a fait des études primaires, a travaillé pendant plusieurs années en qualité de " boyesse" (employée de maison) dans plusieurs familles françaises.
                        J'ai eu l'occasion de voir à maintes reprises cette femme ayant eu huit grossesses en dix ans (six enfants vivants, un avortement spontané et un enfant décédé à l'âge de trois mois de toxicose). Elle présente des troubles gynécologiques infectieux banaux, des ménométrorragies intermittentes; à l'examen, on note les séquelles habituelles de l'infibulation avec absence de résidu clitoridien, un périnée scléro-cicatriciel banal, et un prolapsus utérin non extériorisé.
                        Infibulée à l'âge de sept ans avec l'une de ses sœurs un peu plus âgée au domicile familial, elle se rappelle l'opération comme un événement à la fois désiré et redouté, immédiatement douloureux mais avec des suites simples. Les règles ayant débuté vers douze ans demeurèrent douloureuses jusqu'au mariage qui eut lieu vers dix-neuf ans.
                        La défibulation pratiquée en milieu traditionnel fut moins pénible que l'infibulation, et les rapports sexuels d'abord franchement désagréables devinrent " meilleurs " au bout de quelques mois. Bien que ne désirant plus de nouvelle grossesse, elle refuse d'utiliser un moyen contraceptif (en accord avec son mari) car " ce n'est pas naturel ".
                        L'infibulation lui paraît contraignante, mais elle est en faveur de son maintien car elle s'inscrit dans le contexte coutumier, embellissant et " fortifiant" les organes génitaux; elle admet toutefois qu'on pourrait passer vers une forme plus légère " à la manière des Arabes ", toute femme devant être circoncise à l'instar de l'homme. Trois de ses quatre filles sont déjà infibulées et la dernière le sera également à son tour.
                        On retrouve ici des caractéristiques proches de celles de la première observation.


                        Halimo

                        Halimo R..., Somali '[se âgée de dix-sept ans, célibataire, lycéenne demeurant à Djibouti dans une famille de sept enfants (quatre filles et trois garçons) dont elle est la troisième. Son père est cadre moyen dans une entre- prise commerciale. Elle s'exprime parfaitement en français.
                        Je la connais depuis plusieurs années, la suivant régulièrement pour troubles gynécologiques fonctionnels (règles douloureuses et rares avec syndrome prémenstruel). A l'examen, elle présente une infibulation classique avec un petit orifice juxta-périnéal perméable à un doigt.
                        Elle a subi l'opération à l'âge de neuf ans, gardant un souvenir fait d'angoisse et de douleur, malgré l'exemple positif d'une sœur aînée ayant été infibulée peu avant. Les règles qui débutent un an plus tard sont douloureuses et peu abondantes et les cycles irréguliers. Une tendance à l'obésité s'installe progressivement. Déclarant s'être masturbée avant et après l'infibulation, elle décrit une sensibilité " endormie" mais non absente au niveau de la région clitoridienne (21). Certaines de ses camarades " s'amusent" avec les garçons en pratiquant le coït inter- fémoral, mais elle affirme ne pas l'avoir fait.

                        (21) La masturbation chez les enfants ne fait l'objet d'aucune mesure répressive. Malgré l'infibulation le désir sexuel semble pourtant bien présent comme le soulignent David (op. cit., p. 91) à Djibouti et Bottego (in : Panetta, 1973, p. 41) faisant état de la totale liberté sexuelle que confère l'opération aux jeunes filles de Somalie méridionale en les protégeant des risques de défloration et de grossesse. Cette dernière éventualité n'est pourtant pas excep- tionnelle à Djibouti (cf. observation de Mariam F...) Cet évènement socialement catastrophique ne semble nullement résulter d'une récente dégradation des mœurs si l'on en juge par le témoignage de Paulitschke (op. cit., p. 174) qui précisait que "la femme somali cherche des aventures galantes avec les étrangers. Elle cède librement (...). La femme 'Afar accepte également si l'homme consent à verser l'argent du péché... ,,* Burton (1910, p. 92 ssq.) disait de même, Delafosse (op. cit., p. 170) déclarait que
                        " bien que leur passion érotique aille souvent jusqu'à la nymphomanie, elles sont généralement saines..." (sic). Roheim (1932, p. 205) notait que les femmes somali soignent tout particulièrement leur partenaire et se parfument soigneusement la région génitale avec des herbes odoriférantes avant les rapports sexuels.
                        Toutes ces affirmations (masculines) contrastent très nette- ment avec celles des auteurs féminins tels que de Villeneuve (supra) et Signorel (op. cit., p. 100) parlant de " corvée D, et lors-
                        qu'elle a lieu " ... elles attendent que ça se passe... D.

                        Désireuse de poursuivre des études supérieures sans objectif précis, elle refuse l'éventualité d'un mariage précoce vivement souhaité par le milieu familial et plus particulièrement par sa mère. Se déclarant opposée à l'excision et à l'infibulation qu'elle considère comme inutiles et nuisibles à l'équilibre féminin, elle désire quitter Djibouti afin d'aller vivre en Europe ou aux Etats-Unis, et s'y marier éventuellement.
                        Sur le plan sexuel, elle exprime une ambivalence tout à fait ordinaire chez les filles de son âge, oscillant entre le désir de passer à l'acte et celui de résister, masquant son angoisse derrière des rationalisations d'ordre culturel. Le comportement de ses condisciples européennes est décrit en termes péjoratifs, stigmatisant leur légèreté de mœurs et leur racisme. Ses préoccupations sont dominées par le conflit familial résultant de l'opposition maternelle à son occidentalisation - particulièrement pesant sur le plan vestimentaire - tandis que son père est décrit comme l'élément tolérant de la famille.
                        Cette jeune fille est l'une des rares représentantes d'une minorité féministe, à la recherche d'un compromis entre l'émancipation individuelle et la préservation d'une identité culturelle.

                        Malai'ko

                        Malaïko A..., Somali Daarood, âgée de vingt-cinq ans, célibataire, est la troisième d'une fratrie de dix enfants; son père est un notable local, elle a fait des études pri- maires et travaille en qualité d'infirmière à l'hôpital.
                        J'aborde avec elle la question de l'infibulation et de ses répercussions personnelles, à l'occasion d'une consultation pour pre...ion d'un contraceptif.
                        L'examen gynécologique montre la présence d'un orifice vulvaire parfaitement perméable à deux doigts et se laissant facilement dilater, bien que la cicatrice médiane soit intacte. L'infibulation a eu lieu vers onze ans dans la maison familiale, suivie de brûlures mictionnelles immédiates et de douleurs abdominales ultérieures. Les règles, apparues deux ans plus tard ont toujours été et demeurent encore douloureuses.
                        En raison de l'attitude libérale de son père et malgré l'opposition maternelle, elle entreprend des études d'infirmière à l'issue de sa scolarité primaire. Elle commence à travailler à dix-huit ans, vivant au contact de la frange émancipée de la jeunesse locale, pratiquant le flirt " poussé" et le coït interfémoral, qui lui procure un plaisir comparable à celui qu'elle obtenait par la masturbation avant l'opération. Ayant décidé depuis peu d'avoir des rapports sexuels complets, tout en conservant l'intégrité de l'infibulation, elle préfère me consulter, plutôt que s'adresser à l'un des médecins qu'elle côtoie quotidiennement, afin d'obtenir un contraceptif oral.
                        Bien que très critique à l'égard de l'infibulation et de l'excision qu'elle juge mutilantes et désuètes, elle reconnaît vouloir sauvegarder les apparences afin de ménager 1 'honneur familial et de pouvoir faire un mariage traditionnel en bonne et due forme. Elle affirme que sa situation, nullement exceptionnelle dans son groupe socioculturel, demeure relativement marginale dans la société locale.
                        En fait, malgré la rigueur du jugement social, l'intégrité de l'infibulation et l'absence d'une inconduite notoire, constituent dans les couches dites évoluées des conditions suffisantes pour la conclusion d'un mariage en tous points conforme à la tradition. Cette jeune femme est l'une des rares infirmières, cette fonction étant majoritairement exercée par des hommes. Sa demande de contraception demeure malgré tout exceptionnelle au dé- but des années soixante-dix.

                        Ewaado

                        Ewaado M..., Somali Isaaq, est âgée d'environ vingt- trois ans; originaire d'Hargeisa, elle est divorcée, sans enfants, habite à Djibouti depuis trois ans, est illettrée, ne parle pas le français et se livre à la prostitution à son domicile.
                        Cette jeune femme m'a consulté à diverses reprises pour des affections gynécologiques variées dont la plus sérieuse a été une condylomatose (22) vulvo-périnéale. A son premier examen, elle présentait un orifice vulvaire de taille relativement réduite, s'ouvrant au-dessus d'une

                        (22) La condylomatose est une affection dermato-vénérienne d'origine virale se développant sur la région ano-génitale dans les deux sexes, se manifestant par la production de petites tumeurs
                        cutanées bénignes vulgairement appelées " crêtes de coq ".


                        cicatrice médiane renflée et dyschromique, et le toucher vaginal révélait une masse pelvienne compacte, peu mobile, de la taille d'une grosse orange, douloureuse à la palpation, évocatrice d'une infection salpingienne chronique.
                        Elevée en milieu nomade, dans une famille de six enfants, elle est infibulée à l'âge de huit ans. L'opération et les suites immédiates sont désagréables. Les premières règles apparaissent trois ans plus tard, d'emblée doulou reuses et rares. Cette cryptoménorrhée est traitée par une matrone qui pratique un petit débridement de l'orifice trop serré, qui facilite l'issue du sang menstruel, et atténue l'élément douloureux. Elle se marie à l'âge de seize ans, la défibulation se passe sans incident, mais les premiers rapports sont extrêmement douloureux, ne de- venant supportables qu'au bout de plusieurs mois. Après trois années d'union inféconde, malgré les interventions infructueuses de plusieurs praticiens traditionnels chevronnés (23), elle est alors répudiée par son mari. Placée par l'intermédiaire d'un membre de sa famille chez un commerçant arabo-somali de Berbera en qualité d'employée de maison, elle devient la maîtresse de ce dernier. Cette liaison qui dure trois ans est marquée par une réinfibulation partielle, qu'elle fait effectuer volontairement afin de raffermir son vagin trop largement ouvert à son gré (et surtout à celui de son partenaire sexuel). Après le décès accidentel de ce dernier, elle décide de se rendre à Djibouti afin d'y trouver un emploi par l'intermédiaire de lointains parents, chez lesquels elle reçoit un très mau- vais accueil.
                        Peu de temps après, elle fait connaissance d'une prosti- tuée somali qui l'héberge et l'engage à exercer la même activité, ce qu'elle accepte non sans quelque difficulté au début. Elle se rappelle la terreur et le dégoût que lui

                        (23) Les conceptions médicales locales s'inspirent du double héritage couchitique et arabo-musulman; on rencontre deux types de praticiens traditionnels:
                        - le wadaad, guérisseur (toujours de sexe masculin) utilisant les amulettes et la divination à partir du Coran mais également les techniques profanes et la pharmacopée locale. Il fait égaIement fonction de conseiller juridico-religieux.
                        - le/la Midgaan, spécialiste obstétrico-chirurgical pratiquant l'infibulation, la défibulation, l'accouchement, la circoncision, la section du frein de la langue et l'ablation de la luette (hilibki).
                        Ewaado a très probablement consulté des wadaado (plur. de wadaad) pour son problème de stérilité.

                        inspire son premier client, un militaire français de race blanche, chez lequel elle découvre avec étonnement les organes génitaux (qu'elle imaginait jusque-là différents chez les Blancs). Les rapports sexuels n'ont jamais éveillé chez elle le moindre plaisir, mais les sentiments amoureux qui se sont développés lors de sa liaison l'ont amené à rechercher tous les moyens de satisfaire sexuellement son amant. Son activité professionnelle la mettant en relation avec les Européens lui laisse espérer une liaison durable avec l'un d'entre eux, voire même un véritable concubinage à l'instar de certaines de ses compagnes. Son drame personnel est dominé par la stérilité responsable de sa répudiation, de la rupture avec son milieu familial et de sa marginalisation.
                        L'infibulation lui paraît bonne pour les femmes somali, car elle appartient à l'héritage ancestral et elle est recommandée par les autorités religieuses et coutumières.
                        Les femmes blanches " intactes " paraissent appartenir à une espèce différente de la sienne, à un monde éloigné du sien.
                        La prostitution féminine a toujours été une réalité sociale à Djibouti (24); elle l'était déjà à la fin du siècle dernier dans l'ensemble de la Corne de l'Afrique comme l'attestent les premiers récits ethnographiques..

                        Joséphine

                        Joséphine F... est l'une des rares Somali chrétienne; elle est âgée de vingt ans, orpheline recueillie et élevée par des religieuses catholiques, baptisée à l'âge de cinq ans. Après une scolarité primaire, elle travaille comme aide-soignante dans un dispensaire.
                        Cette jeune femme se présente à mon cabinet en sollicitant une infibulation. Elle est accompagnée de son fiancé, un jeune instituteur somali, qui m'explique les raisons de cette singulière requête: leur mariage, d'abord

                        (24) Les prostituées en majorité éthiopiennes et somali sont traditionnellement installées dans des petites maisons de bois du Quartier 3. "Faire bordel ", expression fréquemment utilisée par les intéressées pour désigner leur activité, constitue un négoce licite et très florissant à Djibouti. La prostitution, bien que considérée comme peu honorable s'intègre parfaitement dans le paysage social.

                        rejeté par sa propre famille, pourrait à la rigueur avoir lieu si la fiancée présentait les garanties d'honorabilité traditionnelles, c'est-à-dire les stigmates de l'infibulation, qui font toujours l'objet de vérifications en bonne et due forme. Désireux de s'entourer de la plus grande discrétion et de s'assurer des meilleures conditions sur le plan médical (anesthésie et asepsie), ils me prient de bien vouloir effectuer l'opération dans le plus grand secret.
                        J'avoue avoir été ébranlé par cette demande tout à fait inhabituelle, présentée comme une mesure impérative indispensable à leur bonheur futur. Après leur avoir exposé les motifs de mon refus, basés sur des critères déontologiques et personnels, je leur propose de tenter de trouver avec eux une solution honorable à cet épineux problème. Ils me quittent déçus: cette consultation ne devait pas avoir de suite; je n'ai plus entendu parler de ce couple, persuadé de l'inutilité de l'infibulation mais désireux de marquer par ce geste d'allégeance, le retour de la brebis égarée dans son troupeau d'origine.

                        Aasha

                        Aasha M..., âgée d'une cinquantaine d'années, Somali lsaaq, originaire de Borama (Somalie du nord), vit à Dji- bouti depuis son enfance. Elle possède un café-cabaret accueillant une clientèle masculine principalement européenne.
                        Elle me consulte assez régulièrement, tant pour ses propres problèmes médicaux que pour ceux de certaines de ses protégées, jeunes prostituées somali et éthiopiennes.
                        Issue d'une famille de petits commerçants d'une bourgade du nord de la Somalie, non scolarisée, elle connaît une vie mouvementée qui va la conduire, après diverses péripéties, à la position sociale relativement importante qu'elle occupe actuellement.

                        Elle accepte assez facilement de me parler de son infibulation, subie à sept ans, chez l'une de ses tantes en brousse; après avoir été dûment informée des détails de l'opération, elle la subit avec angoisse mais sans incident particulier. Les suites immédiates sont pénibles: fièvre, brûlures mictionnelles qui s'atténuent au bout d'une semaine. Après une vingtaine de jours d'immobilisation, elle reprend une vie normale. Les premières règles apparaissent vers onze ans, et ne posent pas de problèmes. Elle se marie trois ans plus tard; la défibulation, exécutée par son mari, s'accompagne d'une hémorragie nécessitant l'intervention d'une matrone, lui laissant un souvenir traumatisant qui va durer pendant plusieurs mois. Les premiers rapports sexuels sont extrêmement douloureux, vécus dans un climat d'angoisse entretenu par la brutalité de son mari, homme d'une quarantaine d'années ayant déjà deux épouses. L'une d'entre elles, prise de pitié, la prend en charge et l'aide à traverser ces épreuves, alors que l'autre lui manifeste la plus vive hostilité.
                        La première année de mariage est émaillée d'incidents suscités selon elle par son mari, l'accusant de le rendre impuissant; en fait, il semble que l'action du Qat (25) combinée aux réactions de panique de cette jeune femme terrorisée, contribue à expliquer l'origine de ses difficultés d'érection. Après trois années de cohabitation inféconde, elle est répudiée et accueillie avec consternation par sa famille.
                        Envoyée à Djibouti chez l'une de ses tantes, elle est rapidement placée comme bonne à tout faire dans une famille européenne, où elle découvre le monde des Blancs. Après quelques mois, au cours desquels elle connaît deux employeurs successifs, elle aboutit chez un couple français sans enfants; l'homme lui fait des avances qu'elle repousse et tente même d'abuser d'elle. Devant la dégradation de la situation, elle s'enfuit, errant pendant plu- sieurs jours à travers la ville, puis finit par être recueillie par une prostituée somali plus âgée, qui la met en contact avec celui qui va devenir son compagnon. Il s'agit d'un ancien militaire français en retraite, d'une cinquantaine d'années, propriétaire d'un petit débit de boissons, ayant une clientèle de marins et de soldats. Jeune et jolie, elle devient rapidement la favorite de cet homme qui la séduit par sa douceur, contrastant radicalement avec son expé-

                        (25) Les effets aphrodisiaques du Qat chez l'homme sont comparables à ceux que Youssef el Masry (op. cit., p. 31 ssq) décrit à propos du haschisch en Egypte. Des "qat-parties" mixtes analogues à nos partouzes sont organisées à Djibouti avec des prostituées. J'ai constaté les effets secondaires uro-génitaux comportant des écoulements uréthraux non infectieux et des impuissances secondaires chez des gros consommateurs de Qat {Erlich et Pou- let, 1977).

                        rience matrimoniale. Elle devient véritablement amoureuse et déclare avoir éprouvé, à partir de cette époque, des sensations sexuelles agréables, comparables à celles de son enfance. Les quelques années qu'elle passe à ses côtés sont décrites comme les plus agréables de sa vie. Elle prend progressivement de l'ascendant sur son compagnon, qui abandonne de plus en plus la gestion de son commerce pour raisons de santé. Hospitalisé à plusieurs reprises, il l'épouse quelques mois avant de décéder, lui léguant ses économies et son établissement dont elle s'occupe déjà depuis longtemps avec compétence.
                        Après une période de difficultés suscitées par les concurrents et des prétendants attirés par l'appât du gain, elle prend plusieurs amants (autochtones et européens, tous influents) avec lesquels le plaisir sexuel est toujours exclu. Ses seuls regrets sont constitués par la mort de son mari et par l'absence d'enfants.
                        La puissance matérielle a attiré autour d'elle une foule de parasites familiaux qu'elle aide assez généreusement. Elle est ménopausée depuis plusieurs années, a toujours conservé ses vêtements traditionnels et consomme régulièrement du Qat. Bien que buvant de l'alcool, elle se déclare attachée aux valeurs de l'islam. L'infibulation lui paraît une pratique à poursuivre, bonne pour les " gens d'ici ", qu'elle aurait imposée à ses filles éventuelles. Toutefois, à la question portant sur l'infibulation de filles issues de son second mariage, elle marque une hésitation, puis répond qu'elle ne l'aurait probablement pas fait faire, car ces filles auraient été " Françaises ". Elle précise que le clitoris des Blanches et celui-ci des Noires n'ont pas les mêmes propriétés. Chez ces dernières, il s'agit d'un organe doué de pouvoirs diaboliques, si l'on se réfère à la sagesse traditionnelle qui a institué de telles pratiques.

                        Mariam

                        Mariam F ..., métisse, de père arabe et de mère somali, est âgée de vingt-trois ans et célibataire. Elevée dans une famille de cinq enfants, elle a passé son enfance dans un environnement féminin, son père navigateur ayant quitté le foyer conjugal peu après sa naissance. Elle vient de passer avec succès le baccalauréat et désire quitter Djibouti, afin de faire des études de médecine, avec l'approbation de sa mère qui l'a toujours soutenue contre l'avis d'une bonne partie de sa propre famille.
                        Vêtue à l'européenne, elle s'exprime avec aisance, et accepte assez facilement de parler de l'infibulation, qu'elle déclare ironiquement avoir subi " avec succès" à l'âge de dix ans. Le vécu de l'opération est manifestement banalisé ; elle évoque son étonnement en apprenant peu après que les filles blanches étaient "intactes" (26). Cette révélation, précédant l'apparition des premières règles, fait naître en elle un sentiment de frustration associé à l'image de la femme occidentale " non-circoncise ", triomphante et dominatrice, véhiculée par le cinéma et la télé- vision naissante, confortée par la fréquentation de certaines de ses camarades d'école européennes.
                        Elle abandonne les vêtements traditionnels vers l'âge de seize ans, malgré l'hostilité ouverte de ses frères aînés et de la plupart des membres féminins de la famille, à l'exception de sa mère qui a eu elle-même à lutter contre son propre milieu familial pour faire des études primaires et exercer la profession d'infirmière. Très courtisée en raison de sa beauté, elle suscite une hostilité féminine diffuse et, après plusieurs flirts sans importance, elle finit par tomber amoureuse d'un jeune professeur du lycée, coopérant français, dont elle devient la maîtresse. La défloration a lieu sans dommage pour l'infibulation, qui demeure intacte, et les premiers rapports sont très satisfaisants. Elle commence à prendre un contraceptif oral pendant quelques mois, et me consulte à l'occasion d'une diminution progressive du volume des règles. Devant la survenue d'une aménorrhée, après arrêt du contraceptif, elle fait part de ses craintes de grossesse à son compagnon. Celui-ci, arrivant en fin de séjour à Djibouti, lui confie son désir de l'épouser après un séjour préalable de quelques mois en France. Mais quelques .1ours avant son départ, il change complètement d'attitude, déclarant ce mariage impossible et provoquant la rupture.
                        L'aménorrhée non gravidique persiste durant plusieurs mois au cours desquels je la revois régulièrement pour un état dépressif qui lui fait perdre une année scolaire. En reprenant ses études et retrouvant une thymie plus

                        (26) Sylvie Fainzang (1984, p. 40) rapporte une attitude analogue chez une Malienne adulte rencontrée dans la banlieue pari- sienne, qui croyait que toutes les femmes du monde étaient excisées.

                        normale, elle développe un discours agressif de plus en plus structuré autour de thèmes anticolonialistes et tiers-mondistes, avec dénonciation de l'influence corruptrice des valeurs occidentales. Revendiquant hautement le droit à la conservation de l'identité ethnique, elle considère l'excision comme une pratique identificatrice, " comparable à la couleur de la peau ", que les étrangers, fussent- ils médecins, n'ont pas à juger au nom de valeurs qu'elle rejette. L'infibulation lui apparaît comme un vestige du passé, "beaucoup moins gênante qu'on se l'imagine"; sa jouissance sexuelle est intacte, dit-elle, de meilleure qualité que celle de nombreuses Blanches (elle n'a subi qu'une clitoridectomie partielle).
                        Après avoir rompu avec la plupart de ses camarades européennes, elle traverse une période d'isolement, reprend temporairement les vêtements traditionnels, et fréquente exclusivement le milieu des étudiants somali. Lors de l'une de nos dernières entrevues, elle me fait part d'une liaison avec un jeune intellectuel somali promis à un brillant avenir politique. Son choix d'une carrière médicale est motivé par le désir de se consacrer particulièrement à la condition féminine, en contribuant à trouver une voie authentiquement africaine à l'épanouissement des femmes. Elle proclame son intention de faire exciser ses filles (circoncision sunna), afin de bien marquer son approbation de cette pratique " d'inspiration islamique dénaturée par le discours réducteur de l'Occident ".

                        RoB

                        Run A..., âgée de dix-neuf ans, Somali Geddabuursi, employée de maison, est la quatrième fille d'une fratrie de six enfants (comprenant deux garçons), issue d'une famille de condition modeste. Elle parle relativement bien le français, bien que non scolarisée.
                        Je la vois pour la première fois à l'occasion d'importantes douleurs menstruelles, l'obligeant pratiquement chaque mois à interrompre son activité professionnelle pendant plusieurs jours. Elle me consulte sur les conseils pressants de l'une de ses sœurs aînées. A l'examen gynécologique, elle présente une infibulation très serrée.. ayant. déjà entraîné des difficultés mictionnelles; l'orifice est très réduit, du calibre approximatif d'un crayon. A l'introduction d'une sonde cannelée, je constate la présence de caillots sanguins que j'arrive à extraire sans trop de difficulté. L'abdomen est distendu dans sa partie basse et médiane, laissant apparaître à la palpation un utérus de type gravidique pouvant correspondre à une grossesse de quatre à cinq mois. Elle m'affirme n'avoir jamais eu de rapport sexuel de quelque type que ce soit, déclaration corroborée par la négativité du test de grossesse, éliminant ainsi ce diagnostic que j'avais évoqué d'emblée. Je l'adresse alors à l'hôpital où l'on découvre un hématocolpos, que l'on traite par l'évacuation des caillots incarcérés dans le vagin et dans l'utérus, et par un petit débridement à minima de l'orifice vulvaire (devant le refus de la famille de laisser ouvrir plus largement).
                        Après son hospitalisation, j'aborde avec elle plus complètement son histoire gynécologique et son vécu de l'infibulation. Elle a subi l'opération en Somalie à l'âge de quatre ans et n'en garde aucun souvenir; elle a commencé à souffrir à partir des premières règles, c'est-à-dire vers onze ans. Cette douleur périodique dont sa mère ne fait aucun cas, est considérée comme normale par la patiente, jusqu'au moment où elle constate une sensation de pesanteur pelvienne croissante accompagnée d'une voussure sus-pubienne, la poussant à faire part de ses constatations à l'une de ses sœurs aînées.
                        Elle ne répond pas aux questions portant sur la sexualité. L'infibulation lui apparaît comme une mesure normale pour toute femme somali, tout en sachant depuis l'enfance que les filles arabes, éthiopiennes et européennes ne sont pas soumises à cette obligation, ordonnée par la tradition et la religion.
                        L'étonnement se peint sur son visage lorsque je l'interroge sur l'utilité d'une telle pratique; sa réponse est aire et immédiate: il s'agit d'un préalable indispensable au mariage ne souffrant aucune dérogation : elle fera infibuler ses filles.
                        Mes remarques concernant les inconvénients médicaux qu'elle a subi suscitent une réaction dubitative, montrant qu'elle les considère comme fortuits et non comme conséquence d'une opération pouvant affecter la santé. Elle laisse entendre qu'elle n'est pas victime d'un discours abolitionniste d'inspiration étrangère véhiculé par certaines jeunes femmes somali émancipées, et d'arguments médicaux développés par sa patronne, travaillant elle-même dans un service public à vocation sociale. Il semble que ses deux sœurs aînées (l'une étant aide-infirmière et l'autre institutrice) partagent entièrement ses convictions.
                        Cette attitude est celle que j'ai le plus souvent rencontré dans la clientèle féminine.

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                        • L'indicible
                          Merci a passeparthou



                          Pour le soutien et ses intervenions qui expriment mieux tout ce que je pense .Sachez que aucun homme circoncis n'est heureux de l'etre,malgre l'indiference qu'ils affichent, ils sont tous d'accord que rien au monde,a part une ignonimie seculaire assortie d'une manipulation traditionelle de la faiblesse de l'esprit humain,ne justifie cet acte barbare et criminel.Ils sont tous conscients qu'on leur a enleve une partie de leur integrite corporelle sans avoir eu le droit de choisir.Leur silence ne signifie pas l'acceptation.

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                          • Alors là...



                            effarée la yelann : c'est nous les monstres ?

                            "Si vous saviez combien vous, les femmes, vous vous rendez haïssables quand vous légitimez la circoncision!
                            Je bénis les violeurs qui vous éventrent!"

                            encore un puceau ou un mal ...... qui a eu un problème avec son oedipe mal réglé.
                            mon père est circoncis et ça n'a jamai fait toute une histoire : il est pas mal dans sa peau ni sa tête ni sa sexualité !!!
                            oh la la va te dégorger le poireau ça te mettre de meilleure humeur au lieu d'appeler au viol !
                            t'as raison le viol de femelles coupables c'est moins barbare .... et légitime

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                            • Lourd dingue !
                              Après avoir lu votre long post, j'ai compris....



                              vous avez vraiment un problème et seule la psychanalyse peut vous sauver. j'ai beaucoup aimé le "je bénis les violeurs qui vous éventrent"

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                              • Pour moi ce n'est pas une question de religion ou de tradition



                                mais de santé. s'il s'avère que c'est nécessaire, et bien je me rendrais à l'évidence. Il existe des maladies que l'enfant peut attraper qui nécessite l'intervention, comme un fymosis (je neconnais pas l'orthographe exacte).

                                En dehors de ça je comprends que tu vives mal ce qu'on t'as fait, mais alors va en parler aux intéressés, cad tes freres et ta mère, au lieu d'agresser des personnes qui ne t'ont rien fait.

                                Mi, qu'aime pas les enguelades, qui décalotte son fils parce que son pédiatre lui a dit de le faire, sans autres problèmes particuliers.

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                                • Alors là...
                                  Et bien! choupette, si être effarée t'est cruel, fais-toi circoncire



                                  "t'as raison le viol de femelles coupables c'est moins barbare .... et légitime "

                                  Assurément j'ai raison. Nulle femme violée n'a jamais dit qu'elle aurait préféré être circoncise. Les circoncis sont nombreux, ceux qui affirment qu'ils auraient préféré être violés.

                                  http://l.a.c.free.fr/guestbook.html

                                  "Les conséquences du viol sur les victimes (cauchemars, peurs, dépression, suicide, haine de soi, etc.) sont graves et durables [permanentes, irréversibles] et elles s'apparentent à celles de la torture." [disent les féministes]

                                  Parce que la circoncision est une mutilation sexuelle -un viol aggravé par une mutilation génitale-; une atteinte à l'intégrité physique, affective et morale, un outrage des plus irrespectueux, un attentat contre l'intimité, un dépucelage forcé et sanglant, un acte pédophile, barbare, pédérastique, répugnant, ignoble, infâme, crapuleux, totalement inadmissible ! et tellement honteux... Pis! parce que le viol par circoncision marque définitivement le corps en rappelant quotidiennement le circoncis à sa meurtrissure, parce qu'ainsi la mémoire, jamais, ne peut laisser le temps au temps... parce que je ne suis plus un enfant sans défense et que j'ai cessé d'être une victime pour devenir un justicier, parce que le mort-vivant que l'on a fait de moi pense aux enfants qui sont encore en vie et qui, A TOUT MOMENT, peuvent craindre pour eux...


                                  J'aurais préféré que tu comprennes ce qu'est réellement la circoncision, toi et la majorité des femmes. Malgré l'humanité et la prise de conscience de certaines femmes, je suis bien obligé de tenir pour indubitable qu'il n'y a pas d'autre moyen de considérer avec justice le phénomène de la circoncision masculine sans promouvoir la circoncision féminine.
                                  J'en ai plus rien à faire que les femmes cautionnent la circoncision. Ce que j'ai à faire, désormais, c'est de promouvoir les mutilations génitales féminines.

                                  On doute de ma sincérité, on m'attribue un racisme qui n'est pas le mien, on me reproche ma virulence, à moi comme à tous les opposants à la circoncision, mais est-il utile de rappeller combien il est peu recommendé d'etre trop gentil en ce monde; un enfant gentil qui s'accorde aux autres finit souvent dans les griffres d'un prédateur sexuel, pédophile ou circonciseur.

                                  Les circoncis qui expriment leur ressentit ne récoltent que raillerie et mépris de la part des femmes. J'en ai fait l'expérience. Il est vain de demander un peu d'humanité à ceux et celles qui en sont totalement dépourvue; tant de la part des circonciseurs que de leurs adeptes. Il n'y a pas d'autre moyen, pour dénoncer la circoncision et s'opposer à cette ignomonie, pas d'autre moyen que de la faire condamner pénalement, moralement, que les condamnés comprennent ou non pourquoi ils sont condamnés. L'important, c'est de les mettre hors d'état de nuire. L'important, c'est de les bannir du rang de l'humanité.

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                                  • Pour moi ce n'est pas une question de religion ou de tradition
                                    Grossière erreur



                                    "Pour moi ce n'est pas une question de religion ou de tradition mais de santé. "

                                    La santé est une préoccupation d'aujourd'hui, pas d'hier. La médecine est une discipline relativement récente. Ce qui régissait la vie d'hier, ce n'est pas la médecine, la raison, mais la superstition, la religion, la tradition.

                                    La circoncision n'est pas une thérapie, c'est une non thérapie.
                                    Si un dentiste arrachait systématiquement une dent cariée, dirais-tu de lui qu'il est un dentiste, ou un vulgaire arracheur de dents? Les adeptes de la circoncison sont de vulgaires coupeur de pénis.

                                    Quand la circoncision est pratiquée systématiquement, quand on explicite ainsi que le sexe masculin est naturellement impropre à son usage, cela ne titille pas votre esprit critique, votre conscience?

                                    http://www.aufeminin.com/communaute/forum/forum2.a
                                    sp?forum=Actu1&m=7742
                                    http://www.aufeminin.com/communaute/forum/forum2.a
                                    sp?forum=Enfants3&m=2125
                                    http://www.aufeminin.com/communaute/forum/forum2.a
                                    sp?forum=Enfants3&m=2128

                                    Et il s'est trouvé "MAISOUVATON" pour me reprocher de faire des copier-coller, de me répéter. Evidemment de me répète, les gens répètent tous les mêmes inepties sur la circoncision. Alors une fois de plus, je mets des liens; que malheureusement peu de personnes suivent:

                                    En français :

                                    http://www.infocirc.org/
                                    http://www.cirp.org/
                                    http://www.enfant.org
                                    (A lire notamment la thèse sur les mutilations génitales)
                                    http://perso.wanadoo.fr/bel/biodata/jpbaker-fr.htm

                                    http://altobino.free.fr
                                    http://sos-net.eu.org/red&s/dhdi/txtuniv/memoir3.h
                                    tm
                                    " Les droits culturels comme mode d'interprétation et de mise en oeuvre des droits de l'homme "
                                    (voir extrait plus bas)
                                    http://l.a.c.free.fr


                                    En anglais :

                                    http://www.noharmm.org/
                                    http://www.mothersagainstcirc.org/
                                    http://www.sexuallymutilatedchild.org/
                                    http://www.circumstitions.com/index.html
                                    http://circumcision.org/
                                    http://freebirth.com/circarticle.htm



                                    "En dehors de ça je comprends que tu vives mal ce qu'on t'as fait, mais alors va en parler aux intéressés, "

                                    Comment veux-tu qu'une victime ailleurs se plaindre devant ses bourreaux? Comment veux-tu qu'un employé aille se plaindre à son employeur de ce qu'il lui fait subir?

                                    Est-ce un tort de s'adresser aux femmes qui cautionnent cette pratique dont elles sont, en occident, les principales pourvoyeuses?

                                    Commentaire


                                    • Alors là...
                                      Frigide !



                                      "encore un puceau ou un mal ...... qui a eu un problème avec son oedipe mal réglé."

                                      Et des femmes adeptes de la circoncision masculine, je dis: encore des frigides ou des mal tronchées qui ont un problème avec leur oedipe mal réglé.

                                      Commentaire


                                      • Après avoir lu votre long post, j'ai compris....
                                        Pas du tout




                                        Ce qui me sauvera, c'est l'extermination des circonciseurs, et à défaut, la légalisation de la circoncision féminine.

                                        Vous me suggérez une psychothérapie... ok, va pour la psy. Mais j'ai une question à vous poser: au circonciseurs, vous n'en suggérez aucune? de psychothérapie.

                                        PS: j'en ai plus rien à faire que vous compreniez ou pas, vous m'avez donné une raison de plus de promouvoir les mutilations génitales féminines.

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                                        • Grossière erreur
                                          Bien.



                                          Dans un premier temps je souhaiterais ne pasêtre cataloguée dans le groupe des personnes qui cautionnent ce genre d'actes, c n'est ps mon cas.

                                          Je signalais a tout hasard que parfois, c un geste médical qui s'avère nécessaire, quand l'infection est avancée. En général, on la traite par des médicaments, bref, j enerentrerais pas dans lacritique des décisions à prendre face à une pathologie ou à un autre, ce n'est pa la discussion.

                                          Ensuite, ce problème est un vrai problème, je ne le néglige pas pour autant et suis assez grande pour m'informer sur le sujet.

                                          Je suis mère d'un petit garçon et pour rien au monde je ne souhaite lui infliger de souffrances, sauf si j'en suis contrainte pour sa santé.

                                          je n'ai jamais dit que cet acte était nécessaire dans n'importe quelle situation non plus, j'ai simplement remarqué que parfois..et Ca existe.

                                          Enfin, et pour clore mes interventions sur le sujet, pour avoir vécu des moments difficiles il n'y a pas si longtemps, je peux t'assurer que la meilleure des thérapies face à une douleur telle que celle ci, c la confrontation, quand elle est possible, elle est salvatrice.

                                          Je ne m'attends pas à ce qu'on soit forcément d'accord avec moi, j'interviens en fonction de mes expériences.

                                          Il est bien évient que jen'emmenrais pas mon fils demain, il n'ya aucune raison de le faire.

                                          Miia

                                          Commentaire


                                          • Grossière erreur
                                            Bien.



                                            Dans un premier temps je souhaiterais ne pasêtre cataloguée dans le groupe des personnes qui cautionnent ce genre d'actes, c n'est ps mon cas.

                                            Je signalais a tout hasard que parfois, c un geste médical qui s'avère nécessaire, quand l'infection est avancée. En général, on la traite par des médicaments, bref, j enerentrerais pas dans lacritique des décisions à prendre face à une pathologie ou à un autre, ce n'est pa la discussion.

                                            Ensuite, ce problème est un vrai problème, je ne le néglige pas pour autant et suis assez grande pour m'informer sur le sujet.

                                            Je suis mère d'un petit garçon et pour rien au monde je ne souhaite lui infliger de souffrances, sauf si j'en suis contrainte pour sa santé.

                                            je n'ai jamais dit que cet acte était nécessaire dans n'importe quelle situation non plus, j'ai simplement remarqué que parfois..et Ca existe.

                                            Enfin, et pour clore mes interventions sur le sujet, pour avoir vécu des moments difficiles il n'y a pas si longtemps, je peux t'assurer que la meilleure des thérapies face à une douleur telle que celle ci, c la confrontation, quand elle est possible, elle est salvatrice.

                                            Je ne m'attends pas à ce qu'on soit forcément d'accord avec moi, j'interviens en fonction de mes expériences.

                                            Il est bien évient que jen'emmenrais pas mon fils demain, il n'ya aucune raison de le faire.

                                            Miia

                                            Commentaire


                                            • Grossière erreur
                                              Elle voulait dire



                                              va voir un psy : si tu as vraiment "subi" ça il t'aidera à ne plus te sentir aussi "victime de la barbarie féminine" (sic !) sinon il t'aidera à te débarasser de ton obsession de la circoncision vu que chez toi c'est pathologique car t'es lourd à la longue (et pas poli en plus).
                                              j'espère que tu as une vie privée sinon tes soirées doivent être bien moroses : haine et rancoeur.... pouah et personne ici ne semble être frigide ! ça c'est un argument de colère quand on a plus rien à dire
                                              déplorable !
                                              aller va polluer un autre site stp, avec tes copains : ici c'est un site convivial !!

                                              Commentaire


                                              • Bien.
                                                Mal.



                                                "Je signalais a tout hasard que parfois, c un geste médical qui s'avère nécessaire, "

                                                Ah, ben, puis, bien sûr, comme quand quelqu'un attrape une gangrène. Mais c'est détourner le fond du débat que d'associer la mutilation systématique d'un organe sain (et particulièrement important dans le coeur et l'esprit humain, enfant, et adolescent) avec la mutilation pratiquée en dernier recours, quand le pronostic vital est suspendu à la pratique.
                                                Ce dont tu parles est tellement marginal que cela revient à parler du cancer de la vulve et du clitoris pour justifier l'infibulation et l'excision.

                                                Puisque tu es renseignée, peux-tu dire à l'assemblée combien il existe d'infections incurables du prépuce? qui nécessite un amputation parce que les plus puissants antibiotiques osnt impuissants.
                                                Vas-y, dis-le, surtout que nous sommes dans un environnement tellement aseptisé que les bactéries doivent devenir plus virulentes pour faire tiquez les gens mis sous cloche à vide avec pour nouvelle religion "la santé", et pour prêtres les médecins-chirugiens.


                                                "Je ne m'attends pas à ce qu'on soit forcément d'accord avec moi, j'interviens en fonction de mes expériences."

                                                je serais d'accord avec toi quand tu cesseras de servir la soupe aux circonciseurs.
                                                quand tu connais les motivations réelles de la circoncision, tu ne peux, si tu es honnêtes, humaines, cautionner la pratique.

                                                Commentaire


                                                • Grossière erreur
                                                  La loi du talion?



                                                  oeil pour oeil .... cool !
                                                  l'humanité avance avec des idées comme ça...

                                                  Commentaire

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