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Voilà ce qu a eu ma fille il y a 15 mois, mais elle a été sauvé

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  • Voilà ce qu a eu ma fille il y a 15 mois, mais elle a été sauvé



    L'entérocolite ulcéro-nécrosante du nouveau-né

    "Delphine entre dans le service pour prématurité, dysmaturité et souffrance ftale.

    La grossesse a été marquée d'une prise de poids de 15 kg en 7 mois et demi, avec protéinurie, hématurie et hypertension artérielle (HTA).

    Une chute de l'striolurie est constatée et le gynécologue décide de provoquer l'accouchement. L'apparition de "Dip 2" sur l'enregistrement des bruits du cur du ftus traduisant sa souffrance, fait décider d'une césarienne.

    A la naissance, les constantes sont les suivantes :

    - poids : 1370 g

    - taille : 39 cm

    - PC : 29 cm

    - terme estimé : 34 semaines

    - Score d'Apgar : 10

    L'enfant est transférée dans le service de néo-natologie en raison de la prématurité.

    A l'arrivée, l'examen clinique d'entrée est normal. L'aspect est celui d'un prématuré très hypotrophique sans autre anomalie.

    Un bilan biologique très complet est effectué et s'avère normal.

    L'enfant est perfusée et alimentée précocément en lait de mère par sonde gastrique en continu. La surveillance des Dextrostix montre une instabilité de la glycémie pendant les premières heures de vie, très rapidement corrigée par l'alimentation précoce.

    Dès le 3 jour de vie, on constate un ballonnement abdominal important qui fait arrêter l'alimentation orale.

    Un traitement antibiotique est débuté. Les radiographies de l'abdomen montrent une répartition harmonieuse des gaz intestinaux. Le méconium a été émis dès le premier jour de vie : il n'y a donc pas d'occlusion intestinale par malformation.

    Une alimentation parentérale est mise en place.

    Au 7 jour de vie, l'alimentation orale est progressivement reprise et les antibiotiques sont arrêtés devant la négativité des prélèvements bactériologiques.

    Les résidus gastriques sont rares ; le transit intestinal est normal mais pourtant l'abdomen reste ballonné de façon constante. Les recherches de sang dans les selles sont légèrement positives.

    Au 13 jour de vie, on note un vomissement.

    Au 15 jour de vie, on constate l'apparition brutale d'un énorme ballonnement abdominal entraînant une gêne respiratoire. On note des rejets sanglants, une bradycardie lors des mobilisations et l'émission de selles liquides sanglantes.

    L'enfant est grisâtre et geignarde. La TA est à 6. Le temps de recoloration (TR) est de 3 secondes. L'alimentation est arrêtée. La perfusion est augmentée en conséquence et l'antibiothérapie est reprise.

    La radiographie de l'abdomen montre une distension considérable des anses grêles avec plusieurs images de pneumatose intestinale dans l'hypochondre droit. Il n'y a pas de pneumopéritoine ni de pneumatose intra-hépatique. Les gaz du sang mettent en évidence une acidose métabolique importante.

    Devant l'aggravation de l'état général, la persistance d'un ballonnement monstrueux, la constance des désordres métaboliques et la fixation des images radiologiques, l'enfant est transférée en unité de soins intensifs. Malgré les mesures désespérées de réanimation, aucun geste chirurgical n'a été possible et l'enfant est décédée quelques heures plus tard.

    (L.Rossant. Diagnostics n 234 - Aesculape éd., Paris)

    1) De quoi s'agit-il ?

    L'entérocolite nécrosante du nouveau-né est une affection grave.

    Dans la presque totalité des cas, elle survient sur un terrain particulier comprenant de façon isolée ou associée :

    - un poids de naissance inférieur à 2500 g;

    - une prématurité*;

    - une hypotrophie* staturo-pondérale (dysmaturité* ou R.C.I.U.);

    - une grossesse pathologique (néphropathies, diabète, infections, insuffisances hormonales, iso-immunisation Rhésus etc...);

    - un accouchement anormal : rupture prématurée des membranes, présentation par le siège, dystocie etc...

    - des signes de souffrance ftale aiguë;

    - un score d'Apgar* inférieur à 7 à 1 minute;

    - des troubles néo-nataux mineurs : apnées*, hypoglycémies* transitoires, syndromes post-asphyxiques rapidement résolutifs etc...

    - des troubles néo-nataux importants : détresses* respiratoires, états septiques, ictères* traités par exsanguino-transfusion*, souffrances cérébrales post-anoxiques, cardiopathies* mal tolérées, syndromes hémorragiques etc...

    - un cathétérisme* ombilical (toutefois il semblerait que la grande fréquence des cathétérismes ombilicaux retrouvés chez les enfants souffrant ensuite d'entérocolite soit plus le reflet de leur état précaire au départ qu'une cause directe) ;

    - une infection grave est associée dans la moitié des cas : septicémie, méningite*, péritonite* etc...



    Les accidents hypoxiques, les accidents hypotensifs, les shunts vasculaires provoquent une anoxie et une ischémie intestinale. L'intestin souffre du manque d'oxygène et des lésions de nécrose intestinale apparaissent. Cette nécrose ischémique provoque une ulcération muqueuse localisée qui se surinfecte facilement. Cette infection locale peut d'une part se généraliser et provoquer une septicémie et d'autre part, localement, entraîner une occlusion par iléus paralytique.

    Si le traitement médical est débuté très tôt, on peut obtenir la cicatrisation de la lésion intestinale qui pourra soit guérir totalement soit évoluer vers une sténose secondaire.

    Si le traitement médical n'est pas débuté assez précocément, l'infection de la paroi intestinale gagne et on aboutit à la nécrose de toute la paroi intestinale qui évolue vers la perforation soit sur le mode aigu (péritonite) soit sur le mode subaigu (abcès).

    2) Quels sont les signes de la maladie ?

    Après un intervalle libre de quelques jours, alors que le nouveau-né est le plus souvent alimenté (allaitement artificiel surtout), les premiers symptômes apparaissent :

    - les résidus gastriques deviennent de plus en plus abondants;

    - un ballonnement abdominal douloureux s'installe rapidement.

    Si l'alimentation est poursuivie, les autres signes cliniques surviennent :

    - des vomissements bilieux;

    - la présence de sang dans les selles;

    - l'altération majeure de l'état général : fièvre, déshydratation, état de choc etc...

    - des pauses respiratoires.

    3) Quelle est la place des examens complémentaires ?

    La NFS met en évidence une thrombopénie (chute du nombre de plaquettes) et une leucopénie (chute du nombre de leucocytes).

    Les radiographies de l'abdomen montrent des anses intestinales dilatées, immobiles car constantes sur des clichés répétés, une paroi intestinale épaissie avec des bulles d'air (pneumatose intestinale).

    Les hémocultures retrouvent souvent des germes Gram négatif.

    4) Quel est le traitement ?

    Un traitement médical précoce peut sauver l'enfant :

    - mise au repos digestif complet;

    - nutrition parentérale;

    - aspirations digestives;

    - antibiothérapie majeure.

    La surveillance doit être minutieuse avec des contrôles radiologiques deux fois par jour. En l'absence d'indication chirurgicale et après amélioration franche des signes abdominaux, on reprend progressivement l'alimentation en lait de femme vers le 10 jour.

    En cas de péritonite ou de pneumopéritoine, une intervention chirurgicale s'impose.

    Secondairement, la chirurgie peut être nécessaire en cas de sténose intestinale séquellaire survenant 1 à 5 mois après la phase aiguë.

    Les taux de survie après entérocolite varient selon les statistiques entre 20 et 70%. Cette disparité s'explique par la place plus ou moins importante que les grands prématurés occupent dans les séries étudiées.

    L'amélioration des taux de survie est due en grande partie au diagnostic précoce avant le stade des complications mécaniques et infectieuses. Le traitement médical est alors mis en route à un moment où l'état général est encore bon et où les lésions intestinales sont encore réversibles. Les progrès de la réanimation et les possibilités de nutrition parentérale expliquent également l'amélioration du pronostic.


  • Je rajouterai



    qu elle ne présentait aucun signe, n est pas préma, pesait 3kg, a eu un bon score, a respirait desuite, j ai eu une bonne grossesse et un accouchement parfait.
    l equipe médiacale m a avoué n avoir jamais vu ca ,ce qui rassure vachement...voilà comme quoi rien nest impossible, dans les deux sens!

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