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  • Racontez nous votre histoire



    tout est ds le titre! racontez nous (si vous le voulez bien sûr!) l'histoire de votre séropositivité, ou de votre peur d'avoir été contaminé(e), vos démarches, vos combats, vos soulagements.....
    ce n'est pas un jugement, ce post est juste créé pour partager nos experiences, et pourquoi pas mettre en garde ou aider les personnes qui en ont besoin!
    perso j'ai eu peur d'être séro (pourtant je n'ai pas eu de comportement a risque) mais j'ai lu tellement de choses que je me suis di: le risque zéro n'existe pas. alors j'ai beaucoup réfléchi et un matin je suis allée au labo près de chez moi. Prix :25 euros attente une journée a ne penser qu'a ça, et résultat négatif, grand soulagement.
    voila a votre tour si ca vous dit.
    bizous a toutes et tous

  • Merci
    Oui c vrai



    tu as raison je n y avai pas penser désolée

    Commentaire


    • Oui c vrai
      Je me lance



      Ce n'est pas facile d'en parler, mais si çà peut servir à d'autres alors j'y vais.

      Tout a commencé en juillet 2004, j'avais un copain à l'époque, et j'étais partie en vacances avec une amie. A mon retour un samedi, une autre amie a tenu à venir me voir. Je lui ai ouvert la porte, et là elle me dit : "j'ai croisé S. qui m'a dit que F (un ex) a le SIDA, as tu pris un risque avec ?", la réponse était oui. J'ai failli m'évanouir. Mon copain était là et m'a rassurée. Le lundi suivant j'ai pris mon courage à deux mains et suis partie voir le médecin. Il avait une stagiaire ce jour là et je n'ai pas osé dire que çà me gênait qu'elle soit là. Du coup, entre deux sanglots, j'ai demandé ce test VIH sans dire pourquoi je le demandais. Il a tenté de me rassurer, sauf que ce qu'il ne savait probablement pas, c'est cet ex qui était vraisemblablement contaminé. Mon ordonnance en poche, je suis allée au labo. Le laborantin m'a demandé si je faisais le point "oui, oui il faut de temps en temps", j'avais envie de lui dire "tais toi et piques". De là, le soir je suis allée manger chez un couple d'amis. Nous étions vraiment tendus, mais essayions de parler d'autre chose quand même. Mais nous nous posions la question "je l'ai ou je l'ai pas".

      Le lendemain, j'étais seule, mon copain étant alors en déplacement. Coup de fil du médecin "pouvez vous passer au cabinet, il y a un seuil de positivité, il faut refaire un autre test". Oulà. Et moi de me dire "qu'est-ce qui m'arrive". Encore heureux je n'avais pas à prendre la voiture, j'ai volé jusqu'au cabinet en moins de deux, complètement perturbée. Là, le médecin m'a expliqué qu'il fallait faire un test de contrôle pour vérifier si c'était bien çà, et que si c'était çà, il faudrait que je me batte contre cette ... de maladie. Il a été super. Je suis sortie du cabinet, il faisait beau, chaud, les gens continuaient à marcher, les voitures à rouler, et pour moi tout venait de s'arrêter. C'est vrai que cette maladie, bien qu'on en parle beaucoup, on la connait peu, et pour moi c'est un peu comme si on venait de m'annoncer une mort atroce. Je me suis assise sur le rebord du trottoir, je ne tenais plus debout. Et là j'ai commencé à passer des coups de fils. Mes parents, mon copain, mes amis. Mes parents n'habitent pas la même ville que moi, c'est peut être pas plus mal en même temps, je ne voulais pas les voir pleurer. Mon copain était en déplacement. Une amie me dit, je viens demain chez toi pour t'accompagner au labo. D'autres amis me disent, rentre chez toi on arrive. Je suis rentrée, ils sont arrivés, avec des têtes décomposées, m'ont pris dans leurs bras. Ils m'ont emmenée en ville manger (du moins tenter). Je suis allée dormir chez une amie. Enfin, cette nuit là personne n'a vraiment bien dormi.

      Le lendemain matin, je suis partie au labo. Et là, cet ... de laborantin qui me dit en souriant (çà restera gravé çà) "oh vous savez il y a peu de chances qu'il revienne négatif, nous avons déjà fait deux techniques différentes et vous êtes très positive", le cauchemard. Une de mes premières réflexions a été "mais je veux avoir des enfants moi, et pourquoi çà m'arrive à moi alors que je suis en train de me poser avec mon ami ?", et ce con de laborantin : "ah ben oui c'est pas toujours mérité hein".
      Je suis sortie de la salle de prélèvements, j'ai dit à ma copine "on se casse".

      Bizarrement, je ne me rappelle plus de l'entretien avec le médecin où on m'a confirmé que c'était bien çà. Je crois que c'est parce que j'avais bien compris de toute façons.

      Suite à çà, premier rendez-vous à l'hôpital, le 12 Août. J'ai pleuré toutes les larmes de mon corps et dit au médecin "c'est dur pour moi d'être là". Cette femme est tout simplement géniale. Très compétente, dynamique, à l'écoute, tout ce qu'il faut. Elle a pu répondre à toutes mes questions, et elle le fait encore maintenant. Elle m'a proposé un suivi psy, avec une psychologue dépendant du service, ce que j'ai immédiatement accepté. Je croyais que j'aurais de suite une trithérapie, mais en fait je n'en ai pas encore besoin.

      Avec mon copain, nous avons vite décidé de déménager, ce qui m'a empêché dans un premier temps de trop y penser en recherchant un appart. Et puis en octobre nous nous sommes séparés. J'étais déjà mal, mais de là ma dépression n'a fait que s'empirer, jusqu'à atterir en psychiatrie au mois de février suivant.

      Je commence seulement à me sentir mieux depuis le mois de janvier. Boh, il y a toujours des hauts et des bas, mais les bas sont moins bas qu'avant. Il faut se battre.

      Et puis j'essaie à mon petit niveau, modestement, d'en parler, sur les forums notamment, pour faire connaitre ce virus.

      Je réitère mon invitation sur le forum que nous gérons à plusieurs, VIH stop tabou, ... vihstoptabou.dynamicforum.net/index.forum

      Séropo, séroneg y sont les bienvenus, pour échanger autour du VIH mais pas seulement donc n'hésitez pas

      Commentaire


      • Merci



        Pour ces 2 premiers témoignages ils sont vraiment très émouvant. Vous avez vraiment beaucoup de force je trouve pour vivre avec cette maladie, mais je pense que l'amour que vous donnez et recevez fait partie de cette force, et voir grandir un ptit bout aide aussi a lutter .
        Bon journée a vous et n'hésitez surtout pas si vous avez d'autres commentaires ou anecdotes a ajouter
        bizous

        Commentaire


        • Merci
          Moui,



          Bon en même temps il n'y a rien de plus à rajouter, à moins que d'autres personnes ne veuillent témoigner, on ne va pas faire de curiosité mal placée non plus...?
          Disons que je ne m'autorise pas trop à me plaindre dans le sens où ma vie n'est pas si terrible que çà, je travaille, je suis indépendante, je n'ai pas de gros soucis mis à part çà. Par ailleurs, je ne suis pas malade en Afrique où je ne sais quel autre pays où l ... aux soins est bien plus problématique. Donc, je considère que dans mon malheur je m'en sors plutôt pas mal.

          Commentaire

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