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    La stigmatisation

    Il est difficile de croire en regardant autour de nous dans une noce, une réunion du conseil d'administration ou d'anciens du secondaire, qu'une personne sur cinq souffre ou souffrira d'une maladie mentale à un moment donné de sa vie. Troubles de l'humeur ou de l'alimentation, schizophrénie, toxicomanie, anxiété ou dépression bipolaire, voilà un échantillon des maladies mentales dont quiconque peut souffrir, peu importe l'âge, l'origine ethnique ou le revenu.

    De nombreux articles ont été publiés sur le sujet, photos à l'appui. Malgré tout, les stigmates rattachés à la maladie mentale sont si tenaces que d'après l'Association canadienne pour la santé mentale, près de la moitié des personnes atteintes ne vont pas chercher l'aide dont elles ont besoin. La stigmatisation est si oppressante pour certains qu'ils n'arrivent pas à trouver le courage de divulguer leur état à leur famille ou à leurs amis. Et pourtant, 20 % d'entre nous en seront victimes.

    Étant donné que tant de gens ont de la difficulté à se confier à leurs proches, il n'est pas étonnant qu'ils craignent de faire l'objet de discrimination au travail. La maladie mentale tend à frapper les gens dans la jeune vingtaine, souvent au tout début de leur carrière, lorsqu'ils sont moins susceptibles de demander de l'aide ou des arrangements spéciaux. Les coûts liés à la maladie mentale en milieu du travail sont énormes : entre 30 et 40 % des réclamations pour incapacité sont dues à la maladie mentale. Les pertes se chiffrent à environ 33 milliards de dollars par année, et ce montant ne comprend ni les traitements, ni les soins de santé, ni la perte de productivité de ces gens qui souffrent en silence.

    Les faits sur la maladie mentale en milieu de travail et l'impact, positif ou négatif, des employeurs sur les personnes qui en souffrent ont fait l'objet des discussions de la table ronde mondiale des affaires et de l'économie (Global Business and Economic Roundtable on Addiction and Mental Health). La table ronde regroupe des chefs d'entreprise et Michael Wilson, ancien ministre des Finances du gouvernement fédéral, dont le fils, Cameron, s'est suicidé en 1995. Lors d'une réunion en avril dernier, des conférenciers ont souligné l'importance pour le malade et les avantages financiers pour les entreprises de soutenir les employés qui souffrent de maladie mentale en leur offrant l'aide dont ils ont besoin. Nous sommes tous vulnérables , a déclaré le ... John Frank, directeur scientifique de l'Institut de recherche sur la santé des populations. La discrimination n'y a pas sa place. Il n'y a aucune différence entre la maladie mentale et les autres formes de déficiences. Nous n'avons tout simplement pas encore appris à surmonter nos préjugés , a-t-il ajouté.

    Des répercussions d'une portée considérable
    Le mot stigmate désigne une marque qui révèle un état anormal, honteux. Les personnes qui sont stigmatisées à cause d'une maladie mentale, ou pour toute autre raison, sont victimes de discrimination. Non seulement les victimes de discrimination se sentent-telles rejetées et isolées, mais la stigmatisation intensifie aussi leurs souffrances et nuit au traitement. Un sondage mené en 2001 par l'Association canadienne pour la santé mentale et par l'entreprise pharmaceutique Wyeth a révélé que deux tiers des répondants disaient avoir souffert eux-mêmes ou avoir connu une personne qui souffrait de dépression ou d'anxiété. Un tiers d'entre eux étaient convaincus que le regard des autres serait teinté de préjugés s'ils étaient au courant de leur état.

    Le Rapport sur les maladies mentales au Canada a établi que la stigmatisation et la discrimination
    obligent les gens à garder le silence sur leur maladie mentale, les amenant souvent à différer une demande de soins de santé, à éviter de suivre le traitement recommandé et à éviter de discuter de leurs préoccupations avec leur famille, leurs amis, leurs collègues, leur employeur, les professionnels de la santé et d'autres dans la collectivité . Le rapport comprend également la déclaration de la Canadian Alliance on Mental Illness and Mental Health à l'effet que l'une des priorités les plus pressantes pour améliorer la santé mentale des Canadiennes et des Canadiens est la prévention de la discrimination envers les personnes souffrant d'une maladie mentale.

    La communication et la souplesse : deux éléments essentiels
    Selon l'Association des psychiatres du Canada (APC), les personnes atteintes d'une maladie mentale sont davantage stigmatisées que les personnes qui souffrent d'une autre forme de déficience et courent davantage le risque d'avoir recours au congé d'invalidité de longue durée, d'être sous-employées ou de se retrouver au chômage. Comme l'indique l'APC dans son dépliant La maladie mentale et le travail, Bon nombre d'employeurs et d'employés nourrissent une crainte injustifiée à l'égard de la maladie mentale et perçoivent les personnes souffrant de troubles psychiatriques comme étant peu compétentes, moins productives, peu fiables, violentes ou incapables de composer avec les tensions normales du travail.

    Mais les changements ne se font pas du jour au lendemain. Il faut du temps et, surtout, des efforts de la part de l'employeur et des employés. L'employeur qui contribue au succès du traitement d'un employé en modifiant temporairement son horaire ou ses conditions de travail en fonction de ses besoins est avantagé non seulement sur le plan financier, mais aussi sur le plan moral. L'employé émerge du traitement plus heureux, plus sain et plus productif. L'employeur donne le ton au milieu de travail. Lorsqu'il aide volontairement un employé à surmonter un moment difficile, il envoie d'importants et puissants signaux de compassion à l'ensemble du personnel, ce qui contribue grandement au rétablissement de l'employé qui se sent compris et épaulé.

    L'aide de l'employeur
    Le projet de recherche Mental Health Works, auquel ont participé le secteur bénévole, le gouvernement et les entreprises, fait état des droits et responsabilités des employeurs et des employés souffrant de maladie mentale. On conseille également les employeurs sur les moyens à prendre pour faciliter le retour au travail au terme d'un congé de maladie. C'est à ce moment qu'il est crucial de donner l'exemple. Il revient à l'employeur de faire en sorte que le milieu de travail soit exempt de harcèlement et favorable à la réintégration de l'employé. Si un employeur prend l'initiative de s'informer sur la maladie de son employé, il peut ainsi mieux expliquer au reste du personnel l'importance de ne pas stigmatiser la personne à son retour. Il importe toutefois que l'employeur demande d'abord à l'employé s'il veut ou non divulguer cette information.

    Quand, comment et à qui divulguer son état de santé?
    Tout employé doit décider s'il désire garder sa maladie confidentielle ou non et à qui il veut divulguer ces renseignements. Cela peut aussi dépendre des fonctions qu'il occupe. S'il peut s'acquitter de ses tâches sans problème malgré un trouble psychiatrique, il n'est pas dans l'obligation de déclarer quoi que ce soit à son employeur. En fait, il est préférable qu'il soupèse au préalable les avantages et les risques d'une telle divulgation. Même s'il doit s'absenter du travail pour un rendez-vous médical ou s'il se trouve dans une situation de crise, il n'a pas à divulguer tous les menus détails de sa maladie à son employeur. Ce dernier a toutefois le droit de savoir comment le traitement influera sur son rendement, la journée ou le milieu de travail.

    Il revient à l'employé de décider s'il veut mettre ses collègues au courant. Toutefois, si les changements apportés visant à lui simplifier la vie les touchent directement, il est préférable de les informer de la situation (les collègues de travail sont souvent d'un grand réconfort). Si l'employé a des besoins précis, il doit le dire à son employeur. S'il ne peut s'acquitter de ses tâches comme à l'habitude, il peut suggérer une alternative pendant le traitement.

    L'heure juste
    Le meilleur moyen de lutter contre la stigmatisation, au travail ou ailleurs, c'est de s'informer adéquatement sur la maladie mentale et de renseigner les autres par la suite.

    Personne ne veut vivre avec une maladie mentale. Elle peut être provoquée par un déséquilibre chimique, une prédisposition génétique, un stress intense, un deuil, des douleurs vives, une peine profonde ou des circonstances difficiles.
    La plupart des maladies mentales peuvent être guéries ou du moins contrôlées si la personne est suivie par un professionnel. Le succès du traitement dépend largement de l'appui de l'employeur, des amis et de la famille. Une personne malade ne peut guérir que par simple force de volonté.
    La maladie mentale n'est pas un signe de faiblesse ou de stupidité. Elle peut toucher n'importe qui, n'importe quand. Selon l'Association canadienne pour la santé mentale, de nombreuses études démontrent que les gens qui en souffrent sont dotés d'une intelligence moyenne ou au-dessus de la moyenne.
    Contrairement à un mythe courant, les personnes atteintes de maladie mentale ne sont pas plus violentes. Les cas de violence font tout simplement la manchette plus souvent.
    Les hommes croient qu'ils sont moins susceptibles de souffrir d'une maladie mentale, mais les données prouvent le contraire. Au Canada, 80 % des personnes qui se suicident sont des hommes.
    Le coût de la maladie mentale est très élevé, à tous les égards. En 1998, le Canada a déboursé environ 7,9 milliards de dollars pour les indemnités d'invalidité, les soins et les décès prématurés. Les services de santé non assurés et les congés de maladie pour cause de dépression non traitée ont, quant à eux, coûté 6,3 milliards de dollars de plus. En 1999, 1,5 million de journées d'hospitalisation étaient dues à la maladie mentale.
    Influencer les mentalités
    Que pouvons-nous faire pour lutter contre la stigmatisation?


    Si vous êtes atteint d'une maladie mentale, parlez-en. C'est un des meilleurs moyens d'éduquer la famille et les amis. Il suffit de penser à l'impact positif des déclarations de Brooke Shields lorsqu'elle a accepté de parler de sa dépression post-partum et de celles de William Styron, lorsqu'il a bien voulu écrire un livre sur les effets de sa dépression sur son entourage.
    Renseignez-vous et fournissez de l'information juste. Si vous entendez une personne faire de fausses déclarations et perpétuer les stéréotypes, n'hésitez pas à la corriger.
    Choisissez vos mots avec soin et expliquez aux enfants pourquoi ils devraient éviter d'utiliser certains qualificatifs. Fou, déficient, débile, retardé, sont des épithètes aussi offensives pour le malade que pour sa famille et ses amis. Ces mots renforcent les stéréotypes qui empêchent les gens de demander l'aide dont ils ont besoin.
    Gardez l'esprit ouvert. La maladie mentale n'est souvent qu'une facette temporaire de la personne.

  • Très instructif



    malheureusement on est des parias partout ou on passe en France du moins, aux USA et au canada, c'est beaucoup mieux accepté, étant donné que tout le monde me trouve bizarre sur les lieux de travail, je passe beaucoup de temps seule et j'y cultive mon monde intérieur.

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    • La maladie mentale



      c'est comme la vérole au siècle dernier, la maladie qui fait fuir tout le monde, et aussi , le diagnostic n'était pas fait dans les années 70, si on m'avait diagnostiquée, j'aurai commencé une therapie beaucoup plus tot, que de temps de perdu!!

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