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Psychose du cannabis: petite histoire d'un schizophrène

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  • Psychose du cannabis: petite histoire d'un schizophrène



    Veuillez me pardonnez les "fotes d'ortograf"!

    Ayant consommé du cannabis, puis de l'exta et de la coke à mes 18 ans, j'ai continué de fumé du cannabis pendant une certaine période. Je suis devenu schizophrène sans m'en rendre compte. Mon jugement est devenu altéré, mes conversations et mes discours décousus, mes idées se mélangeaient aux rêves et à l'irréel, je psychotais sur un rien comme sur mes pompes ou sur une petite morve gratté de mon nez sur mon doigt, je parlais donc bizarrement, je me masturbais dans les toilettes de mes potes discrètement quand je venais chez eux, et une fois sur le lit des parents d'un pote (pour retenir l'éjaculation avant la nique du soir, mais le problème est qu'il s'en est rendu compte et il m'a difficilement pardonne) et dans la pire des situations, je parlais très mal à ma mère, j'insultais mon père dans ma tête, je me suis battu avec lui ainsi qu'avec mon frère... Lorsque je ne sortais pas en boite, je passais mes soirées à fumé du cannabis et à écouter de l'electro allemand (T.RAUMSCHMIERE) ainsi qu' à discuté sur msn. Je m'amusais à trouvé des images dégeantés trouvé en surfant sur la toile que j'insérais dans le petit carré d'msn, comme celui d'un extra-terrestre qui tient le monde entres ses doigts . J'exprimais ainsi mes pensés du moment avec une petite phrase ou bien une citation.

    En plus de tout ça, je fuyais la réalité, à savoir les études, c'est comme ça que j'ai perdu 3 ans à Assas. Normal je venais complètement défoncé avec 3 tazs dans le sang en ayant clubbé 4 fois par semaine en after (la Follow me, lieu de mon baptême de mon premier rail de coke) toute la nuit. Je passais donc au tableau sous taz... Je mélangeais toutes les drogues le soir. J'étais donc devenu un super Gogols. Et complètement schizo.

    Les tazs ont cependant réussi à me faire couler quelques larmes dans les locos de la corpo (une assoce) d'assas avec une fille que je ne connaissais pas en lui racontant ma petite histoire de la semaine. J'ai donc arrêté l'exta. Mais pas le cannabis. Mon état de pensé étant complètement dans le flou, parfois violent avec ma famille, schizo la journée, le shit fumé tout les soirs m'a quelques peu endurcit.

    Un jour, une fille qui m'a ajouté sur msn en trouvant mon e@mail sur le forum du livre Hell de Lolita Pille, un livre qui m'a soulé au bout de 30 pages, est devenue ma copine du net le soir entre 2 spliffs et pour me plus grand plaisir mon terrain de jeu favori. Elle est rapidement sans mentir tomber amoureuse de moi. J'étais cependant dans le doute lorsque je parlais avec elle à savoir d'où elle venait, et si elle me voulait du bien ou du mal. Je psychotais sur elle.


    Ma folie se prolongeait en pensant à un pote d'HEC d'origine russe habitant prés de chez moi, ayant connu des disputes violentes dans ma jeunesse du collège (à cause d'une fille bien sûr) m'a fait porté une affection pour lui des plus bizarres. Ayant coupé mes rapports avec lui, ne le voyant que rarement, j'avais tout de même une pensé régulière pour lui et je portais une affection pour lui incontrôlé, qui serait trop dur à expliqué. Je me suis pourtant porté à croire qu'il était entouré de la mafia russe, et plus énorme, qu'un complot se dressait contre moi. J'en alertais mes parents, mes amis qui me prenaient au jeu, sans vraiment y croire. En plus du complot mafio russe, je considérais que c'était tout le campus d'HEC et de Polytechnique ainsi que de la présence militaire qui me tracait par internet, comme si ils avaient chacun à leur manière une affection pour moi, controlant la musique que je téléchargeais sur mon PC depuis ma chambre. J'avais demandé de partir seul au petit pied à terre de Cannes pendant 2 semaines alors que les cours n'étaient pas terminé. Mes parents acceptèrent à ma grande surprise.

    Je partis donc un matin en débranchant rapidement mon disque dur externe des musiques téléchargées précieusement pendant la nuit pour mon plus grand plaisir, car je croyais savoir que ce son (essentielement de l'electro composé spécialement pour moi à HEC) allait être le message qui m'était destiné. J'avais 2 énormes valises. Tout un petit arsenal pour me connecter et capter les mafieux russes que je croyais installés là bas. Arrivé sur place, j'appelai mon copain russe à sa grande surprise pour lui dire que j'étais à cannes.

    J'en profita pour reprendre contact avec un fantasme du collège, une fille dont j'étais amoureuse. Au coup de telephone, je ne révéla pas mon identité et j'avais envie de jouer. "devine qui je suis? Bon mais là j'ai du gros son electro dans mes oreilles on se capte sur msn."

    J'ai pris par la suite rapidement contact avec les robeux de la croisette pour obtenir du teshi. Je venais donc à la plage me baigner défoncé, et je me reposais pour bronzer avec mon baladeur. J'écoutais certaine musique en boucle et en mode "slow'" pour mieux apprécier les distorsions.

    je continuais d'étendre mes pensés sur msn.
    Une aprés midi toujours à cannes, aprés avoir fumé, une crise comme jamais j'en ai eu de semblable se produisa: je cru que les mafieux russes m'avaient repéré et m'irradièrent de radiation. Je fût plié en position foetus aprés avoir poussé le lit pour me cacher. J'alertais Polytechnique sur msn en écrivant "xxxxxxx radiation put1" mais en vaint. Je me croyais irradiés c'est dingue non? A mon retour à Paris, je parlais mal à ma mère dés le premier jour.

    Bref, j'étais aussi devenu complètement parano. Et surtout des flics, que je pouvais croisé la journée dans la rue à tout moment en étant "fonsdé". La drogue était devenue ma religion, et surtout, c'était un mode de vie. Cependant, j'ai fini par me faire hospitalisé de force. Un soir où j'étais défoncé, j'ai une énième fois insulté ma mère, elle a donc craqué ce jour là et a appelé un service de psychiatrie adéquat à mon cas. Un psy est venu à la maison me faire la conversation, celui ci à donc diagnostiqué ma folie, accompagné de policier qui m'ont gentiment demandé de rejoindre l'ambulance le soir même, j'ai pris le temps de dissimulé mon couteau suisse à l'abri du regard du policier, un grand Black. Dans l'ambulance, j'envoyais des textos à mes potes du style "je me suis fait embarqué c'est trop bad", et c'est là que j'ai reçu un texto "ne t'inquiète pas tout va bien se passer".

    Arrivé à un hopital, accompagné de mes parents qui ne disaient plus rien, je marchais en rond, je demandais aux psys présents ("vous avez besoins de quelque chose? Je peux me rendre utile?" ) Une black d'une vingtaine d'année agonisait dans une salle en pleurant et en étant attaché des mains et au pied. Puis là, c'est le drame. On me demande de boire ce fameux liquide, et comme ils étaient nombreux autour de moi, j'ai craqué bordel. Je me suis écroulé, la tête assommée par le poison. Je fus transporté dans un brancard dans un autre hôpital psychiatrique (Henri-Ey) avec les fous.

    Les premiers jours, les médocs assommant mon esprit me faisait pensé comme un zombie, à moitié endormi. En marchant dans les couloirs je me suis arrêté sur un gros black, qui me regardait à travers le "hublot" de la porte de sa chambre. Face à face avec lui, je me suis mis à lui chanté "I believe I can fly", de R KELLY, comme ça, subitement, puis une autre fois "If I could turn back the Hands of Time". Un flux de compassion mutuel était alors échangé à ces moments.

    La visite du psy à ma chambre me faisait peur. Etant en cellule chaude avec quelques patients diagnostiqués comme les plus fous, on avait un droit de sorti seulement à l'étage. Je me suis fait copine avec 2 femmes, une moche et une belle et bonne, toutes les deux entre 25-30 ans. Je me suis mis alors à gribonné quelques dessins insignifiants pendant mon temps libre, la moche m'expliquant que ces dessins étaient les premiers hiéroglyphes dessinés par une incarnation antérieur "de moi". Le flou réside encore de ces quelques jours en haute détention.


    Puis les psychiatres m'ont transféré en détention "normal", avec tous les autres. N'étant plus sous l'emprise de rien du tout, je suis sorti avec une fille là bas, mignonne et un peu timide.. Il y avait un parc, je pouvais donc fumé (des cigarettes cette fois ci) et discuté avec les fous comme dans une colonie de vacances. Etant privé de l'extérieur, mais nourrie avec des repas corrects (sauf le petit dej médiocre à 8h) on pouvait se croire dans une prison de luxe.

    J'ai pu lire Le Meilleur des mondes d' Aldous Huxley donné en cadeau par un pote polytechnicien de l'extérieur, qui me faisait irrémédiablement pensé à ce que je vivais sur le moment. Bref les médocs le matin auxquels j'étais souvent le premier dans la file d'attente et le temps passé sans l'emprise de la drogue m'ont fait redescendre sur terre sans m'en rendre compte.

    Je m'étais fait de bons amis là bas, quoiqu'un peu tous fou. Les partis d'échecs étaient mon passe temps favoris. Je pouvais aussi tenir mon journal de bord intitulé "l'expérience ***". Par ailleurs, de la drogue circulait grâce à ceux qui avaient des sortis autorisés, c'était donc ma copine de l'hopital qui me tenda du teshi un jour. J'ai eu à ce moment là un certains dégoût pour ces petits cailloux qui avaient peut être circulé de main en main et étaient donc sales. J'ai refusé de le rouler et d'en fumer.

    Le dialogue avec ma psy au bureau, pas assez bonne pour que j'essaye de me la taper (ce qui aurait pu être un fantasme) a finalement réussi à me faire déjouer mon esprit en me demandant si je me sentais "menacer". Avant cela, j'ai juste eu une crise de larme avec un bon pote de l'hôpital, entres 2 clopes, sur une discussion auquel je ne tiens pas spécialement à faire de commentaire (j'en ai déjà dit pas mal non?). Aprés ma sortie au bout d'un mois et demi, une relation fusionnelle avec ma mère s'est instaurée, je suis redevenu "gentil".

    Les médocs m'ont rendu pendant 3 mois vraiment très raide, le regard figé, les mains tremblantes, et moi qui avait un physique d'athlète, j'étais devenu très mince. Je ne m'en suis rendu compte qu'après la sortie. Mon instinct de survie m'a poussé à reprendre les études. 1 an est passé. Je m'entend excellemment bien avec ma mère et autres membres de la famille. Ma mère est très soulagée. J'ai repris un physique complètement normal, mais j'ai pris légèrement un peu de poids... J'ai du bide quoi.

    Je n'ai eu qu'un seul médicament prescrit: le risperdal. En injection, d'abord à 50mg toutes les 2 semaines, puis 37.5, puis 25mg, et finalement Je les ai en comprimé. A votre avis je les prends ? Le Risperdal ? Un anti psychotique? Je n'aime pas ce médoc. Je déconseille de le prescrire au patient personnellement, mais bon, c'est vrai, je ne suis pas psychiatre...

    J'ai repris les cours aujourd'hui et tout se passe pour le mieux. Je me suis lancé dans les études d'informatique car j'adore ça. J'ai eu ma première année avec 13.2 de moyenne, je suis troisième de la classe, et j'ai reçu les félicitations. Normal, dans mon enfance un test de Q.I m'a donné 134 (wouah, je ne suis pourtant pas surdoué).

    Je sors avec une américaine de 25 ans qui étudie le droit international et elle est amoureuse de moi. Elle revient faire une thèse un an de plus en France et pour être avec moi. Je travail en alternance donc je gagne de l'argent. J'ai une petite vie tranquille même si dans ma tête beaucoup de chose me dérange encore. Je connais par expérience les dangers du cannabis et je sais les effets que cela produit en moi et dans ma tête. Pour finir, je suis quelqu'un de silencieux, trés peu bavard, je travail dans ma tête pour trouver une phrase à dire à quelqu'un que je connais peu. Je le ressens comme un handicap, d'avoir peu de conversation. On dirait pas comme ça hein? Je n'aime pas drogue, mais la drogue m'aime bien. A votre à vie j'ai quel âge? 22. Bientôt 23.

    J'espère que mon discours aura apporté un éclaircissement aux médecins et autres psys comme exemple d'un cas comme un autre, et j'espère que d'autres schizos ou ancien schizos auront pu se reconnaître.

    A bon entendeur vous pouvez me contacter sur electronicbomber@hotmail.com

    Et surtout, n'hésitez pas !

  • Gros merci pour ton beau témoignage



    Ça va?

    Par ton texte tu m'as fait du bien. J'ai beaucoup de compassion vis-a-vis les ennuis de santé subit.
    Je suis une femme ayant consommée quand même assez de cannabis sur une longue période. Mon conjoint lui a développé la forme schizo-affectif il y a 3 ans.
    Aujourd'hui j'ai cesser de fumé voyant les gachis causé par cette substance. Ton histoire ressemble tellement a celle de mon conjoint. C'est ce qui ma surprise le plus en te lisant. Il a aussi ,entre autre, un copain d'enfance sur lequel il psychose énormément. Lui, mon conjoint, c'est du type mafia Irlandaise.
    C'est vraiment complexe d'avoir a fonctionner avec un gars qui vit dans un cauchemar éveillé. C'est la définition que j'ai trouvé a force de vouloir comprendre ce qu'il vit. Nous sommes dans la trentaine. Au paravent nous avions de beaux projets. En dix années de vie commune nous avons maintenant trois fantastiques garçons en bas âge. Depuis le premier octobre nous sommes séparé. Il est parti dans sa folie de complot où être avec moi est impossible. Le message de sa psychose étant depuis le début qu'il doit me quitter pour aller vers eux.

    A trois reprise il a été a l'urgence en psychiatrie. Il a, depuis 2 ans, comme prescription Célexa et Risperdal en comprimé. Si tu es d'accord seulement, je serais curieuse que tu me parle davantage de comment ce médicament le Risperdal agit sur le corps, la pensée et autres. Quand tu parles de se médicament dans ton texte tu laisse entendre que c'est désagréable. J'aimerais être éclairée.

    Il ne prenait plus de médicaments depuis ce printemps et là il semble qu'il ai recommencer a les prendre cette semaine. Il ne souhaite pas arrêté de consommer du cannabis, c'est un gros fumeur. Il fait aussi a l'occasion hash, coke et speed. Pour la garde des enfants il doit faire un effort, car je suis insécure. Il a consenti d'aller en détention psychiatrique, il l'ont gardé deux nuits,j'en conviens que c'est surement pas ça place quoique lui et moi ne sommes pas mieux qu'un autre. Il devrait cette fois avoir un meilleur suivie. Il a un entrevue dans un centre de désintoxe externe et deux visites par semaine avec son psychiatre. Lui, s'il le fait c'est par amour pour ces enfants et c'est aussi afin de donner une chance a notre amour qui en arrache. Si du moins il pourrait arriver a avoir un instant de lucidité. Un break de cette maladie

    Je te salut et encore merci pour ton témoignage. J'ai toute ma marmaille a m'occuper. Le temps me manque.

    Prend bien soin de toi

    Cri Laloutre

    Commentaire


    • Psychose du cannabis : petite histoire dun schizophrène la suite



      Etonnant. Je naurai pas imaginé que mon texte publié il y a quelques années serait autant copié/collé sur internet. Je tiens à remercier mes lecteurs, jai lu tous vos commentaires, je sais que beaucoup ont souffert de la cam, des hôpitaux psy, des médicaments, mais la vie est difficile Alors pour commencer par écrire sur de bonnes paroles pour tous les junkies qui se respectent et qui se reconnaissent : Soyez prudent, tout comme lalcool, à consommer avec modération Une overdose dun fixe de coke, plus que parfois, trop souvent, ça ne pardonne pas

      Que Dieu vous protège tous.

      Jai appris à dealer à 12 ans, aujourdhui je suis un adulte, mais je ne suis pas encore devenu un homme.

      I was dancing when I was 12 I was dancing when I was 12 I was dancing when I was 8 I was dancing when I was 8


      Jai eu un passage au 36 Quai des Orfèvres. Un matin, coup de fil du Lieutenant de Police, veuillez rappeler Jai été préparé psychologiquement à linterrogatoire par 2 proches. Je rappela donc la Lieutenant, convocation le lendemainau téléphone, ils avaient déjà le nom de mon Père, je fus convoqué pour une enquête sur un suspect .Ce fut bref, et je fis mine de ne pas comprendre de quoi il sagissait. Et lultimatum était que je ne saurai lidentité de la personne quau moment de linterrogatoire.



      A la première question du Lieutenant de Police, est ce que vous êtes consommateur de stupéfiant ? Ma réponse fût négative et cela guida toute ma psychologie pour les réponses de linterrogatoire.

      La lieutenant me présenta sur une page 6 photos noirs et blancs dindividus Pas beau à voir, visiblement, ils furent tous victimes de tortures, ou biens de lynchages médicamenteuxIls étaient tous détruits Mais surtout, à ce moment même, je reconnnu la photo de mon dealer. Javais alors un sentiment de beaucoup de peine pour ce quon avait dû lui faire subir.

      Mais surtout, je ne dévoila rien, je nia quil était dealer, quil mavait proposé des produits, et surtout, elle me menaça que jirai en garde à vu si je ne disais pas la vérité, quil y aurait une prise durine. Mais vous savez quoi ? Pff, je nai rien dit, et ils ne savent rien, jai balancé que dalle, en fait javais en tête 5 dealers différents sur lesquels aurait pu porter lenquête, mais lui, ce mec frais, dont je navais plus de nouvelles depuis quelques temps, Et qui a lépoque avait des tas de produits en stocks qui me correspondent, je lavais oublié de ma préparation aux réponses sur mon interrogatoire Il risque 5 ans 5 ans entres 4 murs pour avoir servi les meilleurs cams de Paris, du shit, dla beuh, des extas, de la cokede lécaille de poissonà des gens comme moi, mais aussi à une clientèle de Luxe, des Saoudiens

      Linterrogatoire dura 1 demi heure. Je pensais que jallais merdé, que jallais suer, oui jai passé un sale quart dheure. Mais cest Allah qui me protégea. Vous savez pourquoi ?

      Les voix du seigneur sont impénétrables

      Jai donc maitrisé ma bouche, malgré le fait quelle insista sur les mes questions, et malgré sa preuve suprême de mon relevé téléphonique, jai affirmé que cétait un ami, que je nétais pas au courant de son traffic Au final, je men suis bien sorti : jai rien dit, et ils ne savent rien. Jai contenu ma langue et ma bouche. Au revoir Monsieur, Au revoir Madame, et à partir de maintenant, prudence donc...

      Prudence donc signifiait pour moi un silence radio pour quelques temps.

      Mais que sest il passé dans mon existence jusquà maintenant ?

      Je suis retourné de forces 4 fois à Henri Hey , et jai séjourné à Saint Anne 4 mois avec son entourage des esprits les plus tordus.

      Voilà ce qui se déroula quelques jours avant ma deuxième hospitalisation.

      A cette époque je carburait essentiellement au shit qui était devenu mon adrénaline favoris. Javais à ce moment un plan a 2 pas de chez mon pote algérien avec qui je consommais. Un soir, le shit fût différent : jacheta au dealer ce shit diabolique
      sorti de nulle part, de lafghan. Ce soir là, je fuma, je quitta lappart de mon porte, fonsdé à bloc, au bord de péter les plombsEt jai effectivement péter un cable.

      Ayant 2000 euros sur moi en cash, sur un coup de tête, je décida de rejoindre ma copine (qui en fait nest pas américaine, mais grec, elle mavait menti sur son identité, je ne le su que quelques semaines plus tard après avoir écrit mon premier récit).

      En fait, elle était actuellement en grèce. Et plutôt que de prendre lavion, moi, complètement arraché de la tête, je décida de prendre le train. Je parti pour la Suisse, Genève, pour y espérer reprendre un prochain train .

      Pendant le trajet, je passa la soirée au bar du train, à picoler ricard sur ricardJétais dans un état second. Je minterrogeais sur les hommes en costards qui discutaient à côté de moi, sur leurs vies, ce quils pensent, mais bref, jarriva à Genève, il faisait nuit, et des prostitués trainaient dans la rue. Une black minvita à monter chez elle, je la suivit, et puis brusquement, je fis marche arrière Elle ne me plaisait tout simplement pas.

      De retour dans la street, un kiosque à boissons et sucreries étaient encore ouvert. Je lui acheta une bouteille de vin rouge. Et je picola devant ce vendeur en chantant des ...

      Le vendeur menaça que si je ne me taisais pas, il appellerait la Police. Et cet enculé, cest ce quil fit.

      2 policiers Suisses survinrent, et bim bam, menotés déshabillé en calçon, je me retrouva dans une cellule blindée de moins de 2,5 mètres carrés.

      Jhurla toute ma rage à lintérieur, Jessaya de brisé la vitre en comptant à chaque coup de coude en allemand : EINS, ZWEIII, DREIII, VIIEEER, FUUUUNF, SEEEECHS, SIIIIEBEN, AAAACHT, NEUUUUN, ZEEEEEEEEEEEEEEEEHN (je compte en allemand quand je fais des pompes)

      Et bref, fatigué, je garda le silence ils me relâchèrent le matin même.

      Je récupéra mes affaires, qui était en fait constitué dun sac à dos, et javais apporté avec moi dans le train un easybike (un vélo électrique pliable).

      Mais surtout, jignore encore comment, mais javais retrouvé ce shit afghan, comment la Police nétait il pas tombé dessus ? Ils me lavaient rendu gratuitement et pas confisqué ? Sympa la Police Suisse

      Jerra donc la journée dans la ville de Genève. Bon Junkie que je suis, après avoir consommé un café dans un restaurant, je masseya contre le mur à côté dun clochard sous le soleil. Il me fit boire de sa bouteille, javais de la compassion pour ce pauvre hommeJe repris la route sur mon easybike.

      En errant, je me retrouvât dans un barre où était exposé des guns : des Colts, des gros Bérétas, des 357magnum (oui je sais vous mavez reconnu cest mon blaz), dans ce bar, des anciens, la plupart tatoué, mais quest ce que je foutais là ?

      A un autre moment, plus tard, je me retrouva dans une maison de retraite, et je fis la conversation à 2 vieilles dames assises sur des fauteuils roulant. Comment ce shit afghan diabolique fut réussir à me téléporter dans ces endroits, ces situations plus que bizarres.... ?


      Laprès midi je traina dans laéroport. Je mamusa a exploré ce terrain et je pris des chemins différents pour me balader.

      Aussi plus tard le soir et plus loin, je me perdit dans un parking, et je me rappelle encore du bruit des bouteilles qui se brises, et de cet homme qui jetta une cinquantaine de bouteilles une à une dans cette Grande poubelle.

      Revenu à laéroport, je resta longtemps au téléphone avec ma copine. Elle sinquiétait pour moi

      Jerra donc seul dans la nuit aussi à proximité de laéroport. Je vis un bâtiment, pas très géant, mais qui mintrigua : au dessus de limmeuble, il y avait écrit : World Trade Center. Jessaya même de pénetrer cette tour mais en vaint.

      Tard dans la nuit, je revena à laéroport. Je rentra dans un hotel, tenu par un black. Très hospitalier, dailleurs, à lintérieur de lhotel, je roula ce shit dafghan. Un vieux film allemand des années 60 au temps des coys-boys se déroula à la TV. Pendant que je fumais, les coy boys avaient entamés une grosse baston dans un peub à lancienne. Je fus perplexe à la vision de ce film.

      Et puis, encore une fois arraché, une vision cauchemardesque, dont jhésite encore si cétait le fruit de mon imagination ou si ce fut bien réel, un homme dune quarantaine dannée au regard froid me fixa des yeux. Lui avait-je ouvert la porte de ma chambre, était-ce une vision ? Jen ai que la mémoire dun échange avec cet homme dune froideur inexpliqué. Jai encore limpression quil était armé

      Bref, au final, un matin, fin de lhistoire : mon père venu me chercher, on reprit le train en direction de la retour de la maison. Ma mère était présente au parking. Dans la voiture, mes parents ne disaient pas un mot. Moi je disais nimporte quoi, jétais encore euphorique et brusqué que mon voyage sarrête si viteJen voulais à mon père, il avait mis un terme à mon excursion à laventure qui venait simplement de commencer.

      Le lendemain, jétais à Henry Hey Sans pitié les parents

      Et bref, toujours les sales mêmes histoires dans cet hôpital de malheur : placé les premiers jours enfermé dans une cellule, bourré de médocs qui rendrait complètement flagada Chabal.

      Et puis les psys, pour mon bien être , me garda enfermé quelques mois Et puis on sattache avec certains et certaines patients, ils deviennent des amis à la sortie, car une forme de solidarité humaine se fait pour ces moments douloureux.

      Mais vous voulez savoir ? Ceux qui sont enfermés à Henry Hey, beaucoup ne le mérite pas, trop dentres eux sont gentils

      Et puis cest lhistoire de la prise de médicaments obligatoires. La question est :

      a-t-on le droit dintroduire un corps étranger (le médicament) contre la volonté dun individu ?

      Pensez-vous quil ait comparable de considéré que lintroduction dun corps étranger (le médicament) dans le corps dun individu, à un viol (le sexe) ?

      Quel est la limite psychologique du fait quun psy peut juger que la personne a toute sa raison, ou pas ?

      Si tous les patients se plaignent des effets secondaires à caractère destructeur sur leur propre moral, quel est le bien fondé de ses médicaments ?

      Des films que je vous invite à voir : le Nouveau Protocole (Clovis Cornillac en guèrre contre les laboratoires pharmaceutiques), mais aussi une excellente critique des psychiatres, avec le film de Depardieu et Jean Réno, le film Tais-toi , qui laisse dévoiler la psychologie très vicelarde dun psychiatre

      Et bien, junkies, anciens patients dhôpital psychiatrique, vous répondrez bien mieux que moi à ces questions, mais jai en attendant une bien meilleure idée, un projet qui me tient ... ur, celui de créer un forum sur internet regroupant tous les anciens patients par catégories des hôpitaux psychiatriques de France, destinés à ceux qui souhaitent partager leurs expériences, mais aussi faire des pétitions contre des psys ou des brutalités quils ont subit injustement

      Sisi !!!

      Ne vous inquiétez pas, cher lecteur, vous serez au courant bientôt ! )))

      Avec le temps, ayant passé plus dun an en hôpital psychiatrique, jai appris à relative. Mais jai quand même au fond de moi la rage contre ce système. Un psychiatre gagne de largent sur le dos des gens faibles ou qui souffrent. Jai parlé à un ancien de saint Anne qui ma affirmé quil avait découvert que son psy appartenait à une secte. A saint Anne, jai vu un psychiatre embrassé Pascale, une femme qui, selon son histoire, est parti dans un pays de lest, et à son retour, elle était comme ... est-à-dire avec beaucoup de séquelle psychologique, et physiquement, suintante, sale Et bien vous savez quoi ? Un psychiatre de saint anne se lest approprié, je lai vu de mes yeux lui faire des smacks, comme si cétait sa maitresse

      A force de côtoyer et dialoguer avec les fous , un psychiatre naurait il pas tendance à devenir encore plus fou que les fous ? Navez-vous jamais pensé quun psychiatre vous prenait pour un con ? Sans compter quun psy nhésite pas à appeler vos parents, votre famille, pour en faire ses nouveaux patients Mais encore une fois, je vous lai dit, jouvre un forum pour les anciens patients, qui souhaiteront exprimer leurs opinions et leurs expériences au grand jourSi cela vous intéresse, ce site sera bien référencer sur google jen donnerai les liens ici et un peu partout sur la toile du web, histoire de buzzer


      Ecartez les fesses ! Je pique. Un vrai monde de zoo pour humains ce monde des maisons psychiatriques

      Allez, je repose ma plume ici Si vous en avez marre de la cam et de son addiction, faites des pompes et des abdos après avoir pisser et avant de prendre votre petit dej, comme ça tous les jours, et tous les jours 200 pompes, et 200 abdos. Mens sana in corpore sano. Un esprit saint dans un corps saint. Un footing, un tennis, un peu de natation à la piscine du quartier, croyez moi, pour se sentir bien dans sa peau, le SPORT ! )))


      (La suite dans le prochain épisode)

      Et surtout, soyez sages les enfants : Pas trop de bêtises !

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      • Psychose du cannabis : petite histoire dun schizophrène la suite
        Stupeflip - la menuiserie



        http://www.youtube.com/watch?v=zU97FbKVH_c Stupeflip - La Menuiserie 8-)

        Commentaire


        • Reponse



          Quel courage ! quel vie !! Je voudrais te dire, que vu la clarté de ton récit, et la dureté de tes mots parfois, tu n'est pas schizophrène ou du moins , ceux qui disent que c'est incurable sont des menteurs ! Tu devrais aller raconter ton témoignage auprès de personnes schizophrènes ou extrêmement dépressive ... Félicitations pour cette énorme victoire, qui n'es pas des moindres... quel courage ! tu peux redonner espoir à des gens qui n'en n'ont plus.

          Commentaire


          • Espoir !!!!



            bonjour , en lisant votre témoignage je reconnais parfaitement mon fils de 23 ans qui a aussi sombré dans la schizophrenie il y a 4 mois (il a été envoyé en hopital psychiatrique de force aussi par la police suite à un délire sur la voie publique) après un mois d'hospitalisation il est de retour chez nous il a du quitté son appart ,il va un peu mieux il n'est plus agressif mais parle peu ne sort pas et n'a aucun projet et surtout il continue le cannabis!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

            Commentaire

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