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L'alcool et la grossesse

Publié par : rédaction Onmeda (11. avril 2017)

© Shutterstock

Boire de l'alcool durant la grossesse nuit à la santé de l'enfant : l'alcool est, avec le tabac, le plus grand facteur de risque pour l'enfant à naître.

Qu'une femme supporte bien l'alcool ou non, le bébé, lui, ne le tolère pas, et ce quel que soit le moment de la grossesse et donc la phase de développement du foetus.

En consommation de l'alcool pendant la grossesse, une femme risque que son enfant souffre de ce qu'on appelle le Syndrome d'Alcoolisme Foetal dont les conséquences peuvent être graves.

Mais même si tout le monde connaît aujourd'hui les risques de la consommation de l'alcool pendant la grossesse pour le bébé, de nombreux doutes et interrogations persistent chez les jeunes mamans :

Combien d'alcool nuit le foetus ?
Comment l'alcool passe de la mère à l'enfant ?
Quels sont précisément les dommages et risques pour le foetus ?

Dans notre dossier spécial, nous faisons le point.

Pour commencer, sachez que : Toutes les boissons alcooliques (vin, bière, rhum, whisky, etc.) contiennent la même molécule dangereuse pour le fœtus : l'éthanol. Tous les alcools présentent donc le même danger pour le bébé.

Combien d'alcool nuit le foetus ?

Il est clairement reconnu et démontré que l'alcool est l'une des principales causes évitables de malformations congénitales. Plus la consommation d'alcool se produit tôt durant la grossesse, plus elle est importante (en termes de fréquence et de quantité), et plus les risques de toxicité pour le foetus sont élevés.

A savoir : il n'existe pas de quantité " limite " d'alcool acceptable pendant la grossesse. Car on ne sait pas quelle quantité d'alcool est susceptible de provoquer tel ou tel dommage. On sait qu'il existe des jours pendant la grossesse où une petite quantité d'alcool ne constitue pas de danger pour le bébé. Mais on sait aussi qu'il y a d'autres jours où la moindre goutte d'alcool peut avoir des conséquences dramatiques et irréparables pour le bébé à naître.
Conclusion: comme personne ne sait où situer ces fenêtres temporelles, l'alcool devrait être totalement tabou pendant la grossesse.

Chaque verre d'alcool pendant la grossesse est de trop. Aussi, en France, l’Inpes* conseille Zéro alcool pendant la grossesse !

A noter qu'il existe des prédispositions génétiques qui rendent certaines mamans et leur bébé plus fragiles aux effets de l'alcool, même pour des consommations faibles ou épisodiques. C'est pourquoi on préconise une abstinence totale tout au long de la grossesse.

L'alcool : de la mère à l'enfant

Contrairement aux idées reçues, le placenta ne protège pas le bébé contre l'alcool et autres substances toxiques :

L'alcool traverse aisément la barrière placentaire et passe dans le sang du foetus ; les concentrations d'éthanol dans le liquide amniotique atteignent alors des valeurs comparables à celles mesurées dans le sang maternel, voire davantage car le foie du bébé est immature, et ne l'élimine pas correctement.

Le danger ne réside donc pas seulement dans le fait que l'alcool passe directement du sang maternel au sang du bébé - et que mère et enfant ont donc le même taux d'alcool : contrairement à l'organisme de la mère, celui de l'enfant n'est pas capable d'éliminer l'alcool, même en petites quantités. La substance toxique reste plus longtemps dans la circulation sanguine de l'enfant et dispose de plus de temps pour interférer avec le développement de l'enfant et provoquer des séquelles irréparables.

L'ensemble des dommages causés chez le bébé par une exposition prénatale à l'alcool est regroupé sous le terme parapluie Trouble du Spectre d'Alcoolisation Foetale (TSAF)**. Ces séquelles peuvent être plus ou moins sévères, en allant de la forme la plus grave (Syndrome d'Alcoolisme Foetal, SAF) aux formes dites « incomplètes » qui se révèlent plus tardivement par des troubles de l'apprentissage et/ou du comportement.

Les dommages et risques pour le foetus

La consommation d'alcool pendant la grossesse peut avoir des conséquences graves et dramatiques pour l'enfant.

Pour commencer, l'alcool augmente les risques de donner naissance à un enfant prématuré ou de petit poids, ainsi que les risques de fausse couche.

Au 1er trimestre

Concrètement, l'alcool empêche la division des cellules. Ce qui est particulièrement dangereux au 1er trimestre de grossesse, une phase où les cellules nerveuses et organes du bébé se développent.

A ce stade, l'alcool peut donc perturber, voire totalement empêcher d'importantes étapes du développement du foetus. Une telle incidence peut avoir pour conséquence des troubles du comportement (par exemple hyperactivité ou des troubles émotionnels).

Au 2ème et 3ème trimestre

La consommation d'alcool au 2ème et 3ème trimestre n'est pas sans danger non plus : à ce stade, l'alcool peut interférer sur la prise de poids et la croissance du bébé.

Par ailleurs, l'alcool peut endommager le cerveau et empêcher son bon développement. Les conséquences :

  • des retards de développement
  • des troubles du comportement.

Enfin, la consommation d'alcool pendant la grossesse augmente le risque que l'enfant développer, à l'âge de l'adolescence ou ad'adulte, une alcoolo-dépendance (alcoolisme).

Un trouble du spectre d'alcoolisation foetale (TSAF) se manifeste par un retard de développement et un trouble du comportement.
Les enfants concernés nécessitent une intervention précoce intensive. Mais malgré un tel suivi, des séquelles peuvent persister à vie.

En fonction de la quantité de l'alcool consommée par la mère pendant la grossesse, le bébé peut présenter ce qu'on appelle le Syndrome d'Alcoolisme Foetal (SAF).

* Institut national de prévention et d'éducation pour la santé
** Anciennement aussi : Ensemble des Troubles Causés par l’Alcoolisation Fœtale (ETCAF).

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Auteur : Dr Nicolas Evrard, 2011
Dernière mise à jour : 11 avril 2017 par Dorothee Gebele


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