publicité

publicité

publicité

publicité

publicité

L'amniocentèse

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (14. mars 2014)

© Jupiterimages/iStockphoto

L'amniocentèse consiste à prélever du liquide amniotique (le liquide dans lequel baigne le bébé) au cours de la grossesse pour diagnostiquer d'éventuelles anomalies chromosomiques (comme une trisomie 21).

On peut pratiquer l'amniocentèse à tous les stades de la grossesse, à condition qu'il y ait suffisamment de liquide à prélever. Dans la plupart des cas, l'examen est effectué entre la quinzième et la vingtième semaine d' aménorrhée.

A qui s'adresse une amniocentèse ?

L'examen était jusque là proposé à toutes les femmes de 38 ans et plus. Il est d'ailleurs pris en charge par la sécurité sociale pour les patientes de plus de 38 ans, ou lorsqu'une indication médicale l'exige. L'âge maternel ne sera plus dans les années qui viennent la seule justification d'une amniocentèse, mais sera combiné avec la mesure de la nuque du foetus à la première échographie et au dosage sanguin des marqueurs sériques de trisomie. Les grossesses tardives augmentent les risques de trisomie chez le foetus. L'amniocentèse est donc conseillée, dans la plupart des cas, pour détecter une éventuelle anomalie chromosomique de type trisomie 21.

A noter que la trisomie 21 n'est plus vraiment diagnostiquée de la même façon. Aujourd'hui, un dépistage de la trisomie 21 est proposé à toutes les femmes enceintes (libres à elles de l'accepter ou de le refuser) au premier trimestre de grossesse. Il permet d'estimer le risque pour la femme d'avoir un foetus porteur de l'anomalie chromosomique : la trisomie 21. Si au dépistage, on estime que le risque est au-dessus d'un certain seuil, on proposera à la femme, une biopsie des villsités choriales pour analyser les chromosomes du foetus.

Le praticien peut aussi demander une amniocentèse dans le cas, par exemple, d'antécédents familiaux de maladies génétiques. Il faudra alors effectuer des analyses spécifiques (les gènes sont très nombreux, on ne peut pas tous les rechercher, sauf dans des cas particuliers). L'examen peut également être demandé, si, à l' échographie, le gynécologue a repéré des signes suspects, par exemple, un intestin dit hyper-échogène, c'est à dire qui renvoie les ultra-sons de manière anormale, ce qui peut faire penser à une mucoviscidose.

 

Auteur : Sylvie Charbonnier.
Expert consultant : docteur Jean Thévenot, gynécologue-obstétricien.


publicité