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Le déni de grossesse

Publié par : Clémentine Fitaire

© Jupiterimages/iStockphoto

Le déni de grossesse correspond au fait que la femme n'a pas conscience d'être enceinte. Le déni de grossesse est souvent à l'origine de questions et de débats dans le grand public, mais aussi chez les soignants.

Comment une femme peut-elle passer à côté d'un tel événement ? Comment peut-elle en arriver là ? Sur le déni de grossesse circulent beaucoup d'idées fausses, et de préjugés. Enfin, le déni de grossesse peut avoir de graves conséquences, en particulier pour la santé du nouveau-né.

Il existe deux types de déni de grossesse :

  • Le déni partiel : la femme se rend compte qu'elle est enceinte quelques semaines ou jours avant d' accoucher.
  • Le déni total : la femme ne prend conscience de sa grossesse qu'au moment de l' accouchement.

On estime que le déni de grossesse survient entre 1 à 3 cas pour 1 000 naissances en France, c'est-à-dire entre 600 à 2 000 dénis de grossesses par an, mais ces chiffres sont assez incertains.

Comment est-ce possible ?

Cela peut paraître incompréhensible, irrationnel. Mais assez souvent rien (ou presque rien) ne laisse apparaître cette grossesse, en raison de l'absence (ou la presque absence) de signes physiques : des saignements périodiques ( règles) peuvent survenir, il n'y a pas ou très peu de gonflement du ventre.

La prise de poids chez la future mère est faible (de 4 à 5 kg seulement) et se concentre sur d'autres parties du corps, mais peut parfois être complètement invisible. De plus, le bébé lui-même fait en sorte de ne pas être « repéré ». Le foetus bouge peu et se développe de façon discrète en s'allongeant verticalement plutôt qu'horizontalement dans la partie supérieure de l'utérus.

Même les proches, l'entourage, la famille peuvent ne rien percevoir non plus.


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