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Faire un bébé après 40 ans : témoignages : Le témoignage d'Agathe

Publié par : Clémentine Fitaire (09. mai 2015)

Témoignage d'Agathe, 44 ans, maman de Milan 3 ans.

Comment avez-vous appris que vous ne pouviez pas avoir d'enfant ?
Après un assez long début de carrière à l’étranger, je suis revenue en France à 39 ans sans mari ni enfants, et je suis tombée sous le charme de Jean-Paul. Peu à peu, il s’est établi entre nous une relation sincère, mature, et le choix d’avoir un bébé s’est logiquement imposé.
Mais au bout de quelques mois de rapports non protégés, rien. Sachant que notre temps était compté, nous nous sommes rapidement dirigés vers un médecin spécialisé.
Et après une longue série d’examens, celui-ci nous a annoncé de but en blanc qu’il était trop tard, que j’avais une malformation de l’utérus inopérable et que j’étais stérile.

Quelle a été votre réaction ?

Une très grande détresse. Je me suis sentie si seule, presque coupable d’infliger ça à mon compagnon. Mais il s’est montré très compréhensif, il a essayé de montrer que cela ne changerait rien à notre amour. Le gynéco nous a expliqué qu’une fécondation in vitro pouvait peut-être marcher, mais sans certitude en raison de l’anomalie de mon organe. Ce qui nous a conduits à ne pas nous lancer dans l’aventure. Et puis, je voulais un enfant biologique, je ne m’imaginais pas porter l’enfant “d’une autre”.

C'est ainsi que vous avez songé à adopter ?

Oh que non ! Cette décision a mis du temps à mûrir dans notre tête. D’abord, j’ai mis une bonne année à encaisser : j’avais du mal à accepter ma stérilité, je me sentais nulle, j’avais l’impression que Jean-Paul m’en voulait et du coup, j’en voulais moi-même à la terre entière.
Jusqu’au jour où mon psychologue m’a lentement amené sur le terrain de l’ adoption. Et peu à peu, je me suis mise à évoquer cette solution avec mon mari en rentrant le soir à la maison. Je crois que c’est ce projet qui a soudé notre couple à nouveau et je suis persuadée aujourd’hui que nous n’aurions pas continué à vivre ensemble sans cela. Il nous manquait quelque chose. Nous avons adopté Milan en Bulgarie en 2007. Il neigeait quand nous avons quitté l’orphelinat avec notre petit bébé bien emmitouflé. Jamais nous n’oublierons cet instant : il nous a unis tous les trois, pour toujours.

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