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Faire un bébé après 40 ans : témoignages : Le témoignage de Corinne

Publié par : Clémentine Fitaire (09. mai 2015)

Témoignage de Corinne, 41 ans, maman de Adamo 18 mois.

Votre désir d'enfant a commencé par une très mauvaise nouvelle. Racontez-nous...
Dur d’apprendre que l’on est ménopausée alors que l’on n'a pas encore passé le cap de la quarantaine ! C’est pourtant le résultat qui est tombé un beau matin, dans le centre spécialisé dans les grossesses difficiles où j’étais allée consulter. J’avais alors 38 ans. Cela a été un vrai choc. Un bond en avant dans l’ère du 3e âge. Ma mère, de 20 ans plus âgée que moi, était alors en pleine pré-ménopause. C’est dire si la nouvelle m’a bouleversée ! J’ai réalisé qu’il n’y avait pas de solution.

C'est alors que votre médecin vous a informé sur le don d'ovocytes...

Je ne savais ni en quoi cela consistait, ni même que c’était autorisé en France. On allait ainsi utiliser les ovocytes d’une donneuse anonyme pour les féconder in vitro, et les transférer dans mon utérus afin que je puisse enfanter.
Une solution qui, à première vue, me semblait complètement dingue. Sans compter que très vite, mon gynéco m’a indiqué que le nombre de donneuses était plutôt faible en France, et le délai d’attente relativement long. Il fallait donc se décider vite et moi, j’étais déboussolée.

Comment avez-vous réussi à y voir plus clair finalement ?

Je suis arrivée à la conclusion que pour moi, ne pas être enceinte, ne pas parvenir à donner la vie, cela était insupportable. Dans la semaine qui suivait le rendez-vous avec mon gynéco, j’étais prête à tout pour y arriver : je ne pouvais pas concevoir, certes, mais le don d’ovocytes allait m’offrir la chance de porter mon bébé... Mais une année entière sur liste d’attente pour recevoir un don dans mon pays a eu raison de ma motivation. Et c’est là que le soutien de mon médecin a été essentiel, formidable et qu’encore aujourd’hui, je garde pour lui une place dans mon cœur.

Qu'a-t-il fait pour vous aider ?

Mon médecin m’a clairement incitée à me tourner vers le don d’ovocytes à l’étranger, m’expliquant que si en France, le délai d’attente pour un don pouvait prendre de 2 à 5 ans, il n’était que de 5 à 6 mois maximum en Belgique ou en Espagne. Il m’a aidée à monter mon dossier auprès d'une clinique en Espagne, et j'ai été en relation avec l’Association “Les Enfants Kdos” dans le but d'obtenir un tarif préférentiel pour mon traitement.
Mais cette coûteuse expérience, autour de 5 000 €, a payé ! Au bout de quelques mois, ce sont les gentils coups de pieds de mon petit Adamo qui m’ont fait monter les larmes aux yeux et qui m’ont confirmé que j’avais bien fait de ne jamais baisser les bras.


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