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Fausse couche : les conseils du gynécologue

Publié par : Clémentine Fitaire (06. juillet 2016)

Les conseils du professeur Henri-Jean Philippe, chef du service de gynécologie obstétrique au CHU de Nantes.

Quel conseil pourriez-vous donner aux femmes qui ont vécu une fausse couche ?

D’abord, si la fausse couche est précoce, ne pas culpabiliser et ne pas trop s’inquiéter pour l’avenir. Une fausse couche, c’est un événement naturel : une sorte de régulation. Si l’œuf est expulsé, c’est qu’il n’était pas viable. Soit que la transmission des informations chromosomiques ne s’est pas bien faite, soit que l’œuf était vide : pas d’ embryon.
Donc, il s’agit d’un simple accident. La mère n’y est pour rien.

Une fausse couche ou même des fausses couches à répétition, n’empêchent pas d’avoir d’autres grossesses normales et des enfants. Mais cela n’empêche pas le chagrin de la perte. Surtout si la grossesse a été difficile à obtenir. Il y a tout un investissement affectif dont il faut faire le deuil. Et lorsque la fausse couche est tardive, le choc est d’autant plus rude.

En pratique, que peut-on faire ?

C’est toujours un traumatisme psychologique et affectif pour une femme. Elle se sent en échec, touchée dans sa féminité et dans sa maternité. Elle doit en parler et se faire aider si elle se sent trop déprimée. C’est important aussi pour les grossesses à venir, ett pour éviter les somatisations ( maux de tête, maux de ventre, angoisses...). Il est important qu’elle comprenne ce qui vient de lui arriver. Les médecins sont là pour expliquer. Il est important qu’elle soit consolée et écoutée par son entourage. L’événement, même s’il est banal du point de vue physiologique, ne l’est jamais du point de vue psychologique.

Les fausses couches mettent-elles en danger une grossesse à venir ?

Dans la plupart des cas, non ! D’abord, ces accidents sont banals, le plus souvent. Une nouvelle grossesse peut être envisagée dès le mois suivant. Et lorsque les cas sont plus compliqués, lorsqu’il s’agit d’une malformation ou d’un problème hormonal, les médecins ont, maintenant, les moyens de traiter les pathologies en cause.

Nous avons de bons moyens d’investigation pour établir des diagnostics précis : l’hystérographie est le premier examen d’exploration. Mais nous avons aussi les échographes en 3D qui permettent une visualisation précise de l’ utérus. Nous avons les IRM, également. Quant aux traitements, notamment hormonaux, ils ont énormément progressé ces dernières années. Donc, il est de plus en plus rare que les fausses couches ne trouvent pas une solution médicale permettant de les éviter durant les grossesses suivantes.

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