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Grossesse et médicaments : En cas de toux, de rhume, de nausées…

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (09. décembre 2014)

Bien entendu, il est préférable de ne pas prendre de médicaments durant la grossesse. Alors en cas de problème de santé durant cette période, on commencera toujours par des solutions non pharmaceutiques, c'est-à-dire, par exemple en cas de nausées ou de vomissements : fractionnez les repas, préférez des aliments tels que le riz, les pâtes, éviter les odeurs fortes, etc.

Beaucoup de femmes enceintes ont peur des médicaments. Et pourtant ils sont parfois nécessaires, l'absence de tout traitement pouvant engendrer des risques pour la mère ou pour l'enfant. Le mieux est de toujours vous adresser à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre un médicament. En plus de ses connaissances personnelles et de son expérience, ce professionnel peut avoir accès à différentes sources d'informations, comme un centre de pharmacovigilance, le centre de référence sur les agents tératogènes (Crat).

Vous avez de la fièvre, un rhume

Les médicaments pour lutter contre ces symptômes sont très couramment employés... mais doivent l'être avec discernement durant la grossesse. En effet, l'aspirine et les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont formellement contre-indiqués durant les quatre derniers mois de la grossesse, même les gels antalgiques contenant des anti-inflammatoires non stéroïdiens. Lisez les notices et la composition des médicaments... même si les noms des produits vous paraissent parfois un peu barbares.

Par voie orale, des médicaments contre le rhume contenant des molécules diminuant le calibre des vaisseaux (vasoconstricteurs) – comme la phényléphrine ou la pseudoéphédrine – sont déconseillés chez les femmes enceintes. Les suppositoires avec du bismuth sont aussi à éviter.
Par voie nasale, les produits contenant de l'éphédrine ou de la phényléphrine doivent être utilisés sur un temps court, sans dépasser les posologies. On déconseille d'utiliser le spray nasal contenant de l'azélastine (antihistaminique).

Notre conseil : le paracétamol, et en cas de rhume, commencez par vous moucher régulièrement, et utilisez du sérum physiologique pour vous nettoyer le nez.

Vous toussez

Ce symptôme peut être particulièrement gênant surtout lors des dernières semaines de grossesse. Les antitussifs avec des opiacés légers (contenant de la codéine ou du dextrométhorphane) peuvent être pris sans dépasser les doses prescrites. Ils sont en revanche déconseillés quelques jours avant l' accouchement en raison d'un risque d'effet sédatif pour l'enfant. Ces antitussifs sont indiqués en cas de réelle nécessité (toux sèche invalidante, fatigante...). Il faut éviter les médicaments associant plusieurs produits (principes actifs).

Vous avez des nausées ou des vomissements

Il est d'abord recommandé d'appliquer certains conseils (manger moins mais plus souvent, éviter les odeurs fortes, et faire soi-même la cuisine...). Si c'est insuffisant, le Crat recommande de prendre du doxylamine (Donormyl®), un antihistaminique, même s'il n'a pas officiellement cette indication en France. Un autre médicament (à base de métoclopramide) peut être prescrit en cas de vomissements.

Vous êtes constipée

On conseille de commencer par des règles de diététique simples (boire suffisamment, préférer les aliments contenant des fibres, du pain au son...) et d'éviter la sédentarité. Vous pourrez prendre des produits pharmaceutiques à base de son ou de mucilage (substance végétale qui gonfle en s'hydratant). Un laxatif lubrifiant à base d'huile de paraffine peut être utilisé durant quelques jours. Parmi les médicaments, il faut proscrire ceux associant plusieurs substances (principes actifs).
Attention aux tisanes laxatives, certaines (contenant des composés anthracéniques) risqueraient de favoriser des contractions utérines. D'après le Crat : Le mannitol (Manicol®) et le pentaérythritol (Auxytrans®, Hydrafuca®) sont déconseillés, car mal connus chez la femme enceinte.


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