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J'attends des jumeaux ! : La surveillance

Publié par : Clémentine Fitaire (14. août 2009)

Le nombre de grossesses multiples a augmenté de 80 % depuis les années 70. La cause ? Surtout en raison des traitements de procréation médicalement assistée qui sont plus courants qu'autrefois, et de l'augmentation du nombre de grossesses tardives (avec l'âge, on a plus de chances... ou de risques, d'avoir des jumeaux).

Plus de 2/3 des parents apprennent la nouvelle au cours de la première échographie. Joie immense pour certains parents... embarras pour d'autres, pour les parents cette information est accueillie de manière différente, avec bien sûr la perspective qu'il va falloir sérieusement s'organiser !

En plus de cette projection sur l'avenir de l'univers familial, le père comme la mère devront aussi être très attentifs aux explications du gynécologue, car une grossesse gémellaire doit être particulièrement bien suivie, différents incidents ou accidents plus ou moins graves peuvent en effet survenir. Les risques de complications sont plus importants en cas de grossesse multiple : saignement pour la mère, risque d' accouchement prématuré...

A lire aussi notre dossier :
> Les échographies de la grossesse, en vidéo !

Les éventuelles complications

Voici deux cas particuliers d'éventuels problèmes pouvant concernés une grossesse gémellaire :

Le syndrome transfuseur-transfusé

Le syndrome transfuseur-transfusé est une complication des grossesses gémellaires monochoriales. Ces grossesses sont monozygotes (« vrais » jumeaux) et caractérisées par des communications entre les vaisseaux sanguins des deux placentas. Du fait des pressions, le passage de sang s'effectue de l'un vers l'autre. Le risque est d'aboutir à la naissance de bébés de poids différents, l'un gros pléthorique très rouge, l'autre amaigri pâle et anémié. Le jumeau transfuseur présente le plus souvent un retard de croissance intra-utérin (RCIU), et a des risques de complications. Mais ne vous affolez pas pour autant, ce syndrome est rare, et des traitements existent.

On ne peut pas éviter un tel syndrome, mais il faut le repérer le plus tôt possible pour le traiter avant la survenue de complications graves.

Le diagnostic n'est pas toujours fait avec certitude pendant la grossesse. On le suspecte fortement grâce à l' échographie après mise en évidence d'une inégalité de croissance des deux jumeaux. Le jumeau transfuseur paraît hypotrophique. Il existe une diminution de la quantité de liquide amniotique. Le jumeau transfusé paraît gros et il présente une trop grande quantité de liquide amniotique.

Le syndrome transfuseur-transfusé apparaît généralement au 2ème trimestre de la grossesse. Les risques sont l’avortement, l’ accouchement prématuré, ou la mort in utero du foetus transfuseur.

Heureusement, des thérapeutiques existent. Certaines équipes d’obstétriciens se proposent de coaguler au laser les anastomoses entre les deux circulations foetales. Beaucoup d’enfants ont pu être sauvés grâce à cette méthode.

Le cas particulier des siamois
Ce nom vient de deux frères originaires de Siam (anciennement la Thaïlande). Il s’agit de jumeaux monozygotes dont la séparation en deux se fait encore plus tardivement et de manière incomplète.
Les fœtus restent réunis par une partie du corps.
En fonction de l’endroit et de la façon dont les organes vitaux sont accolés, on peut envisager l’éventualité d’opérer des siamois à la naissance. Heureusement, grâce à l’échographie, on peut dépister très précocement des siamois et avoir accès à l’ interruption médicale de grossesse.


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